Étiquette : être zen c’est quoi

Se libérer de la honte d’être soi

Se libérer de la honte d’être soi

Avoir honte de soi empêche d’être soi-même et d’être heureux.se. Quand tu souffres, avoir honte de toi-même est monnaie courante. Le regard des autres te pèse, tu t’isoles, tu ne te sens pas bien avec les autres, tu ne trouves pas ta place, tu n’attires pas à toi les personnes qui te feraient du bien. Il est possible de se libérer de la honte d’être soi pour devenir toi-même et être heureux.se. Voyons ensemble comment faire. 

La honte : un poison de l’âme

se libérer de la honte d'être soi est possibleC’est quoi, la honte ? Le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, père de la résilience, nous l’explique clairement : «  La honte est un sentiment, une émotion ressentie dans le corps, provoquée par une représentation ». La honte fait qu’on se sent amoindri dans le regard des autres.

Tu a des représentations de comment devrait être ta vie, et quand tu vois que tu vis pas ce que tu voudrais, tu en as honte.

La honte démontre aussi que tu es un être social, parce que tu prends le regard de l’autre en compte. Seuls les pervers ne ressentent pas de honte car pour eux l’autre n’existe pas.

La honte n’est pas une maladie. C’est un «  poison de l’âme »  lorsqu’elle t’empêche d’être toi-même. Elle provoque l’envie de te mettre sous terre, et te retient de passer à l’action pour aller vers les autres par exemple.  Se libérer de la honte est une des premières choses à faire pour se réaliser

Toutefois, garde bien en tête que si tu t’es mis sous terre, c’était pour une bonne raison : c’était pour te protéger et t’éviter de souffrir.

Se libérer de la honte : accepter d’être vivant

Nous sommes tou.te.s traversés par des sensations agréables et d’autres qui sont moins agréables. Aucun être humain ne peut y échapper. Ce sont justement ces sensations qui font que tu es vivant.e. J’adore quand le thérapeute Franck Lopvet nous dit que « nous avons les pieds dans la boue et la tête dans les étoiles ».

Aussi, tu es comme tout un chacun habité.e par des aspects sombres et par des parts lumineuses. Ta vie est faite d’échecs et de réussites. De hauts et de bas. Se libérer de la honte, c’est commencer à accepter que tu marches tel un funambule en équilibre sur le fil de la vie.

Aussi, je te propose de t’interroger : penses-tu que l’être humain peut être heureux s’il n’était jamais malheureux ?

Se libérer de la honte d'être soi en acceptant d'être vivantJe te partage cette métaphore qui m’a beaucoup aidée : la vie est un mouvement qu’on peut imaginer comme des vagues qui vont et qui viennent. Parfois on se trouve beau, on est comblé d’une discussion qu’on a eu, on se sent heureux.se d’avoir pu aider quelqu’un. Et d’autres fois, c’est comme si on avait un boulet attaché à la cheville, on n’a de goût à rien, on n’arrive pas à se motiver à faire ce qu’on devrait faire, on regrette d’avoir été injuste avec quelqu’un, etc…

Se libérer de la honte, c’est accepter qu’il y a des jours avec et des jours sans, c’est accepter que tu n’es pas tout-puissant, que tu n’es pas parfait. Tu es vivant.e donc en mouvement.

A lire : Bougez-vous les fesses : 16 moyens de rester motivé quand vous êtes sur la pente descendante

Se donner des autorisations

se libérer de la honte d'être soi est possiblePour se libérer de la honte, l’antidote est de t’autoriser à être qui tu es maintenant. Tu n’aimes pas ta vie maintenant ? Autorise-toi à ne pas aimer ta vie maintenant. Tu ressens de la honte ? Autorise-toi à avoir honte.

On nous assène sans cesse qu’il faut être performant, qu’il faut être comme ceci et si on est comme cela, c’est que ce n’est pas normal, etc… Seulement, commencer par accepter ce qui vit à l’intérieur de soi, même si ce qui y vit ne fait pas envie, est un acte bienveillant envers soi-même. Parce que tu prends dans tes bras tout ce que tu es. C’est un geste qui démontre une belle amitié envers toi-même.

C’est ainsi que tu ouvres la porte à l’amour de toi-même et à la confiance en toi.

Ce qu’il faut retenir

La honte empoisonne l’existence. Elle t’empêche d’être toi-même et de vivre pleinement heureux(se). Pour t’en libérer, commence par accepter ce qui vit en toi. Tout commence par l’acceptation de soi et de ce qui est.

S’autoriser à être qui tu es là maintenant, n’est-ce pas déjà une belle réussite ? 🙂 C’est un acte d’amour et de bienveillance envers toi-même.

Si cet article t’a été utile et que tu souhaites prendre la voie de la confiance en soi pour t’épanouir dans tes relations, je peux t’accompagner personnellement. Je t’invite à découvrir mon accompagnement en cliquant ici.

Emily

Les 2 erreurs qu’on commet tous dans nos relations

Les 2 erreurs qu’on commet tous dans nos relations

Avant, j’étais comme beaucoup de personnes : j’allais travailler, je faisais du sport, le week-end je sortais, je faisais mes courses et mon ménage, je payais mes impôts et mon loyer, je partais en vacances. Je râlais après mes collègues qui n’étaient pas sympas, je culpabilisais de me mettre ne colère après ma mère, je me pliais devant mon père, je ne savais pas dire non, et mes frères pourquoi ils m’appellent jamais ?  Je me disais « mais pourquoi les gens sont comme ça avec moi ? Pourquoi est ce qu’ils ne sont pas plus gentils ? »

les 2 erreurs qu'on commet tous dans nos relations

Je me sentais seule et malheureuse.

Mais, quelque chose a changé. Quelque chose d’essentiel.

Je travaille toujours au même endroit, je fais toujours du sport, je fais mes courses et mon ménage, je paie toujours mes impôts et mon loyer (non, je n’ai pas de méthode miracle pour ne plus rien payer 😉 ce n’est pas l’objet de cet article) et je pars toujours en vacances.

Mais ce qui a changé, c’est le reste. Ce sont mes relations avec les autres. Aujourd’hui, elles sont bien meilleures : elles font mon bonheur, elles me font grandir. Et ça change tout dans la vie.

J’ai envie de partager avec vous :

  • les erreurs que je faisais avant et que la plupart d’entre nous font.
  • deux clefs que j’ai découvertes avec le développement personnel pour corriger ces erreurs.

Croire que l’enfer, c’est les autres

Combien sommes-nous à penser :

  • il me fait le reproche de tout le temps crier ! Mais moi j’y suis pour rien ! C’est lui qui laisse traîner ses chaussettes ! Sa mère lui a pas appris à ranger, bordel ?!
  • je déteste ma collègue ! Elle ne pense qu’à elle ! Pourquoi elle ouvre tout le temps la fenêtre ? Je caille moi !
  • si j’étais née dans une autre famille, je n’aurais pas cette vie de merde ! C’est à cause de mes parents si je suis si malheureuse !

Les 2 erreurs qu'on commet tous dans nos relations

Voilà comment on produit ses souffrances : nos souffrances sont le fruit des films qu’on se fait sur les autres, toutes les pensées qu’on a à leur sujet. Vous pouvez vérifier facilement par vous-même : la prochaine fois que vous souffrirez dans une de vos relations, observez à quoi vous pensez. Je parierais mon chapeau que vous pensez à ce que vous a dit ou fait cette personne 😉

Est-ce que vous avez remarqué aussi qu’il manque quelqu’un dans ces films ? Oui, il manque SOI ! Soi, je, moi, soi-même. Nous, on est que la pauvre petite victime qui n’a rien fait, rien demandé, et qui subit le comportement des autres.

Byron Katie, l’auteur de « aimer ce qui est », nous dit que «  ce n’est pas la réalité qui nous fait souffrir, mais nos pensées sur la réalité » 

Elle a entièrement raison. On pense que notre malheur vient des autres, mais au fond, qu’est ce qui nous fait souffrir ? Est ce réellement l’attitude de l’autre ? N’est-ce pas plutôt notre propre attitude vis-à-vis de la situation ? 

Et on pense avoir raison

Et on tient le coup, on lâche pas le morceau. On veut avoir raison, à tout prix ! C’est forcément l’autre qui a tort et moi qui aie raison. On ne comprend même pas pourquoi l’autre ne veut pas admettre qu’il a tort, pourquoi il ne veut pas se ranger à mon avis à moi ! Et là on se dit :

  • j’en ai marre de ce mec ! Il est nul et il fait rien pour me comprendre !
  • je tremble de partout ! elle le voit pas là, ma collègue, que je me les pèle ?!
  • mes parents m’ont toujours dit que c’était pas bon d’avoir des émotions. Voilà où j’en suis aujourd’hui à cause d’eux !

On ressasse ses pensées, on déroule les bobines du film, parce qu’on est convaincu qu’on a raison. Pourquoi en est-on convaincu ? Parce qu’on croit ce que nous disent nos pensées. Si elles sont là, c’est pour une bonne raison. On en remet pas en question nos pensées.

On tient aussi à avoir raison pour se rassurer en prouvant sa propre valeur aux autres et à soi-même.

Mais en attendant, est ce que avoir raison fait cesser nos souffrances ? Est ce que avoir raison améliore nos relations ?

La société fonctionne de cette façon : regardez les débats politiques, c’est à celui qui aura raison. Dans une guerre, chaque pays veut avoir raison. C’est ma culture contre la tienne et la mienne c’est la meilleure. Moi parce que je suis Français j’ai raison. Moi parce que j’ai fait telle grande école, j’ai raison. Moi parce que je suis ton père j’ai raison. Moi parce que je suis une femme au foyer, j’ai raison, TOI tu n’y connais rien au rangement des chaussettes ! etc…

comment se remettre en question dans ses relations

On ne se rend même pas compte qu’on cherche à avoir raison. Parce qu’on est né dans cette façon de fonctionner, parce que notre environnement fonctionne de cette façon, parce que la société fonctionne de cette façon. Est-ce que c’est pour autant la meilleure façon de faire ? Ce n’est pas parce que tout le monde pense de cette manière que c’est celle qui apporte le plus de bien-être. Si on avait écouté la pensée collective, on penserait encore que la Terre est plate, que l’on ne pourrait pas traverser la Manche en avion, que chaque foyer ne pourrait pas avoir son ordinateur.

On peut commencer à changer ses relations en s’interrogeant : est ce que je veux continuer de fonctionner de cette manière ? Est ce que je veux continuer de souffrir à cause des autres ? Si la réponse est non, que peut-on faire ?

Deux clefs pour commencer à sortir du piège

Les 2 erreurs qu'on commet tous dans nos relationsPosez-vous ces deux questions : qu’est ce que je veux ? est ce que je veux avoir raison ou est ce que je veux être heureux ?

Ce sont deux questions qui sont soulevées dans le livre “un cours en miracle”, que Marschall Rosenberg, le créateur de la Communication Non Violente (CNV) proposait également dans sa méthode. Si vous ne connaissez pas la CNV, c’est une méthode de communication qui fonctionne en 4 étapes simples et qui permet de communiquer de façon saine, dans le but que mes besoins et ceux de l’autre soient satisfaits.

Je regardais une vidéo de Thomas d’Ansembourg qui citait un philosophe : “vous aurez peut-être raison. Mais c’est tout ce que vous aurez”.

Ce qu’il faut retenir

On est habitué à communiquer en cherchant à avoir raison. La société fonctionne de cette façon, nous sommes donc pris dans un piège sans même en avoir conscience.

On croit que l’enfer c’est les autres et on maintient notre souffrance sans se rendre compte qu’on s’oublie soi-même dans la relation.

Pour sortir du piège, je vous propose donc de vous interroger : qu’est-ce que vous voulez ? Est-ce que vous voulez avoir raison ou est-ce que vous voulez être heureux ?

Et de voir ce que cela donne pour vous 🙂

Si cet article vous a plu ou que vous avez appris quelque chose, n’hésitez pas à liker ma page Facebook, j’y suis très sensible !!

Emily