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5 habitudes à prendre pour ne plus se faire bouffer par les autres

5 habitudes à prendre pour ne plus se faire bouffer par les autres

Pendant des années, je me suis faite bouffer par les autres. Je me demandais : mais pourquoi est-ce qu’ils sont si méchants avec moi alors que je suis si gentille avec eux ? Je rendais service. Je ne disais jamais non. Les autres en profitaient, m’écrasaient, me rabaissaient. J’avais besoin des autres, mais je me suis renfermée sur moi-même, très craintive du monde extérieur. Et pourquoi Dieu, ou l’Univers, appelez-le comme vous voulez, laissait-il faire ça ? La vie est injuste alors ? 5 habitudes à prendre pour ne plus se faire bouffer par les autresHeureusement, les choses ont changé pour moi. Je vous partage aujourd’hui quels apprentissages il est indispensable de faire pour protéger sa maison intérieure, les 5 habitudes qu’il est nécessaire d’adopter pour ne plus se faire bouffer par les autres.

1- Les autres sont les autres

Le jour où j’ai compris que les autres pensent, font et disent ce qu’ils veulent, que cela ne me regarde pas, mon état intérieur a commencé à changer. Avant, sans m’en rendre compte, je cherchais à contrôler les autres. Je voulais les modeler comme je voulais qu’ils soient. Je me suis cassée les dents un nombre incalculable de fois ! Et ceci engendrait des souffrances qui pour moi étaient terribles.

5 habitudes à prendre pour ne plus se faire bouffer par les autresLes gens sont comme ils sont. Ils ne changeront pas s’ils ne le décident pas d’eux-mêmes. Si le comportement de l’autre me fait souffrir, si ça me fait du mal, c’est à moi de changer mon attitude, mon positionnement avec moi-même.

Pour vous aider, je vous invite à télécharger votre Ebook gratuit « J’arrête de souffrir à cause des autres ». Vous pouvez le télécharger à l’aide des formulaires que vous trouverez sur le blog, notamment en bas de cet article.

2- Identifier ses croyances

La seconde habitude qu’il est nécessaire de transformer, ce sont nos croyances. Une croyance, c’est tout ce que vous tenez pour vrai. 

Par exemple :

  • je me fais toujours avoir par les autres
  • les hommes sont infidèles
  • les femmes sont manipulatrices
  • les gens sont méchants
  • etc…

Nos croyances mènent nos vies : ce sont elles qui vont faire que nous allons nous limiter ou nous libérer, que nous allons vivre telle ou telle situation. Elles peuvent être positives ou négatives. 5 habitudes à prendre pour ne plus se faire bouffer par les autresAvant ma découverte du développement personnel, j’étais convaincue que je me devais d’être fidèle à mes relations, même toxiques, que je devais faire en sorte que l’autre s’améliore. Sinon j’étais une mauvaise personne. Que si je fuyais, cela signifiait que j’étais lâche. J’étais convaincue que j’étais là pour mettre les gens face à leurs faiblesses, leurs doutes, leurs peurs, etc… Que j’étais là pour les aider à s’analyser, qu’ils le veuillent ou pas… Que si j’y mettais tout mon coeur et toute mon énergie, alors la personne allait changer, et notre relation allait s’améliorer.

Avoir ces croyances me faisait avoir des attitudes inadaptées avec les autres et avec moi-même. Mes croyances me conduisaient à avoir des relations qui, on le comprend bien, me faisaient terriblement souffrir de frustration et de colère. Ces souffrances étaient renforcées par l’opposition entre mon intention bienveillante (puisqu’au fond je cherchais à améliorer mes relations et la vie des gens), et le rejet ou la malveillance que je récoltais de la part des autres. Mes croyances me mettaient dans un état de confusion mentale qui me faisait souffrir.

3- S’éloigner

Marshall B. Rosenberg, le père du processus de la Communication Non Violente (CNV), nous invite à nous poser cette question : Que voulez-vous dans vos relations ? Est-ce que vous voulez avoir raison ou bien être heureux(se) ?

A lire : Les 2 erreurs que nous commettons tous dans nos relations.

Aujourd’hui, quand l’autre a des paroles qui je sens vont engendrer un conflit, quand on cherche la petite bête et des poux dans mes cheveux, je ne réponds plus. Je m’en vais ! Tout simplement 🙂 Je dis « tout simplement » , mais la démarche a été longue et difficile pour moi. Il faut du temps pour modifier sa façon de fonctionner.

Je ne me prends plus la tête avec des :

  • Comment ça se fait qu’il me parle de cette façon ?
  • J’aurais dû lui dire ça et ça, ça lui aurait coupé le sifflet…
  • Oh et puis je la rappelle maintenant, je veux avoir le fin mot de l’histoire : je veux savoir pourquoi elle s’en prend toujours à moi et pas aux autres.

5 habitudes à prendre pour ne plus se faire bouffer par les autresJ’ai compris que pour être heureuse, il vaut mieux pour moi que je m’en aille. Que je m’éloigne de ce qui est toxique pour moi. Ne plus polémiquer, ne plus chercher à comprendre pourquoi ceci et pourquoi cela, pourquoi la personne me parle mal, comment ça se fait qu’elle dit ceci ou cela, etc… Pfffiou… Franchement, ça soulage 😊

4- Se libérer de la culpabilité

Le truc, c’est que quand on commence à fuir les autres, on peut se sentir lâche et coupable. Surtout quand c’est quelqu’un de proche comme notre conjoint(e), nos parents, nos enfants, nos frères et soeurs, ou un ami. Bah oui, parce que derrière sa méchanceté, sa toxicité, se cache de la souffrance. La culpabilité de fuir quelqu’un quand on sait qu’il va mal nous retient. On se dit « mais qui suis-je si je quitte mon mari, si je ne vais plus voir ma mère ou mon père, si je ne veux plus voir mon enfant ? Je ne pourrai jamais être heureux(se), c’est pas possible » Non seulement, c’est possible, mais en plus c’est préférable.

A lire : la culpabilité, c’est quoi ?  et Comment se débarrasser de la culpabilité ?

De quoi a besoin le monde selon vous ? De personnes qui coulent ensemble ? Ou bien de personnes qui respirent le bonheur et répandent la joie de vivre autour d’elles ? Le monde a besoin de tout le monde, je suis d’accord avec vous. Prenons l’image de la personne qui est en train de couler. Vous lui tendez la main : si elle la prend, c’est super ! Mais si elle ne la prend pas, que faites-vous ? Vous sautez avec elle dans l’eau parce que vous trouvez injuste que vous viviez et pas elle ? Même si c’est elle qui n’a pas voulu prendre la main que vous lui avez tendue ?

Avant la remise en question de mes croyances, j’étais pétrie par la culpabilité si je cherchais à quitter ou à m’éloigner de quelqu’un avec qui j’avais une mauvaise relation. Parce que je savais qu’au fond, cette personne, elle souffrait. Et moi je souffrais aussi de savoir qu’elle souffrait. Puis, je me suis rendue compte d’une chose : cette attitude démontre que je ne faisais pas confiance en la personne, que je la croyais incapable de prendre son bonheur en main. Je rabaissais les gens, sans en avoir conscience…

5 habitudes à prendre pour ne plus se faire bouffer par les autresOr, pour moi, il est important de faire confiance. Les autres aussi sont capables de changer, d’affronter leurs peurs et leurs doutes, de vouloir être heureux. Ils sont capables de se dire « j’en ai marre de couler, je vais attraper les perches qu’on me tend ». Lorsque j’ai compris cela, j’ai pris de la distance plus facilement avec les personnes qui me faisaient du mal. Elles font elles aussi leurs propres choix de vie. C’est aussi une marque de respect de les laisser faire leurs propres choix.

5- Vouloir rencontrer des gens merveilleux

Protéger sa maison intérieure, c’est aussi vouloir rencontrer des personnes avec lesquelles je me sens bien. Des personnes en lesquelles j’ai confiance, des personnes qui ne cherchent pas la petite bête, des personnes qui m’acceptent comme je suis, avec mes forces et mes faiblesses. Des personnes qui cherchent mon bien-être, qui sont positives, qui croquent la vie à pleine dent ! 5 habitudes à prendre pour ne plus se faire bouffer par les autresEt ça existe ! Depuis que je ne m’intéresse plus aux personnes toxiques, mes amis sont maintenant des personnes merveilleuses. Je les trouve gentilles, fortes, généreuses, adorables. Ce sont des personnes avec lesquelles je me sens bien, avec lesquelles je m’épanouis, avec lesquelles je ris. Ce sont des personnes avec lesquelles j’ai des relations que j’appelle “normales”.

La rencontre de ces personnes m’aide à ne plus m’intéresser ni à m’attacher aux personnes qui sont toxiques pour moi.

Ce qu’il faut retenir

Quand on se fait bouffer par les autres et que l’on veut retrouver notre paix intérieure, il sera nécessaire de nous tourner vers nous-même :

  • faire le chemin pour laisser les autres être ce qu’ils sont : ils ont le droit d’être comme ils veulent être, de penser, de dire et de faire ce qu’ils veulent
  • identifier nos croyances qui nous retiennent dans des relations qui nous font souffrir
  • fuir les personnes toxiques, avec lesquelles on ne se sent pas bien dans la relation
  • se libérer de la culpabilité de ressentir le besoin de m’éloigner de ces personnes
  • vouloir rencontrer des personnes avec lesquelles je me sentirai en harmonie

Si cet article t’a été utile et que tu souhaites prendre la voie de la confiance en soi pour t’épanouir dans tes relations, je peux t’accompagner personnellement. Je t’invite à découvrir mon accompagnement en cliquant ici.

Emily

M’énervent ces gens qui n’en finissent pas de se plaindre !

M’énervent ces gens qui n’en finissent pas de se plaindre !

Ca peut être énervant d’entendre les gens se plaindre. Ca laisse le sentiment qu’ils se complaisent, qu’ils ne font pas grand chose pour changer leur situation, qu’ils en veulent aux autres qui réussissent. Mais si les autres t’énervent parce qu’ils se plaignent, il y a de fortes chances que toi aussi… tu te plaignes… Aïe, ouille, on n’a pas trop envie d’entendre ce genre de choses. Allez, voyons de plus près en quoi ces plaintes peuvent t’aider aujourd’hui 🙂

Pourquoi a-t-on besoin de se plaindre ?

  • Je me compare aux autres

Se comparer aux autres est très nuisible pour la confiance en soi. J’en avais parlé dans cet article. Et allez savoir pourquoi, on se compare toujours à beaucoup plus gros que soi ! Notre attention est attirée par quelqu’un qui représente notre idéal (par exemple, vous voulez devenir chanteur et vous vous comparez à Michael Jackson ou à Lady Gaga 🙂 ). Ca me rappelle cette scène clute dans le film « Le péril jeune » de Cédric Kaplish :

Rien n’est plus décourageant que de se comparer aux autres. On finit par se dire « oui mais moi j’y arrive pas ! » Mais que sait-on du chemin parcouru par la personne avec laquelle on se compare ? Elle aussi elle traversé des moments difficiles et son mental a voulu abandonner comme le tiens.

«  J’ai raté 9 000 tirs dans ma carrière. J’ai perdu presque 300 matchs. 26 fois, on m’a fait confiance pour prendre le tir de la victoire et j’ai raté. J’ai échoué encore et encore et encore dans ma vie. C’est pourquoi j’ai réussi »

Michael JORDAN

  • Les choses ne se passent pas comme je l’aurais voulu

On en vient à se plaindre parce que les choses ne se passent pas comme on l’aurait voulu. On n’a pas le succès qu’on escomptait au départ. C’est plus compliqué et plus long que ce qu’on avait imaginé.

  • Je rejette la faute de ce qui m’arrive sur les autres :

J’ai été adepte de cette façon de faire pendant des années. J’en ai déjà parlé dans cet article.

C’est beaucoup plus facile de croire que ce qui nous arrive est de la faute des autres ! Nous sommes habitués à fonctionner de cette manière. Le problème, c’est qu’entretenir des pensées négatives au sujet des autres nous fait souffrir et nous maintient dans la plainte.

  • Je ne réussis pas à faire face

M'énervent ces gens qui n'en finissent pas de se paindreAu bout du compte, quand je me compare aux autres et que je rejette la faute de ce qui m’arrive sur eux, que je vois que les choses ne se passent pas comme je l’aurais voulu, c’est parce que je n’arrive pas à faire face à mes difficultés.

  • Je ne connais pas mes besoins

On ne se rend pas compte que la plainte est l’expression de besoins non satisfaits. On se plaint parce que la situation nous fait souffrir au lieu de se connecter à soi pour examiner de quoi on a besoin. 

Que faire ?

Le psychanalyste François Roustang, dans son ouvrage « la fin de la plainte » (que je n’ai pas lu) nous dit que pour sortir de la plainte :

  • nous pouvons nous poser des questions qui vont nous inciter à passer à l’action.

Il raconte l’histoire d’une femme qui est venue le voir. Pendant 7 ans, elle a fouillé avec un thérapeute dans son passé à la recherche d’une preuve. Elle avait eu le sentiment, à la mort de son père, que celui-ci avait abusé d’elle pendant son enfance. François Roustang, au lieu de continuer à farfouiller avec elle dans ce passé, lui a proposé d’étudier cette question : « en admettant que mon père ait abusé de moi, quels sont les moyens dont je dispose aujourd’hui pour être heureuse ? »

M'énervent ces gens qui n'en finissent pas de se paindre

C’est une question très puissante, qui incite à l’action et à dépasser les obstacles qui se dressent sur la route de cette femme.

Des solutions auxquelles tu n’avais pas pensé vont venir à toi, c’est une question qui ouvre.

«  Ces questions qui poussent à l’action, transforment ce qui était impossible en quelque chose de possible » 

  • Il nous précise aussi que nous pouvons décider de cesser de subir les situations, en se répétant : «  je vais bien, il y a une part de moi-même qui va bien et à laquelle je ne porte pas assez d’attention »    

Nous sous-estimons nos capacités à faire face aux difficultés et à rebondir. Ce bien-être existe pourtant bel et bien…

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Ce qu’il faut retenir

Réussir à sortir de la plainte, c’est réussir à surmonter les obstacles qui se dressent sur notre route et à la dépasser.

Pour cela, pose-toi des questions qui te poussent à l’action. Et écoute la personne qui est tapie quelque part en toi et qui va bien, qui a confiance.

C’est en te posant ces questions qui te font avancer que les réponses viendront à toi 🙂

Si cet article t’a été utile et que tu souhaites apprendre à utiliser tes richesses intérieures pour t’épanouir dans tes relations, je peux t’accompagner personnellement. Je t’invite à découvrir mon accompagnement en cliquant ici.

Emily

Les livres dont je parle dans cet article :

 

Podcast : améliorer nos rapports avec les autres

Podcast : améliorer nos rapports avec les autres

Cliquez sur « Play » pour l’écouter ou cliquez ici pour le télécharger directement sur votre appareil 🙂

Je publie aujourd’hui mon 1er podcast et je vous demanderais d’être indulgent avec moi quant à sa qualité 🙂

C’est un thème que vous affectionnez particulièrement :

celui des relations, de nos rapports avec les autres.

Est-ce que vous saviez que si nous sommes malheureux dans nos relations avec les autres, que c’est peut-être parce qu’on s’y prend mal ?

Ce n’est pas de notre faute, c’est que nous n’avons pas appris à nous exprimer de façon à ce que ce soit fluide avec les autres. Mais mal communiquer peut nous conduire à nous sentir seul finalement… A souffrir…

Je vous présente dans ce podcast deux erreurs que nous sommes nombreux à faire. Ce sont deux erreurs que nous faisons sans même nous en rendre compte.

Pourquoi ?

Parce que la société fonctionne avec ces deux erreurs, nous avons donc appris à communiquer de cette manière.

Mais nous avons le pouvoir de modifier notre façon de communiquer.

C’est ce que j’ai fait lorsque j’ai découvert le développement personnel en juillet 2016. Je me sentais si seule et si malheureuse qu’il fallait que ma situation change ! J’avais envie de me sentir enfin sereine et en confiance dans mes rapports avec les autres.

C’est un nouveau chemin à emprunter. Et il faut faire un premier pas. Je vous propose de vous accompagner à faire ce premier pas avec ce premier podcast.

Je partage donc avec vous deux clefs simples et faciles à mettre en pratique qui vont vous permettre de commencer à remettre en question votre façon de communiquer avec les autres afin d’améliorer vos rapports avec eux.

Je vous souhaite une bonne écoute de ce podcast !

 

Et n’hésitez pas à le partager sur les réseaux sociaux si vous pensez que cela peut aider quelqu’un de votre entourage.

Et à laisser un commentaire si dessous pour nous partager votre expérience 🙂

Se libérer de la honte d’être soi

Se libérer de la honte d’être soi

Avoir honte de soi empêche d’être soi-même et d’être heureux.se. Quand tu souffres, avoir honte de toi-même est monnaie courante. Le regard des autres te pèse, tu t’isoles, tu ne te sens pas bien avec les autres, tu ne trouves pas ta place, tu n’attires pas à toi les personnes qui te feraient du bien. Il est possible de se libérer de la honte d’être soi pour devenir toi-même et être heureux.se. Voyons ensemble comment faire. 

La honte : un poison de l’âme

se libérer de la honte d'être soi est possibleC’est quoi, la honte ? Le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, père de la résilience, nous l’explique clairement : «  La honte est un sentiment, une émotion ressentie dans le corps, provoquée par une représentation ». La honte fait qu’on se sent amoindri dans le regard des autres.

Tu a des représentations de comment devrait être ta vie, et quand tu vois que tu vis pas ce que tu voudrais, tu en as honte.

La honte démontre aussi que tu es un être social, parce que tu prends le regard de l’autre en compte. Seuls les pervers ne ressentent pas de honte car pour eux l’autre n’existe pas.

La honte n’est pas une maladie. C’est un «  poison de l’âme »  lorsqu’elle t’empêche d’être toi-même. Elle provoque l’envie de te mettre sous terre, et te retient de passer à l’action pour aller vers les autres par exemple.  Se libérer de la honte est une des premières choses à faire pour se réaliser

Toutefois, garde bien en tête que si tu t’es mis sous terre, c’était pour une bonne raison : c’était pour te protéger et t’éviter de souffrir.

Se libérer de la honte : accepter d’être vivant

Nous sommes tou.te.s traversés par des sensations agréables et d’autres qui sont moins agréables. Aucun être humain ne peut y échapper. Ce sont justement ces sensations qui font que tu es vivant.e. J’adore quand le thérapeute Franck Lopvet nous dit que « nous avons les pieds dans la boue et la tête dans les étoiles ».

Aussi, tu es comme tout un chacun habité.e par des aspects sombres et par des parts lumineuses. Ta vie est faite d’échecs et de réussites. De hauts et de bas. Se libérer de la honte, c’est commencer à accepter que tu marches tel un funambule en équilibre sur le fil de la vie.

Aussi, je te propose de t’interroger : penses-tu que l’être humain peut être heureux s’il n’était jamais malheureux ?

Se libérer de la honte d'être soi en acceptant d'être vivantJe te partage cette métaphore qui m’a beaucoup aidée : la vie est un mouvement qu’on peut imaginer comme des vagues qui vont et qui viennent. Parfois on se trouve beau, on est comblé d’une discussion qu’on a eu, on se sent heureux.se d’avoir pu aider quelqu’un. Et d’autres fois, c’est comme si on avait un boulet attaché à la cheville, on n’a de goût à rien, on n’arrive pas à se motiver à faire ce qu’on devrait faire, on regrette d’avoir été injuste avec quelqu’un, etc…

Se libérer de la honte, c’est accepter qu’il y a des jours avec et des jours sans, c’est accepter que tu n’es pas tout-puissant, que tu n’es pas parfait. Tu es vivant.e donc en mouvement.

A lire : Bougez-vous les fesses : 16 moyens de rester motivé quand vous êtes sur la pente descendante

Se donner des autorisations

se libérer de la honte d'être soi est possiblePour se libérer de la honte, l’antidote est de t’autoriser à être qui tu es maintenant. Tu n’aimes pas ta vie maintenant ? Autorise-toi à ne pas aimer ta vie maintenant. Tu ressens de la honte ? Autorise-toi à avoir honte.

On nous assène sans cesse qu’il faut être performant, qu’il faut être comme ceci et si on est comme cela, c’est que ce n’est pas normal, etc… Seulement, commencer par accepter ce qui vit à l’intérieur de soi, même si ce qui y vit ne fait pas envie, est un acte bienveillant envers soi-même. Parce que tu prends dans tes bras tout ce que tu es. C’est un geste qui démontre une belle amitié envers toi-même.

C’est ainsi que tu ouvres la porte à l’amour de toi-même et à la confiance en toi.

Ce qu’il faut retenir

La honte empoisonne l’existence. Elle t’empêche d’être toi-même et de vivre pleinement heureux(se). Pour t’en libérer, commence par accepter ce qui vit en toi. Tout commence par l’acceptation de soi et de ce qui est.

S’autoriser à être qui tu es là maintenant, n’est-ce pas déjà une belle réussite ? 🙂 C’est un acte d’amour et de bienveillance envers toi-même.

Si cet article t’a été utile et que tu souhaites prendre la voie de la confiance en soi pour t’épanouir dans tes relations, je peux t’accompagner personnellement. Je t’invite à découvrir mon accompagnement en cliquant ici.

Emily

Le déclic qui a changé ma vie

Le déclic qui a changé ma vie

C’était un jour de ciel bleu. Nous étions début juillet, il faisait chaud. A cette époque-là, je vivais dans le centre-ville de Toulouse. Je venais de partir de chez ma mère pour aller vivre dans un petit appartement prêté par un copain qui venait d’emménager avec son compagnon.

J’errais dans les rues, tête baissée. Je revenais du lycée où j’avais découvert que j’étais sur la liste des gens qui devaient encore se taper des révisions pour passer la repêche du bac. Ca fout la honte de se retrouver sur cette liste. Vaut mieux encore se retrouver sur aucune liste, pensais-je alors. Et puis, allais-je avoir mon bac ?

le déclic qui a changé ma viePour la énième fois, je me sentais mise à l’écart. Ca me tordait le ventre. Je trouvais ça tellement injuste, moi qui avais vécu des trucs très durs. Pourquoi la vie n’était-elle pas plus douce avec moi ? Pourquoi est-ce qu’elle m’en faisait autant baver ? Qu’est-ce que j’avais fait pour mériter une vie pareille ? J’avais pourtant l’impression de me battre et de bien faire les choses…

J’ai quand même eu mon bac. Tout juste, car j’avais beaucoup de points à rattraper. Je ne l’ai pas fêté. Tout ce que je ressentais, c’était des angoisses, des doutes et des inquiétudes. Qui étais-je ? Qu’allais-je faire de ma vie ? Comment allais-je gagner de quoi manger et payer un loyer ? Malgré les souffrances qui me torturaient l’esprit, quelque part au fond de moi, brûlait une petite flamme qui éclairait les images floues d’une femme qui était épanouie dans sa vie, une femme heureuse et comblée…

L’errance

Mes parents ont fait ce qu’ils ont pu mais personne ne m’a appris à me protéger : je n’avais appris que la culpabilité, la tristesse, la haine, la fatalité, le conflit, les émotions refoulées, etc… J’avais 18 ans et pas vraiment d’armes pour affronter la vie. Je venais de quitter ma mère, il n’était pas question d’aller vivre chez mon père. Mais je me suis rapprochée de lui, je suis retournée vivre dans le Pas-de-Calais, à Béthune. Je me suis inscrite en fac de géographie à Arras, où je suis allée peut-être deux fois. Ben oui, j’ai voulu faire des démarches administratives pour je ne sais plus quoi à la fac, et je me suis rendue compte que je n’étais même pas inscrite. Pour quelles raisons ils n’avaient pas pris mon inscription en compte ? Je n’en savais rien et ça m’était égal.

le déclic qui a changé ma vieEncore une fois, on ne voulait pas de moi.

Je suis rentrée chez moi, dans mon petit studio. Je suis allée partout où je pouvais aller à pied pour chercher du travail. Personne ne voulait de moi. Personne ne voulait me faire confiance. Heureusement que mon père m’aidait financièrement. Puis j’ai fini par trouver un boulot de merde dans un kebab de merde où je travaillais au black pour 100 francs par jour, environ 70 heures par semaine. C’était tout ce que j’avais trouvé… Ils ont fini par me jeter comme une pauvre merde… Mais je commençais à m’habituer à cette vie, dans le sens où elle me faisait moins peur. Et puis je sentais toujours cette petite flamme au fond de moi qui brûlait.

Pendant 4 ans, j’ai erré de petits boulots en cours irréguliers à la fac, entre Béthune et Toulouse. J’ai travaillé dans un PMU, aux impôts, j’ai été plongeuse sur une péniche, serveuse dans un resto chinois, dans un Flunch… Je me voyais travailler dans l’environnement, puis j’ai fait de la psycho, de l’histoire… Je recherchais sans cesse cette femme dont je voyais les contours flous au fond de moi…

Ainsi, je ne restais jamais bien longtemps au même endroit. Je n’étais jamais à ma place. Mais je croyais que c’était de mon fait, que c’était moi qui n’étais pas adaptée à la vie.

Le déclic qui a changé ma vie

Puis, j’ai trouvé un boulot en tant que caissière dans un supermarché qui s’appelait à l’époque Champion. C’est le meilleur travail que j’avais trouvé depuis le début. Du coup, je me sentais mieux dans ma tête. Et voilà qu’un jour, alors que je ne cherchais plus rien, j’étais à ma caisse, en train de machinalement passer des articles au scanner, lorsque j’ai eu une révélation. Un déclic.

« Mais oui ! Je sais ce que j’aime faire ! C’est tellement évident !!… J’adore écouter les gens ! J’adore essayer de comprendre leur vie, analyser leurs attitudes, essayer de percevoir ce qu’ils ressentent, et puis tenter de leur donner un peu de baume au coeur ! »

le déclic qui a changé ma vieOui, ça a été un déclic. Comme si tout d’un coup tout devenait évident ! Comme si tout d’un coup le brouillard qui avait envahi ma tête se dissipait ! Les contours flous de cette femme que je voyais à la lueur de la petite flamme qui brûlait au fond de moi se précisaient… Je me rendais compte que j’aimais écouter les gens qui passaient à ma caisse, écouter ces personnes pour lesquelles la vie était difficile. Je ne pouvais que les comprendre ! J’avais eu une vie tellement dure pendant des années !

Je me suis alors rappelé que j’aimais faire ça depuis longtemps. Que je suis touchée par les personnes qui souffrent, qui sont rejetées, les personnes qui paraissent fragiles. Quelque chose m’attire à elles, alors que personne ne semble les voir…

Vite vite vite ! Je suis allée à l’ANPE (c’était le Pôle Emploi de l’époque) où je savais qu’ils avaient des classeurs remplis de fiches métiers (c’était en 2000, on ne se servait pas encore d’Internet). J’ai vite trouvé : je suis tombée sur la fiche du métier d’assistante sociale, et là, ça a été encore un autre déclic !! « C’est exactement ça que je veux faire ! C’est complètement moi ce qui est écrit là !! »

Je n’en revenais pas de lire ce qui était écrit ! J’avais les yeux écarquillés en constatant à quel point cela me correspondait.

La cascade

Tout s’est enchaîné : je me suis inscrite à des cours par correspondance au CNED pour préparer le concours d’entrée à l’école d’assistante sociale (qui est réputé être difficile et très sélectif). Dans mon entourage, tellement de personnes se moquaient de moi ! Je vous en ai parlé dans cet article. J’en avais rien à foutre de ce qu’on pouvait me dire ! Trop dur pour moi ? Je m’en fous.

J’étais comme transportée par une confiance que je n’avais jamais ressentie avant. Transportée par quelque chose qui m’appelait et contre quoi je ne pouvais pas lutter. Et contre toute attente, j’ai eu le concours dans les 2 écoles où je me suis présentée ! J’ai même eu 38/40 à l’oral de l’école où j’ai choisi d’aller : celle de Lille.

Je n’en revenais pas ! Je me disais « c’est pas possible ! Je suis reçue pour entrer à l’école d’assistante sociale et en plus avec 38/40 à l’oral ! » Je relisais le papier sans cesse pour vérifier que je ne me trompais pas. Mais c’était bien ça 🙂 C’était bien MOI qui avait réussi !

A l’ANPE, je suis tombée sur un conseiller merveilleux qui croyait en mon projet, qui m’a aidée comme un malade pour trouver des financements. Mon papa m’a aidée aussi financièrement.

Après un an passé à l’école, j’ai quitté mon copain avec qui je vivais depuis 6 ans. On ne se reconnaissait plus. Je devenais quelqu’un d’autre. J’ai aussi quitté la campagne du Pas-de-Calais et je suis partie vivre à Lille. J’ai fait mes études en 4 ans. L’école de Lille nous permet cela (normalement c’est 3 ans) : faire ses études à temps partiel pour avoir un boulot à côté. Je faisais mes études, j’étais auxiliaire de vie le week-end chez des personnes âgées, et j’ai aussi obtenu une bourse du Conseil Régional.

Puis, en juin 2005, au bout des 4 ans, je me suis retrouvée devant un panneau d’affichage avec des listes, un panneau semblable à celui du bac. Il y avait la liste des reçus au diplôme et la liste de ceux qui partaient à la repêche. J’avais une boule au ventre, les mauvais souvenirs de regarder les listes du bac me revenaient en mémoire. Sauf que là, j’étais sur la bonne liste : j’ai eu mon diplôme d’assistante sociale avec une moyenne de 13/20 🙂

Là, je me suis mise à pleurer, pleurer, pleurer. Tout le monde me regardait, et ça m’était complètement égal. Je pleurais tellement que mon père ne comprenait pas au bout du fil si j’avais eu mon diplôme ou pas. Il n’arrêtait pas de me dire “mais tu l’as eu ou pas ? J’arrive pas à comprendre !” avec un sourire… Il avait dû comprendre…

La transformation

Qui l’eut crû ? Peut-être des personnes proches. Mais c’est surtout moi qui a cru en moi. Il n’y a que moi qui a cru profondément que j’allais y arriver. C’est ce petit quelque chose, cette petite flamme qui éclairait les images de la femme que je voulais devenir. J’ai passé des années à la chercher cette femme, et j’ai fini par la trouver. Il faut croire en soi, personne ne peut le faire à notre place.

Et persévérer.

Ce qu’il faut retenir

Ce déclic a changé ma vie. Il m’a permis :

  • d’accéder à un diplôme qualifiant
  • d’exercer un métier passionnant
  • de devenir indépendante financièrement et psychologiquement
  • de transformer mes souffrances en quelque chose de puissant pour être au plus près des souffrances des autres et leur servir de tremplin pour aller vers leur propre épanouissement

Aujourd’hui, je suis tellement heureuse ! Au moins autant que j’ai pu être malheureuse …

Le déclic qui a changé ma vie

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Emily

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Note : cet article a été écrit pour un carnaval d’articles pour le blog de Virginie : “une chose par jour, se libérer d’une relation abusive ou violente”

Pour mémoire, un carnaval d’articles, c’est un sujet qui est lancé par un blogueur et sur lequel toute personne qui possède un blog peut participer en écrivant un article.

L’intérêt pour le lecteur est de découvrir des points de vue différents sur un même thème, et pour les blogueurs l’intérêt est double puisque le carnaval permet de se faire connaître auprès d’un lectorat qu’ils n’auraient pas atteint d’une autre façon, et de créer aussi des liens avec les autres blogueurs.