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Se reconnecter à soi, ses besoins profonds, ses vraies valeurs en 4 étapes.

Se reconnecter à soi, ses besoins profonds, ses vraies valeurs en 4 étapes.

Tu aspires à retrouver confiance en toi, sortir des dépendances affectives, développer l’Amour de soi afin de t’épanouir (enfin !) dans tes relations ? Pour cela, tu as besoin de te reconnecter à ce qui est vivant en toi. Je te propose dans ce nouvel article de suivre un processus en 4 étapes issu de la CNV (Communication Non Violente) de Marshall Rosenberg, qui permet de se reconnecter à soi, ses besoins profonds, ses vraies valeurs.

1- Se reconnecter à soi : d’abord ressentir ce qui se passe en soi

Se reconnecter à soi, ses besoins profonds, ses vraies valeurs en 4 étapesPour se reconnecter à soi, à ce qui est vivant en soi, la 1ère étape consiste à ressentir ce qui se passe à l’intérieur de soi. C’est la base du processus de la CNV qui est « un art de vivre avec soi et avec l’autre », découvert par le psychologue Marshall Rosenberg.

Apprendre à ressentir ce qui se passe en soi, c’est apprendre à se connaître, à savoir de quoi on a besoin, quelles sont nos valeurs profondes, nos limites, connaître les émotions qui nous traversent.

Ressentir passe par le corps. Ce sont les sensations qu’on ressent dans son corps.

Pour apprendre à ressentir, tu t’assois ou tu t’allonges confortablement, sans être replié sur toi-même. Tu fermes les yeux et tu observes mentalement ton corps : en partant du sommet de la tête jusqu’au bout des orteils, tu t’arrêtes un instant sur le cuir chevelu et tu observes ce que tu ressens. Quelle sensation ressens-tu au niveau du cuir chevelu ? Est-ce qu’il est tendu ? Ou au contraire détendu ? Est-ce que tu ressens des petits picotements ? De la chaleur ? Du froid ?

Puis tu descends sur le front, les yeux, le nez, les joues, la bouche, le menton, les bras, les mains, le ventre, les cuisses, les genoux, les jambes et les pieds. Puis tu remontes par les mollets, l’arrière des cuisses, les fesses, le bas du dos, le dos et la colonne, la nuque et tu reviens au cuir chevelu.

Tu observes simplement les sensations que tu ressens et tu poses l’intention de détendre si tu repères des noeuds. Ne cherche pas à ce que les noeuds se défassent. Tu poses simplement l’intention que ça se détende. Si ça se détend, c’est que c’était le bon moment, si ça ne se détend, c’est que ce n’est pas encore le moment.

Si tu ne ressens rien, ce n’est pas grave non plus. C’est que ce n’est pas encore le moment pour toi. La clef ici est de s’entraîner un peu tous les jours, d’observer simplement sans chercher à obtenir de résultat. Quand tu y penses, tu prends une minute dans la journée pour fermer les yeux et te concentrer sur une partie de ton corps pour observer ce que tu ressens.

2- Nommer ce qu’on ressent

Ensuite il s’agira de nommer ce qu’on ressent. Tu ressens une boule dans le ventre ? Qu’est-ce qu’elle te fait ressentir cette boule ? De la peur ?

Tu ressens au contraire des papillons ? Qu’est-ce cela te fait ressentir ? De la joie ?

Ce n’est pas si évident de nommer précisément ce qu’on ressent. Pourquoi ? Parce que dans notre société actuelle, on va vite, on a l’impression qu’on est débordé et qu’on a sans cesse des milliards de choses à penser et à faire. On se préoccupe beaucoup trop de ce qui est matériel, et on oublie de s’occuper de l’essentiel : soi. Ce qui a pour conséquence qu’on se coupe de ce qui est vivant en soi, on ne fait pas attention à ce qu’on ressent, on réprime ce qui se passe pour ne pas se faire déborder davantage et perdre le contrôle de notre situation.

Or, ce que la plupart des gens ignore, c’est que ce qui est vivant en soi est la meilleure boussole pour réussir sa vie, prendre confiance en soi et s’épanouir dans ses relations. 

Apprendre à se reconnecter à soi demande donc de ralentir, de prendre un peu de temps chaque jour pour soi.

3- Accueillir son théâtre mental

se reconnecter à soi, ses besoins profonds, ses vraies valeurs. Un processus en 4 étapesLe théâtre mental, ce sont tous les jugements que l’on porte sur soi et sur les autres, les interprétations, les critiques, les pensées négatives, les croyances limitantes, etc…

On nous a toujours dit qu’il ne fallait pas juger son prochain, que ce n’est pas bien de critiquer. Oui, c’est vrai. Ici, je ne vous dis pas qu’il faut dire ses 4 vérités aux personnes que vous jugez. Je vous dis qu’il vous sera utile et précieux d’accueillir votre théâtre mental. L’accueillir pour vous, ne pas le réprimer.

A lire aussi : la culpabilité, c’est quoi ? D’où vient-elle ?

Byron Katie, dans sa formidable méthode pour cesser de souffrir, nous invite justement à être le plus impitoyable possible avec les critiques que nous formulons envers les autres.

4- Reconnaître ses besoins, ses vraies valeurs

Un besoin, c’est une exigence qu’on ressent dans notre corps, qui nait d’une privation ou d’une frustration. Nous avons tou.te.s des besoins :

  • Besoins organiques comme se nourrir, boire, dormir
  • Besoins de se sentir en sécurité, à l’abri
  • Besoins d’appartenance et d’amour
  • Besoins d’estime : confiance et respect de soi, reconnaissance et appréciation des autres
  • Besoin d’accomplissement de soi

Ce qui nous intéresse dans ce blog, c’est de prendre confiance en soi pour s’épanouir dans ses relations. Pour prendre confiance en soi, il n’existe pas d’autres moyens que de se connecter à ses besoins afin de les respecter.

Ce sont justement les étapes précédentes qui permettent de savoir de quoi nous avons besoin.

Tu as ressenti que tu avais une boule dans le ventre, et cette boule c’est la peur que tu ressens. La question à se poser est celle-ci : que te dit cette peur ? De quoi as-tu besoin ?

Là aussi tu fermes les yeux et tu laisses la question infuser en toi.

Si tu as peur, tu as certainement besoin d’être rassuré, de te sentir en sécurité.

Marshall Rosenberg nous dit que nos besoins sont une énergie universelle. Une force de vie, un élan, une aspiration. Nos besoins, ce sont les valeurs qui comptent vraiment pour soi.

Ce qu’il faut retenir

Se reconnecter à soi, ses besoins profonds et ses vraies valeurs, c’est se reconnecter à ce qui est vivant en soi, l’accueillir sans jugement, afin de cheminer pour ouvrir la porte à l’Amour de soi et la confiance en soi.

Respecter ce qui est vivant en soi est la meilleure boussole qu’on ne pourra jamais posséder afin de réussir sa vie et en particulier ses relations.

Si cet article t’a été utile et que tu souhaites prendre la voie de la confiance en soi pour t’épanouir dans tes relations, je peux t’accompagner personnellement. Je t’invite à découvrir mon accompagnement en cliquant ici.

Emily

Comment gérer son hypersensibilité quand on est fatigué ?

Comment gérer son hypersensibilité quand on est fatigué ?

Quand on est fatigué, notre hypersensibilité se décuple. On est beaucoup plus à fleur de peau, on est irritable, sur les nerfs. Un rien nous agace et on peut facilement partir en vrille. Je vous propose dans cette vidéo de voir ensemble comment gérer son hypersensibilité quand on est fatigué.

Ceci est la retranscription texte de la vidéo : 

Bonjour ! C’est Emily, je suis conseillère pour les personnes hypersensibles. Aujourd’hui, dans le cadre de mon défi « une vidéo par jour pendant 30 jours », je voudrais vous faire une vidéo sur « comment gérer son hypersensibilité quand on est fatigué ».

C’est ce que, en fait ça rejoint le sujet « comment est ce que je peux gérer mon hypersensibilité », et là ça va être la même chose. Je vais vous proposer de vous poser la question plutôt « comment est ce que je peux gérer ma fatigue pour être moins hypersensible ».

Moi je sais que quand je suis fatiguée, je suis irritable, je suis à côté de mes pompes… enfin bref y’a rien qui va, je traîne, j’arrive pas à faire les choses. Et maintenant, ce que je fais, c’est que je prends un rendez vous avec moi même, quand je sens que je suis trop fatiguée. Par exemple, je rentre du boulot, je suis claquée, j’ai passé une journée éprouvante. Je rentre du boulot, ce que je fais c’est je me repose, je m’allonge dans mon lit, je ferme les rideaux, je me mets dans le noir à l’abri de toute source lumineuse et auditive, et voilà. Et là je me repose vraiment et je laisse tout défiler à l’intérieur de ma tête. Et quand mon esprit, il a envie de m’emmener ailleurs, eh bien ce que je fais c’est que je, j’essaye de me recentrer sur moi même, j’essaye de me recentrer sur l’instant présent. Et en me recentrant, pour me recentrer sur l’instant présent, je me reconnecte avec ce qui se passe à l’intérieur de mon corps, j’essaye de ressentir la moindre sensation. Donc je fais un body scan, comme on dit, donc c’est on fait un scanner de son corps, mais on le fait mentalement, et puis on essaye de repérer toutes les petites sensations qu’on peut avoir dans le corps. Et ça, ça nous permet de nous reconnecter avec l’instant présent.

Donc voilà, si vous avez du mal à gérer votre fatigue quand vous êtes, comment faire pour gérer votre hypersensibilité quand vous êtes fatigué, moi je vous propose plutôt de gérer votre fatigue pour être moins hypersensible, et donc de vous reposer quand votre corps vous le demande. C’est qu’il est temps, c’est que il faut vous reposer et après vous serez mieux pour faire ce que vous avez à faire.

Voilà je vous invite à vous rendre sur mon blog pour télécharger votre guide qui est entièrement gratuit, qui s’appelle « j’arrête de souffrir à cause des autres ». Je vous mets le lien dans les commentaires. Ce guide donc est entièrement gratuit, vous rentrez juste votre prénom, votre adresse mail, vous le recevrez directement comme ça dans votre messagerie, et comme ça en plus vous serez mis au courant à chaque fois que j’ai publié un article sur mon blog ou une vidéo qui pourrait vous intéresser, vous serez mis au courant directement par mail.

Voilà n’hésitez pas à mettre 1 pouce bleu, ça m’encouragera. Aussi à vous abonner à la chaîne ça m’encouragera également. Et puis pour ne rien rater des vidéos de mon défi !

Voilà je vous dis à bientôt, au revoir !

Emily 

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Comment gérer son hypersensibilité quand on est fatigué

Comment gérer son hypersensibilité ? Ce que vous devez savoir

Comment gérer son hypersensibilité ? Ce que vous devez savoir

C’est une question fondamentale quand on est hypersensible : comment gérer son hypersensibilité ? Quand elle nous fait souffrir, on essaie par tous les moyens de la gérer mais on n’y arrive pas. Alors, comment faire ? C’est ce que nous allons voir tout de suite dans cette vidéo.

Ceci est la retranscription texte de la vidéo :

Bonjour ! Ici Emily, je suis conseillère pour les personnes hypersensibles. Aujourd’hui c’est le jour 1 de mon défi « une vidéo par jour pendant 30 jours », et aujourd’hui je voudrais aborder une question qui me semble fondamentale par rapport à votre hypersensibilité.

C’est de ne plus chercher à gérer et à contrôler votre hypersensibilité, ça c’est une erreur je pense que nous sommes très nombreux à faire. Il ne faut pas vous en vouloir pour ça, c’est tout à fait normal de chercher à la contrôler. Vous avez cherché à la contrôler parce que vous avez senti très certainement à un moment donné de votre vie que votre hypersensibilité gênait les autres et comme elle gênait les autres, vous aviez certainement peur de vous faire rejeter par ces autres à cause de votre hypersensibilité. Donc du coup pour ne pas vous faire rejeter et continuer d’être aimé pour les autres, d’être aimé par les autres, vous avez cherché à contrôler cette hypersensibilité. C’est tout à fait normal.

Mais si vous êtes là aujourd’hui c’est certainement que vous souffrez de votre hypersensibilité, et vous vous êtes peut-être rendu compte que chercher à la contrôler et chercher à la gérer ne vous avait pas apporté plus de bonheur que ça. Alors peut-être que oui, peut-être que vous avez réussi à bien vous insérer dans la société moi ça a été mon cas. Voilà vous avez quand même réussi à construire votre vie, mais est-ce que vous êtes vraiment heureux ?

Au lieu de chercher à contrôler et à gérer cette hypersensibilité, posez vous la question différemment en fait. Au lieu de vous demander « comment est-ce que je peux faire pour gérer mon hypersensibilité ? » Demandez-vous plutôt « Comment est-ce que je peux faire pour gérer les conséquences de mon hypersensibilité ? »

Je vous donne un exemple : si par exemple vous êtes quelqu’un qui se met facilement en colère, qui sort facilement de ses gonds, qui êtes à fleur de peau, si vous êtes comme ça pour le moment, posez-vous la question « comment est-ce que je peux faire pour gérer ma colère ? » Au lieu de gérer votre hypersensibilité. En vous posant cette question là, de chercher à gérer votre colère, forcément ça fera baisser votre hypersensibilité. Vous serez moins sensible parce que vous saurez comment vous protéger, vous saurez comment vous protéger pour ne pas vous mettre en colère.

Je vais vous donner mon exemple. Moi je suis quelqu’un justement qui sort facilement de ses gonds, et ça m’arrive de me mettre en colère quand je suis au travail parce que nous avons des réunions, il y a une mauvaise ambiance dans mon travail, et du coup quand c’est comme ça, moi ça me, je me sens à fleur de peau. Alors pas toujours, quand je n’arrive pas à me laisser traverser par mes émotions. Mais du coup, voilà je me sens d’un coup à cran, je me sens submergée par ma colère, submergée par des émotions et maintenant j’ai compris que pour mieux gérer cette colère, eh ben je sors tout simplement de la pièce, et comme ça moi ça me permet de faire baisser la pression. Je respire un coup, la colère redescend et ça va mieux. Et vous savez quoi ? En faisant ça eh bien je me rends compte que je suis de moins en moins en colère. Si vous êtes quelqu’un qui pleure facilement, qui fond en larmes, si vous êtes quelqu’un qui sort de ses gonds, si vous êtes quelqu’un qui se sent rejeté, qui se sent pas aimé, posez-vous la question « comment est-ce que je peux faire pour préserver, pour faire en sorte que je ne sois pas, que je sois moins en colère, pour faire en sorte que je fonde moins en larmes, pour faire en sorte de ne plus me sentir rejeté par les autres, pour faire en sorte de me sentir bien, pour faire en sorte de me sentir aimé par les autres.

Ce sont ces questions-là qu’il faut que vous vous posiez et non plus la question « comment est-ce que je fais pour gérer mon hypersensibilité ? »

Voilà, c’était ma première astuce pour ce défi vidéo pendant 30 jours.

Si vous avez appris quelque chose, si la vidéo vous a plu, n’hésitez pas à vous abonner en cliquant sur le lien, ça doit être ici ou ici. Je vous invite aussi à vous rendre sur mon blog sur lequel vous pourrez télécharger un ebook qui est entièrement gratuit. Il vous suffit de rentrer votre prénom et votre adresse mail, comme ça vous recevrez l’Ebook directement dans votre mail. Comme ça, vous le lirez quand vous voulez l’Ebook. Il s’appelle « j’arrête de souffrir à cause des autres »

Et si la vidéo vous a plu également, n’hésitez pas à mettre un petit pouce bleu ou à la partager, ça fera autant de bien à moi qu’aux personnes de votre entourage à qui vous pensez que ça pourrait faire du bien. Voilà, sinon je vous dis à bientôt pour une prochaine vidéo !

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Emily

Merci à Unsplash pour la photo

Comment gérer son hypersensibilité

Utiliser ses émotions à bon escient

Utiliser ses émotions à bon escient

Si vous voulez être heureux, être en harmonie avec vous-même, les autres et l’Univers, et que vous craignez vos émotions, que vous avez tendance à les réprimer, si vous pensez qu’il est préférable de ne rien ressentir, alors vous avez besoin d’apprendre à quoi elles servent, afin d’utiliser ses émotions à bon escient, pour que désormais elles soient à votre service et que vous puissiez transformer votre vie de manière favorable.

Le pouvoir des émotions

Les émotions ont un pouvoir que la plupart des gens ne soupçonnent pas. Dans notre société actuelle, on a plutôt tendance à les craindre pour différentes raisons. J’en ai repérées 3, il en existe certainement d’autres :

  • Quand on exprime ses émotions, cela fait fuir les autres (par exemple, quand on est triste)
  • C’est mal vu de montrer ses émotions. Beaucoup de personnes pensent qu’on n’est pas maître de soi-même si on montre ses émotions.
  • Les émotions nous ont desservi. Surtout quand on est hypersensible.

utiliser ses émotions à bon escientOr, ce que nous dit Christel Petitcollin dans son livre « Emotions : mode d’emploi », c’est que toutes les émotions sont des guides.

Quand on commence à comprendre cela, à l’intégrer dans sa vie, à utiliser les émotions à bon escient, on se sent plus fort et plus en confiance pour avancer dans ce qui nous paraissait être la jungle de la vie. Parce que les émotions nous servent à cela : elles nous guident dans la jungle de la vie. Autrement dit, quand on réprime ses émotions, quand on se déconnecte de ce qu’on ressent, c’est comme si on se déconnectait d’un GPS qui sert à nous montrer quel sera le meilleur chemin pour soi-même à suivre dans la vie.

C’est évident, on se sent rassuré, plus en confiance, quand on avance dans la jungle avec un GPS qui fonctionne que si on se dirige avec un GPS défectueux. Quand on est hypersensible, on ressent tout plus fort que le reste de la population : imaginez un peu le pouvoir que peuvent prendre les émotions qui nous habitent… Nous sommes équipés d’un GPS modèle grand luxe 🙂

Les émotions nous ont desservi

Vous allez me dire « Oui, d’accord, mais mes émotions fortes m’ont plus desservi qu’autre chose jusqu’à maintenant. A cause de mes émotions, j’ai les pires blessures qu’on puisse avoir dans la vie. Je me suis fait rejeter de plein de personnes, souvent par les personnes qui me sont les plus proches, alors les émotions, je m’en méfie, je n’ai pas confiance en elles ».

Et je vous comprends, je suis passée par là moi aussi.

Quand on était petit, on n’avait aucun problème avec nos émotions. Quand on était en colère, on se mettait à crier, quand on était triste, on pleurait, fille et garçon confondus. A un moment donné, nos émotions ne plaisaient plus aux adultes qui nous entouraient et nous disaient qu’il fallait être « sage et gentille » pour les filles et que « les garçons ça ne doit pas pleurer ». Je schématise grossièrement mais je pense que vous voyez de quoi je parle.

A lire : Pourquoi les hypersensibles souffrent-ils autant dans leurs relations ?

Quand on observe dans les supermarchés les scènes qui se jouent entre un petit enfant qui pleure fort et ses parents, la plupart du temps, les parents sont maladroits. Ils disent à leur enfant des phrases du genre « c’est pas bien ce que tu fais » « arrête ou je vais me fâcher » , « ça se fait pas de se mettre en colère comme ça devant tout le monde », etc… Parfois, ils le laissent là et font semblant de s’en aller pour qu’il comprenne que ce n’est pas bien de piquer des grosses colères comme ça devant tout le monde.

Utiliser les émotions à bon escientL’enfant va résister pendant un temps mais à force, il va intégrer que ce n’est pas bien de ressentir de la colère. Il associe à son émotion le fait que son entourage lui en veut, l’abandonne sur le chemin, lui fait comprendre qu’il est une mauvaise personne, etc… Il interprète alors qu’il faut réprimer son émotion, sinon il va se retrouver tout seul.

Utiliser ses émotions à bon escient

Si vous voulez être heureux, vivre en harmonie avec votre hypersensibilité, faire grandir votre bien-être quotidien, il vous sera très utile d’apprendre à vivre avec vos émotions. C’est tout un art de vivre qui passe par :

  • Accepter de ressentir. Accueillir vos émotions comme de bons amis.
  • Reconnaître ce que vous ressentez. Apprendre à nommer vos émotions.
  • Ne plus vous laisser emporter par vos émotions
  • Repérer à quoi vous sert chaque émotion
  • Pour que vous soyez en capacité de les utiliser à bon escient

Vous les accepterez d’autant mieux comme des amis si vous savez à quoi elles peuvent vous servir.

Ressentir un besoin

Est-ce que vous saviez que les émotions servent à ressentir un besoin ? Autrement dit, quand on ressent une émotion, c’est parce qu’on a besoin de quelque chose. Les émotions nous guident vers ce dont nous avons besoin.

Utiliser ses émotions à bon escientSi je reprends les 4 grandes émotions qui nous sont naturelles et que je les relie à leurs besoins :

  • La joie c’est ce qui nous permet d’avancer, c’est notre moteur, c’est la source de notre motivation. La joie exprime nos besoins de partage, de connexion avec l’autre, de bien-être, de réalisation de soi, etc….
  • La peur sert à nous protéger. Grâce à elle, on ne se jette pas du haut des falaises, on ne traverse pas l’autoroute à pieds. On ne quitte pas son travail sur un coup de tête (enfin, ça dépend pour qui…;) ), on ne confie pas ses enfants au premier venu, etc… La peur nous conduit à la prudence. Le besoin qui s’exprime quand on a peur, c’est le besoin de se sentir protégé, réconforté, d’être en sécurité.
  • La colère nous sert à poser nos limites. Voilà pourquoi quand on est hypersensible, on se fait bouffer par les autres. On a appris à réprimer notre colère parce que pour les autres, on était trop à cran, trop à fleur de peau. Comme on a réprimé notre colère, on ne sait pas poser ses limites : la porte est grande ouverte pour qu’on abuse de nous. Quand on est en colère, on a besoin de se sentir respecté. On a besoin d’être entendu, on a besoin de structure, d’ordre, de justice, etc…
  • La tristesse nous sert à faire des deuils, à nous adapter, à passer à autre chose. Pleurer nous soulage tout de suite. Quand on réprime ses larmes, on reste coincé dans la situation qui nous attriste. Quand on est triste, on a besoin d’être consolé, réconforté, soutenu, etc… La tristesse est une émotion qui m’a beaucoup marquée dans le dessin animé “Vice versa“. Si vous ne l’avez pas vu, je vous le recommande chaleureusement : c’est un dessin animé qui explique aux enfants (mais aussi aux adultes 🙂 ) comment fonctionnent les émotions. Chaque émotion est représentée par un personnage, et Joie traîne avec elle Tristesse, en se demandant ce qu’elle fait là, pourquoi est-ce qu’elle fait partie du jeu. Jusqu’au moment où elle va se rendre compte de l’utilité de Tristesse : c’est là qu’elle va l’accueillir véritablement comme une amie.

Il va s’agir, quand on souffre de son hypersensibilité et qu’on cherche à être heureux, de transformer notre regard sur les émotions puis d’apprendre à réagir de manière adéquate quand on les ressent.

Vous pouvez déjà commencer ce petit exercice. Vous vous isolez, vous fermez les yeux, vous pensez à une situation soit qui vous affecte, soit qui vous met en joie, et vous vous demandez : “qu’est-ce que je ressens là maintenant ? Comment est-ce que je me sens par rapport à cette situation ?” Sans porter aucun jugement sur ce que vous ressentez. Une émotion n’est ni positive ni négative. Elle est simplement agréable ou désagréable. Laissez venir ce qui vient. Si rien ne vient, ce n’est pas grave.

Repérer des blessures

Les émotions peuvent aussi vous servir à repérer quelles sont les blessures qui vous habitent. J’en parle plus en détail dans cet article : 3 choses à mettre en place pour être plus fort émotionnellement. 

Ce qu’il faut retenir

Quand on veut être heureux et qu’on craint de ressentir ses émotions, alors on a besoin d’apprendre à quoi elles peuvent nous servir afin d’utiliser ses émotions à bon escient.

Vivre avec ses émotions, c’est tout un art de vivre qu’il convient d’apprendre dès la toute petite enfance. Si on n’a pas appris étant petit, l’avantage avec cet art est qu’on peut l’apprendre à n’importe quel âge.

Toutes les émotions sont le reflet de nos besoins qui demandent surtout à être entendus, puis satisfaits. Chacune d’entre elles nous sert donc à quelque chose, chacune à sa manière. Les 4 émotions naturelles nous servent à :

  • La joie nous donne l’envie d’avoir des projets et d’avancer, car nous avons besoin de partager.
  • La peur nous sert à être prudent, car nous avons besoin de nous protéger.
  • La tristesse nous sert à passer à une autre étape de notre vie avec douceur, elle reflète notre besoin d’être réconforté.
  • Enfin, la colère exprime notre besoin d’être respecté. Elle nous sert à poser nos limites.

Vous pouvez commencer à vous reconnecter à vos émotions en fermant les yeux et en vous interrogeant “comment est-ce que je me sens par rapport à telle situation ?”

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Et comme le disait si justement Bouddha : « ne croyez jamais ce que l’on vous dit. Vérifiez par vous-même à la lumière de votre expérience ».

Emily

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Comment sortir d’une relation toxique amène à ne plus subir nos autres relations

Comment sortir d’une relation toxique amène à ne plus subir nos autres relations

Sortir d’une relation toxique… c’est un bon objectif. Mais, honnêtement, pourquoi se contenter de sortir d’UNE relation malsaine quand on peut se débarrasser de toutes les relations toxiques qui empoisonnent notre vie ? J’ai bien dit : « en finir avec les relations toxiques », pas avec les « personnes toxiques » ! Je ne propose pas, ici, de liquider quiconque ! Je parle simplement de vivre sans se laisser emporter dans les relations malsaines, sans y laisser notre cœur, ni notre forme, ni notre santé mentale. Je parle de vivre après une relation toxique à un niveau bien supérieur et bien plus serein que tout ce qu’a été notre vie auparavant. Dans cet article, j’aimerais montrer l’un des bénéfices cachés du travail sur soi : c’est à dire, comment sortir d’UNE relation toxique permet de ne plus subir toutes les autres relations dysfonctionnelles qui font partie de notre vie d’aujourd’hui, ni celles qui se présenteront à nous à l’avenir.

Note : cet article est un article invité écrit par Virginie Loÿ, rédactrice du blog Une chose par jour

On s’accommode de ce qu’on connaît

comment sortir d’une relation toxique nous amène à ne plus subir nos autres relationsLa vérité, c’est que certains de nous grandissent, et parfois vieillissent, sans s’apercevoir que nous entretenons des relations malsaines avec notre entourage. Élevés d’une manière ou d’une autre, nous sommes quelques fois persuadés que nous avons eu une enfance « heureuse ». (Nous étions bien nourris et bien habillés, nous faisions du ski l’hiver et allions à la plage l’été, de quoi se plaindre ?).

Nous n’avons pas eu la possibilité, ni le besoin, de prendre du recul par rapport à nos comportements. Nous avons simplement accepté comme normaux — et parfois indubitables — les modèles que nous avons appris de notre entourage : de nos parents, de nos frères et sœurs, de notre famille élargie, de nos amis, de leurs parents, de nos enseignants, de nos premiers amours, etc.

Mais, nous ne nous sentons pas bien. Quelques fois, même, nous sommes franchement mal, mais nous ne savons pas pourquoi. Nous avons l’impression de subir notre vie, nous avons le sentiment que nous ne sommes jamais « assez » et que personne ne voit la vraie personne que nous sommes… à commencer par les gens les plus proches de nous.

Et à bien y regarder, il nous semble que la moitié des gens autour de nous sont aussi mal lotis : stressés, déprimés, malheureux.
Quant à ceux qui semblent avoir la vie parfaite, celle que nous voulons, il nous semble qu’ils viennent d’une autre planète. Les y rejoindre paraît impossible.

Nous ne savons pas que nous souffrons de la toxicité des relations que nous formons. Nous ne savons pas les reconnaître. Nous pensons que c’est juste la vie. C’est dur et ce n’est pas juste. (Et en plus, tout le monde nous le répète.)

La goutte qui fait déborder le vase

comment se libérer d’une relation toxique amène à ne plus subir nos autres relationsEt puis un jour, il y a la relation dysfonctionnelle de trop. Celle qui nous met à terre. C’est peut-être une relation amoureuse toxique et destructrice.
Ou bien au travail, un collègue toxique qui nous pousse au burn-out ou à la dépression. Une amie à la jalousie malsaine. Ou bien notre parent, avec lequel les liens avaient toujours été tendus, qui se met à s’ingérer dans nos affaires de couple au point que notre conjoint nous sonne un ultimatum : « C’est lui (elle) ou moi ! »

Dans ces cas-là, on part de bien bas. On découvre que l’on a été dupé tout au long de sa vie, que les dés étaient faussés et qu’on n’a rien compris du jeu.
On a donné, donné, donné à des gens qui prenaient, prenaient, prenaient et ne s’en montrent même pas reconnaissants. Non ! Au contraire, ils continuent à nous accuser de tous leurs maux, alors même que nous sommes en train de sombrer !

Deux options s’offrent à nous, et selon notre parcours, selon ce que nous avons déjà souffert et selon notre volonté d’ouvrir les yeux (ou pas) sur notre propre responsabilité, nous allons :

  • soit changer… pour la même chose : laisser partir le conjoint qui nous a donné l’ultimatum et se retrouver dans une situation semblable, 3 ans plus tard, avec un notre nouveau compagnon et le parent qui se mêle de nos affaires de couple ; changer de boulot et tomber sur le frère jumeau du collègue toxique (si, si…), ou tomber amoureuse d’un prince qui ne s’avérera pas plus charmant — à terme — que le premier…
  • soit faire une pause, et se demander comment on en est arrivé là.

Dans ce second cas, on fait le travail de se reconstruire. Différemment. Seul ou avec un accompagnement professionnel. Avec le temps. Mais le plus important, c’est qu’on accepte de se poser les « bonnes » questions.

Toute relation implique la réciprocité. Il nous faut reconnaître que l’échange est intrinsèque à la dynamique des relations et que si on a perdu, dans la relation précédente, ce n’est pas uniquement parce que l’autre trichait, c’est aussi parce qu’on avait accepté de jouer avec lui en suivant ses règles du jeu et en regardant de côté quand il sortait malhonnêtement des as de ses manches. Pour nous faire perdre.

Bref, nous ne nous étions pas respectés, nous n’avions pas mis de limite. Certes, nous étions des victimes, mais des victimes qui avaient le pouvoir de quitter la table de jeu ou d’exiger la redistribution des cartes… et qui ne l’ont pas fait. Lorsque l’on comprend, et que l’on accepte cela, notre champ de vision tout à coup s’élargit. Nous comprenons que nous jouons toujours plus ou moins de la même façon à toutes les tables, à tous les jeux, avec tous les joueurs.

Comment sortir d’une relation toxique nous permet de nous affranchir des autres

comment se libérer d’une relation toxique amène à ne plus subir nos autres relationsLorsque l’on prend le temps de réfléchir à notre histoire, nous ne nous demandons pas seulement comment sortir d’une relation toxique. En faisant ce travail, nous regardons quelles blessures d’enfance — ou de la vie — nous essayons de guérir, en nous engouffrant dans ces relations déséquilibrées.

Pourquoi cherchons-nous à obtenir de l’extérieur un amour que nous ne nous portons pas ? Au mieux, nous ne cherchons pas à changer le passé, mais nous nous donnons des outils pratiques pour transformer notre mode de pensée et par conséquent, nos comportements, nos actions et nos résultats, aujourd’hui. En effet, ce sont nos pensées qui génèrent tous nos résultats, et la bonne nouvelle, c’est que nous n’avons pas besoin de retourner dans le passé. Nous pouvons les changer dès aujourd’hui !

Nous comprenons alors comment sortir d’une relation toxique nous permet de nous affranchir de toutes les autres. Car nous sommes maîtres, par nos pensées, de la qualité de nos relations et nous avons — à tout moment — le pouvoir de décider le niveau de notre investissement dans celles-ci :

  • nous pouvons décider de quitter définitivement un compagnon toxique,
  • nous pouvons mettre de la distance avec notre amie jalouse, mais continuer de la voir dans les situations où les qualités que nous aimons en elle ressortent et nous donnent le plaisir d’être avec elle,
  • nous pouvons travailler à améliorer les relations que l’on veut garder, par exemple, apprendre à placer les limites avec son parent et garder son compagnon.
  • et nous pouvons entrer dans toutes nos nouvelles relations d’une manière lucide, avec la confiance que nous sommes capables de nous respecter et d’être authentiquement nous-mêmes, sans risque et avec joie.

En conclusion

Décider de se donner le temps et les moyens de comprendre comment nous fonctionnons nous permet de savoir comment véritablement sortir d’une relation toxique, ce qui est déjà un excellent résultat.

Le travail sur nous, toutefois, nous est bénéfique en profondeur et dans la durée. Il nous permet de nous débarrasser de la relation toxique Numéro Un, celle que nous avons entretenue avec nous-mêmes.

Il nous donne le courage et la possibilité de nous connecter — ou reconnecter — avec la personne authentique que nous sommes et que peut-être nous ne connaissions pas encore.

Nous donnons alors la chance à cette personne de s’épanouir et de vivre une vie de plénitude.

Je suis une ancienne victime de relations toxiques. Je suis conseillère sur une ligne de soutien téléphonique et j’accompagne des personnes qui veulent se libérer de relations abusives. Je suis Virginie Loÿ, rédactrice du blog : Une chose par jour  

Merci à Unsplash pour les photos.