Qui suis-je ?

Qui suis-je ?

Quand j’étais petite, je croyais que quand je serai grande, je serai heureuse.

Mon enfance

J’étais comme beaucoup de petites filles, une blondinette joyeuse, pleine d’entrain et d’énergie. Ma vie était géniale : ma mère me chantait des chansons qu’elle inventait pour moi, elle me faisait plein de câlins, faisait de moi sa princesse en m’habillant dans des jolies robes… Moi je m’amusais à mettre mes pieds dans ses escarpins beaucoup trop grands pour moi, pour voir ce que ça fait d’être une grande. Mon père lui, me faisait rêver. Je me souviens qu’un soir, il a ramené un magnétoscope à la maison. Personne n’avait encore de magnétoscope. Quelle fête on a fait ce soir-là ! Avec mes deux petits frères, on a dû chanter et sauter sur le canapé en cuir noir du salon, en attendant que notre père fasse tous les branchements.

qui suis-jeQu’est-ce qu’on a passé comme soirées à regarder des dessins animés de Walt Disney ! J’étais fascinée par ces magnifiques contes de fée. Il faut dire que c’est tellement beau ces histoires dans lesquelles il arrive malheur à de jolies jeunes femmes qui font pourtant tout pour être heureuses…. Mais je savais que le bien finissait toujours par gagner : elles sont délivrées par leur prince charmant, eurent beaucoup d’enfants et vécurent heureux jusqu’à la fin de leurs jours.

Moi, je voulais vivre la même chose que la Belle au bois dormant et Blanche Neige. Oui, ma vie allait être comme celle de ces princesses quand je serai grande ! Je serai une princesse qui vivrait à la maison, avec un beau prince charmant, et tout irait toujours bien. 

Mais… c’était sans compter mes malheurs à moi.

La descente aux enfers

Tout a commencé le jour où mes parents se sont séparés, quand j’avais 9 ans. Avec ma mère, nous sommes partis vivre très loin, dans une grande ville inconnue, dans un quartier avec des grandes barres et des gens agressifs et menaçants.

J’étais perdue, j’avais peur, je ne me sentais plus jamais en sécurité, c’était terrible ! D’autant plus terrible que personne n’entendait mes souffrances. Dans ma famille, comme dans beaucoup de familles, une fille doit être sage et gentille. Comme la Belle au bois dormant et Blanche Neige.

Mais moi je n’arrivais plus à être sage et gentille. Moi j’étais en colère, je voulais retourner vivre dans notre maison, je voulais que les choses redeviennent comme avant. On me faisait comprendre qu’il fallait que j’arrête d’être en colère, parce que c’est pas beau une fille qui se met en colère. Si je continue, on ne m’aimera plus.

Arrivée à l’adolescence, quand on me disait « Tu étais si sage quand tu étais petite », ça me tuait. Ca sous-entendait que maintenant j’étais méchante, que je n’étais pas bonne à être aimée. Personne ne me comprenait quand je me suis mise à fumer et à boire, à sécher l’école, à répondre aux gens méchamment. On me faisait comprendre que j’étais vraiment une pauvre fille de sortir avec tous ces types louches. Pourquoi ne me délivraient-ils pas de mes malheurs d’abord ?

Oui, ils auraient dû me délivrer ! Avec eux, je faisais tout pour être sage et gentille. Comme ça, ils allaient m’aimer et m’emmener avec eux. Mais non. Je me souviens que l’un d’eux m’a fait croire à une soirée romantique le soir du Nouvel An. Je me suis bien préparée, comme le font les filles coquettes. J’étais toute pomponnée, et j’ai attendu pendant des heures, mais personne n’est venu me chercher. Après il s’est moqué de moi devant moi avec ses copains parce que j’avais été bien sotte de croire qu’on voudrait passer du temps avec moi le soir de Nouvel An.  

qui suis-jeMa vie, c’était tout le temps comme ça : je voulais être heureuse, et il ne m’arrivait que des malheurs qui me faisaient terriblement souffrir. Je me sentais isolée, incomprise, pas entendue.

« Est-ce qu’un jour j’arriveraià être heureuse ? »  Me demandai-je. « Mais qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu pour souffrir autant ? Est-ce que Dieu estime que je ne mérite pas la belle vie que je veux ?Je n’ai pas le droit d’être heureuse ? » 

Puis un jour, j’avais 25 ans, la cocotte-minute a fini par exploser ! Je n’en pouvais plus de cette navigation entre « je suis sage et gentille avec les mecs » et « je me révolte avec le reste du monde ». Je me souviens d’une après-midi, j’étais dans le métro, j’étais terrorisée par le monde, le bruit, les lumières, tout me faisait peur. 

Je n’avais plus le choix : je devais faire un travail sur moi.

La lutte vers le bonheur

Pendant 5 ans, tous les lundis, envie ou pas envie, je me rendais chez une thérapeute pour, petit à petit, une pierre après l’autre, commencer à me reconstruire.

Je me suis battue comme une damnée pour ne plus dépendre de personne et donc ne plus souffrir à cause des autres.  Qu’est-ce que j’ai pleuré le jour où j’ai eu mon diplôme d’assistante sociale ! J’avais alors 27 ans, j’allais enfin avoir un bon salaire et être indépendante ! Plus tard, j’ai arrêté de fumer et de boire, je me suis mise à faire de la musique et du théâtre, j’ai fait de beaux voyages en Asie et en Afrique noire. Franchement, j’étais de plus en plus fière de moi de réussir autant de choses. J’allais mériter de rencontrer enfin le prince charmant qui lui, allait vraiment m’aimer.

qui suis-jeIl a fallu que j’attende d’avoir 35 ans pour le rencontrer. Tout de suite, on s’est entendu à merveille, c’était comme si on s’était toujours connu ! C’était mon âme sœur. J’avais une confiance en nous sans fin… Du coup, j’étais toujours disponible pour lui, toujours sur mon 31, toujours à lui préparer des bons petits plats…. Il ne pouvait me faire aucun mal contrairement à tous les autres que j’avais rencontrés avant : c’était mon prince charmant, mon âme sœur ! Pendant 1 an et demi, j’ai essayé par tous les moyens de lui faire ouvrir les yeux sur l’homme incroyable qu’il était, sur le potentiel qui sommeillait en lui. Mais plus le temps passait, plus je perdais mes moyens : je n’arrivais pas à lui faire ouvrir les yeux et j’en souffrais, c’était horrible… Finalement, il s’est montré être comme tous les autres avant lui : il est parti avec une autre femme.

J’ai plongé dans un désespoir infini. Je ne croyais plus en rien. Est-ce que c’était tout ce que j’avais mérité après toutes ces années à me battre comme une chienne enragée ? J’étais écoeurée. Là, c’était fini : je ne croyais plus à mon rêve d’être un jour heureuse.

Je me suis rendue compte que je m’étais trompée

Et c’est là que le miracle s’est produit, à l’été 2016, j’allais avoir 39 ans : l’univers magique et infini du développement personnel est venu me percuter. Je n’en revenais pas de ce que je découvrais : on pouvait être heureux, même si on souffrait depuis longtemps, car il existait des méthodes pour y arriver !

Alors là, attention. J’étais captivée, je mangeais et buvais développement personnel, je rêvais développement personnel, je pensais développement personnel. C’était juste dingue !

J’ai compris que je pouvais être heureuse avec simplement ce que j’avais en moi. Que je n’avais pas besoin d’attendre qu’un prince charmant vienne me délivrer de ma vie misérable.    

Et depuis, ma vie a beaucoup changé… J’ai retrouvé ma joie de vivre, j’ai découvert l’amour de moi-même, mes relations, surtout celles avec ma famille,  se sont améliorées…  

Ce que j’ai compris qu’il me fallait pour être heureuse

qui suis-jeJe ne suis pas devenue une princesse sage et gentille comme je le croyais quand j’étais petite. Je ne vis pas dans un château avec un prince charmant avec lequel tout va toujours bien. Je vis avec moi-même en confiance et en amour. Et même si tout ne va pas toujours bien, j’ai la confiance désormais que j’arriverai toujours à surmonter les obstacles et que la Vie est à mes côtés car elle ne me veut que du bien.   

 

Aujourd’hui, je veux te transmettre à toi et au monde entier que la souffrance n’est pas une fatalité. Que le bonheur, la joie, la confiance, l’amour de soi et de la vie sont possibles, même si on a souffert terriblement et qu’on souffre depuis longtemps.

Bien sûr, je ne prétends pas tout savoir sur la souffrance et le bonheur, c’est impossible. Puis je n’aurai jamais fini d’apprendre, je suis en chemin, comme toi.  

Mais chaque jour, je cherche ce qui peut m’apporter du bonheur à moi et au reste du monde.

Il m’a fallu beaucoup de temps pour en arriver là, parce qu’à l’époque on n’avait pas accès à l’info comme aujourd’hui grâce à Internet. Je peux par ma propre expérience t’aider pour te faire avancer beaucoup plus vite, car la vie est trop courte pour perdre trop de temps. 

Emily

 

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