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Je suis submergé. Comment m’en sortir ?

Je suis submergé. Comment m’en sortir ?

Je voudrais que ma vie change, mais je suis submergé. J’ai trop de trucs dans la tête, j’ai regardé trop de vidéos, lu trop de bouquins de développement personnel, trop d’articles, et maintenant je suis noyée. Je ne sais plus quoi faire, par quoi je dois commencer ?

On se noie dans les infos

Je me suis dit que ce sujet allait t’intéresser parce que figure-toi que plusieurs personnes que j’ai eu au téléphone cette semaine pour des séances gratuites (que j’avais offertes à 8 abonnés du blog) m’ont parlé de ça : qu’elles se sentaient submergées, dispersées, et ne savaient plus par quel bout prendre les choses pour arriver à ce qu’elles veulent.

Je suis submergé. Comment m’en sortir ? Ça, c’est la pression, le stress qu’on se met à force de lire des trucs supers intéressants sur Internet et dans les livres. S’il te plait, n’en veux pas à Internet qui t’offre du contenu gratuit à gogo, accessible de là où tu veux, quand tu veux. Hop, tu ouvres ton navigateur sur ton smartphone, tu tapes ta question dans Google ou carrément aujourd’hui tu demandes à Siri, et là on t’offre des milliers voire des millions de pages pour t’aider à trouver la réponse que tu cherches. Ça fait un peu lampe magique d’Aladin, tu ne trouves pas ?

Bon, n’empêche que notre problème aujourd’hui, c’est qu’il y a trop d’infos, alors on se noie dedans.

Oublie ce que tu veux

D’abord, dis-toi qu’il y a une solution à tout.

Rappelle-toi cette célèbre phrase de Lao Tseu, qui est toujours d’actualité :

« Un voyage de 1 000 pas a commencé par un pas ».

Le 1er pas que tu peux faire, c’est celui qui va te faire baisser la pression.

Pour relâcher la pression, ne pense plus à tes objectifs, ne pense plus à ce que tu veux.

Demande-toi plutôt ce que tu peux faire là maintenant, et qui te soit accessible aujourd’hui. C’est peut-être pas grand-chose : écrire un mail, tout éteindre pendant 5 mn et faire une petite méditation, faire un exercice de développement personnel, lire un chapitre, etc…

Laisse-moi te raconter une petite histoire. En 2010, j’avais prévu de faire un voyage fabuleux au Kenya, au pays des animaux sauvages. Le problème, c’est qu’au moment du voyage, j’étais en plein burn-out. J’envisageais alors de tout annuler parce que c’était trop pour moi, j’avais trop peur, j’avais la tête trop pleine. C’était à tel point que rien qu’aller faire mes courses au supermarché, c’était le bout du monde, alors imagine le Kenya… Je paniquais et je paniquais d’autant plus que tout le monde me poussait à faire ce voyage, même ma chef (elle devait se dire en secret que ça allait me faire du bien et que j’allais revenir plus vite au travail 🙂 )

Je suis submergé. Comment m’en sortir ? Il m’est venu cette pensée incroyable : tu laisses tomber le Kenya. Tu ne vas pas au Kenya. Tu fais simplement ton sac avec la liste que t’a donnée l’agence de voyage. Et après tu vois. Une fois mon sac fermé, je me suis dit « maintenant je peux aller jusqu’à l’arrêt de bus et prendre le bus jusqu’à la gare. Ça c’est possible. Et après tu vois ». Une fois à la gare, je me suis dit « je peux prendre le train jusqu’à l’aéroport Charles-de-Gaulle » , et ainsi de suite.

C’est comme ça que j’ai fait mon voyage extraordinaire de 15 jours en plein bush au Kenya.

Ton 1er pas, ce sera peut-être pas grand-chose, mais ce « pas grand-chose » te mettra sur la route de ton voyage de 1 000 pas.

A lire aussi : Comment traverser la peur de ne pas y arriver et trouver la voie de la confiance

Ce qu’il faut retenir

Si tu dois retenir une chose de cet article, c’est que si toi aussi tu ne sais plus par quel bout prendre les choses tellement il y a de choses à faire pour réaliser ce que tu veux réaliser, alors oublie ton objectif. Oublie ce que tu veux. Et demande-toi ce que tu peux faire là maintenant, qui te soit accessible là tout de suite.

Et si cet article t’a aidé, n’hésite pas à le partager autour de toi afin qu’il puisse aider tes proches 🙂

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Emily

Merci à Unsplash pour les photos

Emotions fortes : comment j’ai appris à les gérer

Emotions fortes : comment j’ai appris à les gérer

Si tu es hypersensible, il t’arrive régulièrement de ressentir des émotions fortes. Il peut arriver que tu aies tes peur de ce qui t’arrive, voire même de paniquer. Tu te demandes comment tu vas faire pour sortir de ce moment difficile. Je te partage aujourd’hui comment je fais pour que ces moments passent plus en douceur, tout en faisant face à ce qui m’arrive.

On se sent dépassé

Quand surviennent des émotions désagréables comme la colère et la tristesse, on peut en avoir peur et paniquer. On est déstabilisé, secoué par ce qui nous arrive. C’est comme si on était dépossédé de soi : on est “hors” de soi, on a le sentiment de perdre le contrôle, c’est comme s’il y avait quelque chose qui nous dépassait qu’on n’arrive pas à maîtriser.

On sent l’angoisse monter, la tension et le stress nous envahir, on a les mains moites et tremblantes, on peut ressentir des vertiges, etc… Notre corps et notre mental sont mis à rude épreuve et on ne sait pas comment faire pour gérer la situation.

En fonction de chacun, pour gérer, on va prendre des médicaments contre les angoisses et l’anxiété, contre les insomnies, on va se jeter sur le frigo, sur les achats compulsifs, sur la bouteille d’alcool, la cocaïne, les jeux vidéos, etc… Tout ce qui pourra nous amener un soulagement immédiat.

On se sent mieux effectivement, c’est vrai que ça fait du bien et que ça détend de boire un bon coup ou de dépenser de l’argent, mais le problème qui se pose, c’est que ces émotions fortes qui nous terrifient reviennent à un moment donné. Et on réutilise le moyen qui nous avait soulagé immédiatement, jusqu’au jour où on se rend compte que ce moyen nous fait souffrir aussi.

De quoi avons-nous peur ?

La peur ou la panique arrivent parce qu’on craint nos émotions comme la colère ou la tristesse. Autrement dit, on a peur d’être en colère ou d’être triste. C’est normal : comme je l’écrivais ici, les personnes hypersensibles qui souffrent se sont senties rejetées par les autres qui les trouvaient trop à cran ou trop à fleur de peau.

Par la force des choses, on en vient à craindre ces émotions qui nous ont causé du tort : à cause de notre colère ou de notre tristesse, on s’est senti moins aimé.

Dans notre éducation on a pu nous dire aussi que ce n’était pas bon d’avoir des émotions. Une petite fille ne doit pas se mettre en colère et un petit garçon ne doit pas pleurer. Pour faire plaisir à nos parents, pour continuer d’être aimé d’eux, on fait tout pour refouler ses émotions, les réprimer ou les occulter.

Pour ma part, j’ai été championne toutes catégories pour m’affoler lorsque je ressentais des émotions comme la colère. J’avais des angoisses qui me terrifiaient. Parce que j’ai reçu comme éducation qu’il ne fallait pas que je me mette en colère. Alors, quand je sentais cette émotion arriver, panique à bord ! Il fallait étouffer ce ressenti qu’il m’était interdit d’avoir.

Emotions fortes : comment j’ai appris à les gérer

Les raisons d’être des émotions

Contrairement à ce qu’on a appris, les émotions existent pour des raisons qui nous sont bénéfiques. Ce n’est pas ce que l’on perçoit à priori, puisqu’elles nous ont causé beaucoup de tort.

Les émotions sont là pour nous aider, pour nous guider. Elles nous montrent du doigt ce dont nous avons besoin. Si par exemple vous ressentez de la tristesse, c’est peut-être parce que vous avez besoin de vous sentir aimé(e). Si vous ressentez de la colère, vous avez peut-être besoin de vous sentir reconnu.e.

Les émotions viennent te montrer aussi les blessures qui sont en toi et qui ont besoin de toute ton attention, pour cheminer vers la guérison. J’en ai parlé dans cet article.

Comment les gérer

Pour gérer ta peur ou ta panique, laisse tes émotions être là, tout simplement. Elles sont là, en toi, laisse-les vivre leur vie. Ne les laisse pas t’emmener où tu ne veux pas aller. Toi, tu restes là, en simple observateur.

Si tu peux, assieds-toi, respire profondément en observant mentalement le chemin que suit l’air dans ton corps. Depuis tes narines jusqu’aux poumons, et inversement. Vas-y petit à petit. Si tu n’y arrive pas cette fois-ci, ce n’est pas grave. L’essentiel est que tu aies déjà fait un 1er pas en essayant.

Pendant que tes émotions te traversent, dis-toi et s’il le faut répéte-toi : “c’est normal d’avoir des émotions, j’ai confiance, elles sont là, en moi, elles ne font que passer. Ce n’est pas grave”.

Chercher à les comprendre

Puis lorsque tu le sentiras, pose-toi un instant : demande-toi ce que ces émotions viennent te dire. Je te recommande chaudement de l’écrire. Qu’est-ce qui te met en colère ? Qu’est-ce qui te rend triste ? Qu’est-ce qui se passe en ce moment dans ta vie ? Est-ce que cela te rappelle des évènements de ton passé ? Si oui, lesquels ? Que s’est-il passé ?

Ecris tout ce qui te vient, sans t’interdire quoi que ce soit. Ce que tu écris là, c’est uniquement pour toi. Ecrire a comme effet bénéfique d’éclaircir ce qui se passe en toi, et d’être soulagé d’un fardeau que tu portes.

Ce qu’il faut retenir

Commence par te dire que c’est tout à fait normal de ressentir des émotions telles que la colère ou la tristesse. La colère n’est pas réservée aux hommes et la tristesse aux femmes. Si tu en as peur, c’est parce qu’auparavant elles t’ont causé du tort.

Accepter leur présence petit à petit fera diminuer la peur et la panique. Pose-toi, respire, détends-toi, laisse-les te traverser. Tu n’as pas à les suivre.

Puis recherche pourquoi tu as ressenti cette émotion. Que s’est-il passé ? A quel évènement du passé tu repenses ?

Vas-y à ton rythme, tout en douceur. Si tu ne réussis pas cette fois-ci, c’est normal et ce n’est pas grave. Célébre le fait d’avoir déjà fait un 1er pas, sois-en fier, c’est ainsi que tu vas  réussir petit à petit à te laisser traverser par tes émotions.

Et puis surtout, ne crois rien de ce que je te dis. Tente l’expérience pour toi-même et vois ce que cela donne 🙂

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Emily