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Sortir des dépendances affectives : voici la clef qui ouvre la porte de la liberté

Sortir des dépendances affectives : voici la clef qui ouvre la porte de la liberté

Les dépendances affectives font souffrir. On aimerait tellement que l’autre nous aime, qu’il soit là quand on a besoin de lui/elle, qu’il nous comprenne et comble ce vide intérieur qui nous fait si peur. A notre plus grand désespoir, on a beau essayer, ça ne marche pas. On remarque que plus on exige de l’autre qu’il nous aime, au plus il s’éloigne. Je suis une ancienne dépendante affective et je vais vous parler de la seule clef qui permet d’ouvrir la porte de la liberté : cette clef c’est l’Amour de soi.

C’est quoi l’Amour de soi ?

Aujourd’hui je me sens emplie d’Amour pour moi-même. C’est comme si j’étais amoureuse de moi-même 🙂 L’Amour de soi ça n’est pas un amour égocentrique tourné vers soi, où on admire à longueur de temps tel Narcisse son nombril qu’on prend pour le plus beau du monde. L’Amour de soi ça n’est pas le sentiment d’être au-dessus des autres, ni meilleur que les autres, ni le/la plus doué.e dans un domaine.

L’Amour de soi ça n’est pas non plus voir la vie en rose, vivre dans le monde des Bisounours et s’imaginer que plus rien de négatif va nous arriver.

Non, l’Amour de soi, je dirais que c’est être connecté.e avec ses besoins, ses ressentis, ses désirs profonds, et faire en sorte qu’ils soient respectés.

Quelles différences l’Amour de soi fait-il dans nos relations ?

Sortir des dépendances affectives : voici la clef qui ouvre la porte de la libertéDu coup, ça change la vie par rapport à une vie de souffrance : ça fait sortir des dépendances affectives parce qu’on n’accepte plus de laisser entrer du négatif dans sa vie. Par exemple, si je ressens le besoin d’être écouté.e et soutenu.e, je vais m’adresser à des personnes qui je sais, vont m’écouter et me soutenir avec bienveillance.

C’est même encore plus précis que cela : si je ressens le besoin d’être écouté.e et soutenu.e parce que je me rends compte que je n’arrive pas à prendre confiance en moi du fait que mon père a exercé trop de contrôle sur mes faits et gestes par exemple, alors je m’adresse à une personne qui je sais saura m’écouter et me soutenir par rapport à cette situation en particulier.  Il se peut que des personnes de mon entourage soient adorables avec moi, qu’elles soient à même de m’écouter et me soutenir (et c’est tant mieux) sur d’autres questions mais pas obligatoirement sur ce qui m’interroge dans la relation à mon père. Il est alors précieux et utile pour soi de repérer qui serait à même de m’aider sur ce point.    

Sortir des dépendances affectives : voici la clef qui ouvre la porte de la libertéSi ces personnes n’existent pas encore dans ma vie, l’Amour de soi fait qu’on va patienter en attendant que ces personnes arrivent sur notre chemin. L’Amour de soi fait grandir en soi la patience, parce qu’on ne ressent plus le besoin irrépressible de la présence immédiate de quelqu’un. On patiente parce qu’on sait que la Vie va nous aider à faire rencontrer ces personnes qui vont nous aider. Pour cela, il suffit de demander à la Vie. Et en attendant, on prend soin de soi le mieux qu’on peut. On ne fait plus appel au premier venu en courant le risque qu’il amène du négatif dans notre vie. En d’autres termes, on est capable de plus de distance affective avec les autres, parce qu’on est comblé par soi-même.

Aussi, l’Amour de soi donne envie de contribuer à améliorer la vie des autres. L’Amour de soi fait qu’on a envie de donner de l’amour, d’en distribuer sans rien attendre en retour. On a simplement envie de voir les autres et ceux qu’on aime heureux, c’est tout. On ne cherche pas à les aider dans l’espoir qu’ils nous nous rendent la pareille le jour où nous aurons besoin d’eux.

L’Amour de soi fait qu’on accepte avec plus de facilité les autres tels qu’ils sont sans chercher à les changer. Parce qu’on a fini par s’accepter tel.le qu’on est, alors on comprend mieux l’autre et les souffrances qu’il peut vivre à être. Le chemin parcouru a été rude pour y arriver et on sait au plus profond de soi qu’il est impossible de changer. On a expérimenté soi-même cette demande qu’on fait à l’autre de changer, on a essayé de toutes ses forces, en vain. Tout ce que nous avons réussi à faire, c’est nous accepter tel.le que nous sommes. Et c’est tant mieux parce qu’alors se déploie notre véritable nature et l’Amour de soi.   

En d’autres termes, l’Amour de soi c’est ce qui permet de mettre la distance nécessaire avec les autres, les limites à ne pas franchir sinon on sent qu’on basculerait de nouveau dans la souffrance inutile. Il permet de poser les actes adéquats pour répondre à ses besoins de manière adaptée : c’est ainsi que la vie devient simple et fluide, et qu’on ne souffre plus inutilement.

Sortir des dépendances affectives : comment utiliser la clef qui ouvre la porte de la liberté

Sortir des dépendances affectives : voici la clef qui ouvre la porte de la libertéPour sortir des dépendances affectives, tu as donc besoin de développer l’Amour de soi. Pour cela, tu peux commencer à te connecter à tes ressentis et tes besoins. C’est toute la base de la CNV (Communication Non Violente) de Marshall Rosenberg. Tu peux lire cet article afin d’approfondir cette question.

Aussi, je voudrais te partager un exercice que j’avais trouvé original et qui moi m’a permis d’ancrer en moi plus d’Amour de soi

Tu penses à ce que toi ou les autres prennent chez toi comme étant un défaut ou une faiblesse. Réfléchis à ce que tu cherches à faire de positif avec ce défaut ou cette faiblesse. Par exemple, tu trouves que tu es trop exigeant.e. Qu’est-ce que tu cherches à faire avec cette exigence ? Tu peux noter par exemple : je suis exigeant.e avec moi-même parce qu’en fait, j’aime la beauté de la vie, j’attache de l’importance aux détails qui font toute la différence, je suis quelqu’un de méticuleux. Je suis une personne exigeante parce que j’accorde plus d’importance à la qualité qu’à la quantité.

On te dit que tu es quelqu’un d’agressif.ve ? Qu’est-ce que tu cherches à faire de positif ? Qu’est-ce qui se cache derrière ? Ca pourrait être par exemple, je suis agressif.ve parce que je cherche à me faire entendre, j’aimerais qu’on entende mes points de vue, que les autres soient plus respectueux et sachent faire circuler la parole. Je suis quelqu’un d’agressif parce que le respect de l’autre et la liberté d’expression sont très importants pour moi.  

Est-ce que tu vois l’idée ?

C’est un exercice ludique et créatif qui va t’aider à faire entrer l’Amour de soi dans ta vie, à le ressentir dans ton corps et ce, de façon durable.

Ce qu’il faut retenir de cet article

Quand on cherche à s’épanouir dans ses relations, sortir des dépendances affectives est un enjeu majeur. La seule clef pour retrouver sa liberté, c’est l’Amour de soi. L’Amour de soi, ça n’est pas un amour pour soi démesuré, nombriliste et irréaliste.

L’Amour de soi, c’est le respect de son Univers intérieur, c’est l’envie de prendre soin de ce qui est vivant en soi.

Cet Amour de soi change tout dans nos relations : c’est ce qui permet de basculer d’une vie de souffrance à une vie simple et réussie, de basculer de la lutte à la fluidité, de la souffrance à l’Amour vrai. Il permet de fermer la porte à tout ce qui est mauvais pour soi et d’ouvrir celle qui ne laisse entrer au fond que la bienveillance : et ça, ça change absolument tout dans nos relations.  

Si tu penses que cet article sera utile à d’autres, n’hésite pas à le partager sur les réseaux sociaux.

Aussi, s’il t’a été utile à toi et que tu souhaites prendre la voie de la confiance en soi pour t’épanouir dans tes relations, je peux t’accompagner personnellement. Je t’invite à découvrir mon accompagnement en cliquant ici.

Emily

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Pourquoi ne fait-on pas ce qu’on sait être bon pour soi ?

Pourquoi ne fait-on pas ce qu’on sait être bon pour soi ?

J’adore cette question qu’on m’a posée : pourquoi ne fait-on pas ce qu’on sait être bon pour soi ? C’est très curieux, ça : je sais bien que je devrais quitter ce conjoint toxique, mais je ne le fais pas. Pourquoi est-ce que je ne rencontre que des personnes qui finissent par me faire du mal ? Pourquoi est-ce que je ne m’intéresse pas à des personnes qui cette fois-ci, m’aimeront vraiment pour la personne que je suis ? Qu’est-ce qui m’empêche de faire les bons choix ? Je voudrais te partager aujourd’hui ce que j’ai découvert à ce sujet et les clefs qui m’ont permis de déverrouiller ce qui m’empêchait de faire ce que je savais être bon pour moi.

Pourquoi ne fait-on pas ce qu’on sait être bon pour soi ?

C’est une magnifique question et je remercie la personne qui me l’a posée 🙂 C’est vrai qu’il nous arrive de faire des choses qui s’avèrent être mauvaises, néfastes ou nuisibles pour nous. Après coup on peut se dire « Mais pourquoi est-ce que je suis restée si longtemps à vivre avec lui/elle ? J’aurais dû partir avant, j’étais si malheureux.se avec elle/lui… ».

Pourquoi ne fait-on pas ce qu'on sait être bon pour soi Je me rends compte au fur et mesure que j’avance dans mon propre cheminement, qu’au fond nous sommes toujours confronté.es aux mêmes émotions quand nous avons un choix à faire : c’est soit le choix de la peur, soit le choix de l’amour.

Je t’invite à vérifier dans ton expérience si ce que je dis est vrai pour toi : souviens-toi n’importe quelle situation relationnelle, de la plus banale à la plus compliquée, dans laquelle tu as senti un malaise, et tu vérifies si à chaque fois que tu as un choix à faire, si au fond ce choix balance entre la peur et l’amour. Un exemple tout simple : ton voisin qui te dérange parce qu’il fait trop de bruit le samedi soir. Tu n’oses pas aller lui en parler, et tu sais bien pourquoi : c’est parce que tu as peur de le déranger, de passer pour un.e rabat-joie, de te faire jeter, d’être jugé.e, de déclencher un conflit, etc…

Du coup, tu rumines dans ton coin au sujet de ton voisin. Tu sais qu’aller le voir serait bon pour toi, mais tu ne le fais pas parce que tu as peur.

Un autre sentiment qui fait qu’on ne fait pas ce qu’on sait être bon pour soi, c’est la culpabilité. Je te renvoie à cet article si tu veux en savoir plus sur Comment se débarrasser de la culpabilité. La culpabilité, c’est un truc qui tue et qui ne sert à rien du tout. On se croit coupable, on se tape sur la tête avec le marteau du juge, alors que personne n’est coupable de rien du tout. J’ai toujours été convaincue que chacun d’entre nous ne fait que répondre à chaque instant à un besoin qui a besoin d’être satisfait, mais qu’on s’y prend mal. Le problème, c’est que lorsqu’on fait des erreurs, au lieu d’être amical avec soi, on se juge et on s’auto-flagelle.

2 grands auteurs confirment ce que je dis :

« Il n’y a pas de méchants, mais que des souffrants » Lise Bourbeau

« La violence est l’expression tragique de besoins non satisfaits » Marshall Rosenberg

Je pense que ce sont la peur et la culpabilité qui font qu’on ne fait pas ce qu’on sait pourtant être bon pour soi. Ce sont donc là les deux racines du problème qui nous occupe aujourd’hui.

A lire aussi : Comment reconnaître l’ego et ne plus se faire manipuler par lui

Comment faire pour faire ce qu’on sait être bon pour soi ?

Maintenant qu’on connait la cause de notre problème, on va enlever les mauvaises herbes en prenant bien soin de retirer jusqu’à la racine pour avoir un terrain assaini qui accueillera ensuite de belles fleurs. 

Pourquoi ne fait-on pas ce qu'on sait être bon pour soi Je te disais au début de l’article, que lorsqu’on a une décision à prendre, on a le choix entre la peur et l’amour. La clef est donc ici : si on veut faire ce qui est bon pour soi, on choisit alors l’amour.

Le choix de l’amour c’est le choix du courage, de l’engagement, de l’action, de la patience. On n’a pas forcément l’habitude parce que quand on a peur, on a tendance à ne pas écouter ce qui se passe en soi et à se précipiter. Et puis dans notre société qui a peur de tout, qui veut se dépêcher d’aller vite, quand on fait le choix de l’amour, c’est aller à contre-courant du reste du monde.

Mais toi tu es ici parce que tu veux que ta vie change, tu veux avoir confiance en toi, t’épanouir dans tes relations. Alors tu vas développer petit à petit ces compétences que sont le courage, l’engagement, l’action et la patience. Parce que ces qualités croissent de facto avec les choix faits dans l’amour, ce qui fera se développer ta confiance en soi.

La clef c’est donc de commencer par se demander « Que ferait l’amour dans cette situation ? » Et de patienter que la réponse vienne, tout simplement. Elle ne viendra peut-être pas instantanément, cela demande un peu d’entraînement. Est-ce que tu as l’habitude d’écouter ton intuition et tes sensations ? Si ce n’est pas le cas, elles ont besoin d’un peu de temps pour se réveiller si jamais tu n’as pas pris l’habitude de les écouter. Sois patient.e, ça va venir 🙂

Ce qu’il faut retenir

Pourquoi ne fait-on pas ce qu’on sait être bon pour soi ? Parce que soit on a peur, soit on se sent coupable. Si on veut enfin s’épanouir dans ses relations, alors petit à petit on va écouter ce qui se passe en soi, et se demander ce que ferait l’amour dans la situation qui nous préoccupe. Faire les choix dans l’amour vont faire croître chez soi le courage, l’engagement, l’action et la patience qui aideront à faire se développer la confiance en soi.

Et toi, où en es-tu ? Est-ce que tu fais ce que tu sais être bon pour toi ? N’hésite pas à nous partager ton expérience dans les commentaires, cela enrichira la réflexion et qui sait ? Peut-être que ton expérience aidera d’autres personnes !

Si cet article t’a été utile et que tu souhaites prendre la voie de la confiance en soi afin de t’épanouir dans tes relations, je peux t’accompagner personnellement. Je t’invite à découvrir mon accompagnement en cliquant ici.

Emily

Comment reconnaître l’ego et ne plus se faire manipuler par lui

Comment reconnaître l’ego et ne plus se faire manipuler par lui

J’adore cette phrase que j’avais vue une fois sur Internet : l’ego n’est pas un amigo 🙂 (traduction : l’ego n’est pas un ami). Au fur et à mesure de mon cheminement, j’ai réalisé que je me faisais manipuler à mon insu par mon propre ego et que c’est lui qui, toujours, me tenait à distance de ma joie de vivre, de ma confiance et de l’Amour qui m’habitent. Aujourd’hui, je veux t’éclairer sur ce que j’ai appris à travers mon expérience au sujet de l’ego. C’est quoi l’ego, en fait ? Comment le reconnaître ? A quoi sert-il ? Et surtout, comment ne plus se faire manipuler par lui ?

Comment reconnaître l’ego ?

comment reconnaître l'ego et ne plus se faire manipuler par luiTu sais, quand tu as peur. Quand tu as des doutes, des incertitudes. Quand tu es désespéré(e). Quand tu te complais dans la tristesse, dans la colère, ou toute autre émotion. Quand tu te plains. Quand tu râles. Quand tu as honte. Quand tu culpabilises. Quand tu crois que tu es de nature dépressive, angoissée, anxieuse, peureuse, colérique…

Quand tu crois que c’est la faute des autres, de la Vie, de ta famille, ton enfance, ton pays, ton corps, ta maladie, ton employeur, etc…

Quand tu voudrais que les choses soient autrement.

Quand une voix te dit que tu n’y arriveras jamais. Que tu n’as pas le temps. Que tu n’as plus le temps. Que ça ne sert à rien tu n’y arriveras pas. Que tu es nul. Trop vieux. Trop jeune. Pas assez bien. Pas assez intelligent, pas assez éduqué.

Tout cela t’empêche d’avancer, de développer ton intelligence intuitive pour cheminer vers ton être naturel et ne vient que d’une seule et unique chose : ton ego. Il n’y a que ton ego qui t’empêche d’avancer. Ca peut être dur à avaler et pourtant c’est la Vérité.

Le truc, c’est que tu t’es identifié à cet ego. Tu crois que c’est toi alors que ce n’est pas toi. Tu n’es pas ton ego. Toi, l’être naturel que tu es, est fait d’Amour, de joie, de confiance. Mais pour l’instant cet être est bloqué par l’ego.

C’est quoi l’ego ? A quoi il sert ?

L’ego sert à nous protéger des dangers extérieurs. On en a bien besoin pour protéger son intégrité, pour poser des limites que les autres ne doivent pas franchir, etc…C’est vital de le garder.

Par contre, la partie de l’ego qui nous dessert quand on arrive à l’âge adulte, c’est l’ego qu’on a fait croître quand on était enfant. A cette période de notre vie, on commence à ressentir les souffrances de rejet, d’abandon, d’humiliation, de trahison et/ou d’injustice (ce sont les blessures que décrit Lise Bourbeau, j’en parle plus en détail dans mon guide “J’arrête de souffrir à cause des autres” que tu peux télécharger à l’aide de l’un des formulaires du blog). Le problème quand on est enfant, c’est qu’on ne peut pas dire aux adultes qui nous nourrissent et nous éduquent “Vous m’emmerdez ! Je me casse d’ici !” Alors il faut bien qu’on trouve une solution à l’intérieur de soi pour se protéger de ces souffrances.

comment reconnaître l'ego et ne plus se faire manipuler par luiAinsi, on déploie un Amour pour soi extraordinaire : on se fabrique une carapace très intelligente qui sert à nous protéger des douleurs engendrées par nos blessures.

Arrivé à l’âge adulte, si tu veux t’épanouir, il va falloir briser cette carapace. Parce qu’elle te dessert. La briser pour laisser la place dans un premier temps à tes blessures d’enfance. Elles ont besoin de ta force d’adulte et de tout ton amour pour être enfin accueillies, aimées et chéries. Elles sont besoin de ta reconnaissance. Maintenant que tu es adulte, tu peux faire ça. Tu as en toi toutes les ressources pour le faire.

A quoi ça va te servir d’accueillir tes souffrances ? Cela va permettre à l’être que tu es naturellement, qui est fait de joie, d’amour, de confiance, de pouvoir s’exprimer et prendre sa place dans un second temps. Parce qu’en attendant, cet être est bloqué par tes blessures d’enfant.

Quand tu cherches à t’épanouir, ton ego se sent menacé. Parce qu’il sent bien que tu te rapproches de tes blessures d’enfance, et lui il ne veut pas. Lui, il est là pour les protéger, les garder au chaud, c’est sa raison d’être. Son rôle n’est pas de te rendre heureux(se).

C’est pour protéger les blessures de ton enfance qu’il te sabote, qu’il te fait croire à un tas de choses fausses sur toi. C’est un système extrêmement habile, à tel point que tu as fini par croire ce qu’il te dit, tu as fini par t’identifier à tes émotions et à tes pensées. C’est comme ça que tu te fait manipuler par ton ego à ton insu.

Il t’a protégé(e) pendant des années, et tu peux le remercier pour cela. Tu peux aussi te remercier d’avoir puisé autant d’amour pour toi-même dans le but de te préserver. Mais maintenant que tu es adulte, cet ego ne te protège plus. Il t’empêche d’avancer. Ton ego c’est ce qui te sépare de ton être naturel.

Comment ne plus se faire manipuler par l’ego ?

comment reconnaître l'ego et ne plus se faire manipuler par luiTon ego est très intelligent. Mais tu as en toi une autre forme d’intelligence qui sommeille. Cette intelligence fait appel à tes sens et tu vas l’aider à se réveiller petit à petit. Elle va t’aider à briser cette carapace

Tu vas commencer par prendre conscience de ta façon de fonctionner. C’est à dire que tu vas commencer à cesser de fonctionner en mode automatique, pour prendre conscience de ce que tu penses, ressens, dis, fait.

Pour le moment, c’est ton ego qui dirige ta vie. Le fait de prendre conscience de ton mode de fonctionnement va t’aider à t’observer avec du recul. Si tu te regardes avec du recul, tu te diras « Ah OK je fonctionne comme ça !! Bon maintenant je vais faire autrement »

Commence par t’observer. Ca veut dire quoi ? Par exemple, tu n’en peux plus d’être seule alors tu vas sur Internet à la recherche de l’âme soeur. OK, fais-le, ne t’empêche pas de le faire et ne culpabilise pas. Fais-le en conscience :

  • quelles sont tes pensées lorsque tu prends ton ordinateur ou ton portable dans le but de t’inscrire ?
  • Qu’est-ce que tu ressens dans ton corps ?
  • Quelles sont tes émotions ?
  • Qu’est-ce que tu fais ?

Observe simplement, sans jugement, et accueille ce qui se passe, avec amour pour toi-même. Si jamais tu te juges, tu peux relire l’un de mes articles sur la culpabilité ici et ici.

Ensuite tu peux noter tes observations : elles te seront précieuses dans la connaissance de ton mode de fonctionnement actuel afin de pouvoir agir et adopter un nouveau mode de fonctionnement qui cette fois-ci, te permettra d’avancer vers ton épanouissement. 

En tout cas, maintenant tu as les cartes en main pour choisir de continuer de te faire manipuler par ton ego, ou de cheminer vers un autre mode de fonctionnement 🙂

Ce qu’il faut retenir de cet article

Chaque fois qu’une émotion ou une pensée te séparent de ta joie de vivre, c’est ton ego qui est à l’oeuvre. Car son rôle est de protéger tes blessures d’enfance. Il n’est pas là pour te rendre heureux.se.

Il t’a bien aidé lorsque tu étais enfant, mais maintenant il te manipule à ton insu pour que tu ne touches pas à tes blessures d’enfant.

La seule façon de sortir de cette manipulation et dompter ton ego, c’est de prendre conscience des moments où il se manifeste, de l’observer et de commencer à noter ce que tu vois de ta façon de fonctionner. Cela te permettra d’agir pour mettre en place petit à petit un nouveau mode de fonctionnement qui te fera avancer vers ton épanouissement 🙂

Si cet article t’a aidé et que tu souhaites prendre la voie de la confiance en soi pour t’épanouir dans tes relations, je peux t’accompagner personnellement. Je t’invite à découvrir mon accompagnement en cliquant ici.

Emily

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Comment dépasser les peurs qui empêchent d’être soi ?

Comment dépasser les peurs qui empêchent d’être soi ?

J’adore l’histoire que je vais te raconter un peu plus bas et qui illustre comment dépasser les peurs qui empêchent d’être soi-même. Tu as déjà essayé d’être toi-même, c’est certain, mais les expériences passées se sont révélées être des échecs cuisants qui t’ont fait terriblement souffrir. Maintenant tu as peur d’être toi-même. En même temps, tu sens une force qui te pousse, ou bien une voix qui te dit « Allez, vas-y ! ». Et tu as raison d’écouter cette voix. Mais il ne va pas s’agir de foncer tête baissée pour être soi. Il va s’agir de faire les choses intelligemment, d’adopter des stratégies gagnantes qui vont te redonner confiance petit à petit.

D’abord, c’est quoi être soi ?

Bon, il faut d’abord qu’on sache de quoi on parle quand on dit « être soi ». Attention, la définition est un peu barbare : être soi, pour le psychanalyste Jung, c’est réaliser sa personnalité psychique authentique. Le soi étant le lieu virtuel ou s’unifient le conscient et l’inconscient. Voilà, ça, c’est fait 🙂

Je dirais qu’être soi-même, c’est être aligné avec ses besoins, ses ressentis, ses désirs profonds, ses valeurs intrinsèques. Être soi-même c’est être libre, c’est ne pas ressentir d’entraves à l’intérieur de soi qui empêcheraient l’expression de ce que nous sommes vraiment.

Ce qui implique de facto qu’il existe un autre en face de soi.

Comment dépasser les peurs d'être soi ? Oui, parce que sans l’autre, on ne peut pas savoir qu’on s’empêche d’être soi-même. C’est bien parce qu’il y a eu un autre qu’on a cessé d’être soi-même et qu’on en souffre. Quand tu te retrouves tout(e) seul(e) sur une plage déserte ou en plein milieu de la forêt, tu ne te demandes pas ce que les autres vont penser si tu te mets à hurler ou à chanter.

D’ailleurs, être soi-même, ce n’est pas se mettre à faire n’importe quoi devant les autres sous le coup d’une impulsion quelconque. Par exemple, être soi c’est pas se balader tout(e) nu(e) un samedi après-midi sur les Champs-Elysées (enfin, après tu fais ce que tu veux 🙂 ). Être soi c’est pas devenir complètement débridé(e) et faire n’importe quoi (que tu pourrais après regretter amèrement…).

Non, être soi-même, c’est être connecté(e) avec ce qui vibre en soi, c’est respecter ce qui est vivant à l’intérieur de soi. Et pour être soi-même et oser être soi, cela demande de parcourir un chemin vers une connaissance de soi plus vaste que celle que tu as aujourd’hui.

L’histoire de Julie

C’est là que j’en viens à te raconter cette histoire dont je te parlais en introduction. C’est l’histoire d’une femme qui est atteinte d’une forme d’autisme, qu’on appelle le syndrome d’Asperger. C’est une jolie femme d’une trentaine d’années, qui s’exprime dans une vidéo (merci à Amanda, si tu passes par là, de m’avoir fait redécouvrir cette vidéo !). Elle parle posément, raconte avec une sincère éloquence le calvaire qu’elle a vécu.

Comment dépasser les peurs d'être soi ?Pendant de nombreuses années, elle a essayé de faire comme tout le monde pour se faire accepter par les autres. Afin d’être aimée par les autres. Et elle n’y arrivait pas. Elle s’est toujours sentie différente, ou plutôt, elle, elle dit que c’était les autres qui étaient différents d’elle. Elle s’est contorsionnée dans tous les sens jusqu’au jour où elle a fait un burn-out.

Ce burn-out a été une chance pour elle. Car à partir de là, elle a commencé à oser être elle-même. Naturellement, beaucoup de choses ont changé dans sa vie : elle a changé de travail, elle a quitté la personne avec laquelle elle vivait, elle a fait de nouvelles rencontres enrichissantes pour elle, elle a déménagé. J’aime beaucoup quand elle parle de son déménagement parce qu’elle dit qu’elle a emménagé dans quelque chose de plus petit, et que finalement, c’est très bien ainsi, parce que c’est ce qui lui correspond.

Elle a écouté ses besoins à elle, ses valeurs et ses désirs profonds.   

Elle a cessé de mener une vie factice dans le but de faire plaisir aux autres pour mener sa vie à elle et respecter ce qui vibre en elle.

« Être soi-même, c’est se faire exclure par certaines personnes. Être comme les autres, c’est s’exclure soi-même » Jean Céré

Comment dépasser les peurs qui empêchent d’être soi

Julie explique bien ce qui empêche d’être soi : ce sont les peurs. Si tu t’empêches d’être toi-même, c’est parce que tu as peur de souffrir, tu as peur d’être ridicule, d’être ignoré(e), rejeté(e), abandonné(e)…

Comment dépasser les peurs d'être soi ?Quand on a peur, on se retient, on s’empêche, on se contraint, on fait comme si, on contrôle et on croit dominer la situation. On fait tout ça pour plaire aux autres, ne pas les froisser, ne pas les déranger, parce qu’ainsi quelque part en soi on croit qu’on sera aimé(e) de ces autres.

C’est une stratégie qu’on adopte et qui répond aux besoins d’être aimé(e), de se sentir appartenir et faire partie d’un groupe. Mais cette stratégie est inadaptée.

Tu l’auras compris, pour oser être soi avec les autres, il va s’agir non pas de faire un burn-out (non on n’est pas obligé d’en passer par là 🙂 ), mais il va s’agir d’apprendre à apprivoiser ses peurs. Et pour apprendre à apprivoiser ses peurs, quoi de mieux que gagner confiance en soi ?

A lire : C’est quoi l’estime de soi ? Ce qui vous empêche d’en avoir

Un exercice ludique pour découvrir ses valeurs profondes

Comment dépasser les peurs d'être soi ? Je te disais plus haut que pour oser être soi, cela passe par une connaissance de soi plus vaste. Je propose pour commencer cette exploration un petit exercice ludique pour découvrir tes valeurs profondes.

Souviens-toi qui était le héros ou l’héroïne de ton enfance. Qui était ce personnage à qui tu voulais ressembler ? Tu as repéré ce héros ou cette héroïne ?

Maintenant, selon toi, quelle était sa principale valeur, sa qualité principale, sa compétence ? Qu’est-ce qu’il recherchait ? 

Est-ce que c’est la vérité ? L’honnêteté ? La générosité ? La justice ? Le dépassement de soi ? etc…

Est-ce que tu as identifié cette valeur chez le héros de ton enfance ?

Si tu as identifié cette valeur chez ton héros ou ton héroïne, sache que c’est ta principale valeur.

Ce qu’il faut retenir

Oser être soi est pratiquement impossible à faire quand on a peur. C’est pourtant d’une importance capitale si on ne veut pas passer à côté de sa vie. Il va donc s’agir d’apprendre à apprivoiser ses peurs en prenant petit à petit confiance en soi, en explorant ses besoins, ses valeurs et ses désirs profonds.

Et toi, quelle est la valeur que tu as découverte avec ce petit exercice ? N’hésite pas à la partager avec nous en commentaire, je suis curieuse de lire les richesses qui vous habitent 🙂

Emily

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Crédit photos : unsplash

Les hypersensibles souffrent, pourtant ce sont les personnes les plus proches de la Vérité

Les hypersensibles souffrent, pourtant ce sont les personnes les plus proches de la Vérité

Les hypersensibles souffrent, ça tu le sais. On se sent décalé par rapport au reste de la société, on se sent incomprisrejetépas aimé. Et on cherche, pour moins souffrir, à se faire comprendre et accepter par le monde, quitte à se contorsionner dans tous les sens. Je sais, je suis passée par là. Chercher à faire accepter son hypersensibilité est une quête qui est vaine. Mais la Vérité est ailleurs 😉 Voyons où est cette Vérité et en quoi les hypersensibles en sont les plus proches.

Aller au bout de la quête

Les hypersensibles souffrent, pourtant ce sont les personnes les plus proches de la VéritéParce que finalement, on a beau faire toutes les pirouettes possibles et imaginables, même si pendant un temps on a l’impression d’avoir enfin trouvé sa place, il reste toujours quelque chose au fond de soi qui ne va pas. Il y a toujours un truc au fond de soi, une forme de tristesse, de désespoir, de peur, de solitude qui ne nous quitte pas. 

A lire : Comment faire pour arrêter de souffrir quand on est hypersensible ?

Arrive un moment, après avoir épuisé toutes nos ressources, où on baisse les bras parce qu’on n’y arrive pas. On n’arrive pas à lutter contre ce truc qui ne va pas, on n’arrive pas à s’intégrer, on n’arrive pas à vivre, on se sent pas satisfait, et on croit que c’est nous qui ne sommes pas fait pour ce monde. 

C’est à ce moment-là qu’on comprend.

Qu’est-ce qui est important ? 

On comprend que c’est l’exact inverse. Que c’est la société dans laquelle nous vivons actuellement qui n’est pas faite pour ce monde. Les gens construisent des villes, courent dans tous les sens, s’agitent et font du bruit, mais que restera-t-il de tout ça ? Lorsqu’ils mourront, que restera-t-il de tout ça ?  

Rien du tout. Absolument rien. Il ne restera rien. 

On s’attache aux corps enterrés, au cendres, aux objets qui restent, mais tout ça finira aussi par disparaître un jour ou l’autre. C’est irrémédiable. Un jour, tout ce que tu vois autour de toi partira. Absolument tout. 

Même toi, même tous les êtres que tu chéris le plus partiront. C’est ferme et définitif, irrévocable. 

Alors, que reste-t-il une fois qu’il n’y a plus rien de matériel ? Que te reste-t-il des êtres que tu as aimés ? Que regrettes-tu avec ceux que tu n’as pas su ou pu aimer ? Avec ceux qui n’ont pas su t’aimer ? Ceux qui sont encore là, qu’est-ce que tu cherches à faire avec eux ? Qu’est-ce que tu cherches à faire dans cette vie ? 

Quand il n’y a plus rien, il subsiste l’amour. L’amour avec un grand A. Le vrai. L’amour vrai, l’amour libre, détaché de tout. 

Les hypersensibles souffrent, pourtant ce sont les personnes les plus proches de la Vérité

Les personnes hypersensibles sont les personnes les plus proches de l’amour. C’est pour ça qu’elle souffrent autant. Ceux qui courent après l’argent et le succès en sont les plus éloignés. Il faut de l’argent pour subsister et répondre à nos besoins primaires, nous sommes bien d’accord. Mais le succès n’est pas l’amour. Avoir beaucoup d’amis pour se rassurer n’est pas l’amour. Avoir un boulot et attendre sa retraite n’est pas l’amour. Rêver de posséder sa maison n’est pas l’amour. 

Les hypersensibles souffrent, pourtant ce sont les personnes les plus proches de la VéritéEt quelque part au fond de toi, tu le sais. Tu sais que c’est la Vérité. Parce que tu es hypersensible ou que tu souffres énormément. Ceux qui souffrent énormément sont ceux qui sont les plus proches de l’amour. Parce que la souffrance est une invitation à transcender ce qui entrave notre liberté. Sinon, pourquoi on se casserait la tête à chercher à se libérer, et être enfin en paix et heureux(se) ? Si on ne souffrait pas, on ferait comme tout le monde, on se satisferait d’une vie bien rangée et sécurisante. Il faut être en souffrance pour trouver la liberté, la vraie liberté, pas celle qui t’enferme dans quelque chose qui te rassure. Il faut être en souffrance pour trouver l’amour, le vrai, celui qui est détaché de tout. 

Sur mon parcours, depuis que j’ai découvert le développement personnel en juillet 2016 (que j’appellerais plutôt dépouillement personnel maintenant), j’ai cessé de fuir, j’ai fait face à mes souffrances, je les ai accueillies, examinées au microscope, j’ai pris le temps et l‘énergie qu’il fallait. Parce que je n’en pouvais plus, j’étais arrivée au bout de moi-même. Et chaque fois qu’un vieux chagrin, qu’une vieille colère se libérait, derrière se présentait la lumière, la paix, l’amour, le contentement. Je souffre de moins en moins, mon amour, ma compassion et ma conscience grandissent, ma confiance en la Vie me gagne de plus en plus. 

A lire : Arrêter de souffrir tout de suite

Chercher à faire accepter son hypersensibilité est une quête qui est vaine

Les hypersensibles souffrent, pourtant ce sont les personnes les plus proches de la VéritéSe contorsionner pour se faire comprendre et accepter des autres est une quête qui est vaine. Ils ne peuvent pas te comprendre parce qu’ils n’en sont pas encore là. Ils n’ont pas encore l’ouverture de conscience que toi, tu as. 

Mais aller jusqu’au bout de soi et de ce qu’on peut pour se faire comprendre et se faire accepter est nécessaire. Il faut en passer par là, cela fait partie du chemin. Il faut en passer par les leurres auxquels nous nous accrochons corps et âme pour un jour oser lâcher ces attaches et se laisser tomber dans le vide de nous-même et de la Vie. 

C’est ça, l’acceptation

C’est un chemin à parcourir sur lequel tu es déjà engagé. Chaque être humain y est engagé. Mais nous ne sommes pas au même endroit, pas au même niveau de conscience, d’amour, de confiance. 

Un jour tu cesseras de te contorsionner, tu te détendras complètement, tu n’en auras plus rien à faire du regard de l’autre, d’être aimé ou pas aimé. Tu jetteras les armes parce que tu te rendras bien compte qu’il ne sert à rien de lutter. Et là, ce que tu es véritablement pourra enfin s’épanouir, sans plus aucune peur, aucun doute, aucune résistance. 

Ce qu’il faut retenir

Continue d’être comme tu es. Continue ta quête, tu es parfait(e) tel(le) que tu es. Tout est parfait. Continue et fais confiance à la puissance de ta vie intérieure car c’est elle qui te mènera à la vraie liberté et à l’amour inconditionnel, détaché de tout. Et tu en es plus proche que la plupart des gens qui ne souffrent pas, ou croient ne pas souffrir.

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Emily