Qui suis-je

Je suis une personne hypersensible heureuse et épanouie. Je suis aussi assistante sociale depuis 2005, formée à la relation d’aide et à l’écoute bienveillante. J’accompagne des personnes qui souffrent elles aussi de leurs différences. J’ai réussi à transformer ce que je pensais être un handicap et une souffrance insurmontables, en une fierté et une force très puissante.

Des personnes de mon entourage, qui ne sont même pas hypersensibles, me demandent :

  • Comment je fais pour rester zen dans des situations qui elles, les font sortir de leurs gonds.
  • Comment j’ai fait pour sortir de mes dépendances.
  • D’où je tire toute cette énergie, cet enthousiasme, cette joie de vivre….
  • Etc…

Surtout quand elles apprennent quel a été mon parcours.

J’apprends à réprimer mes émotions

Je m’appelle Emily. J’ai 9 ans en 1986 lorsque mes parents se séparent. C’est le choc. Je suis ravagée par le chagrin et la colère. Je pleure toutes les larmes de mon corps, je hurle, je veux qu’on me dise que je vais me réveiller de ce cauchemar.

Ma famille, avec toutes les meilleures intentions du monde, veut m’aider. Ils m’apprennent alors ce qu’on se transmet depuis des générations : « il vaut mieux ne pas avoir d’émotions, car les émotions c’est mauvais. C’est pas beau une fille qui se met en colère. Une fille doit être sage et gentille ! »

Je comprends en filigrane que si je ne suis pas sage et gentille, ma famille ne m’aimera plus. Qu’à contrario, si je suis sage et gentille, les autres m’aimeront. Et puis, je suis hypersensible, je m’en veux d’être comme ça parce que je sens bien que mon attitude leur fait du mal.

Pour ne pas me faire rejeter des autres, pour me faire aimer et pour ne plus m’en vouloir, à partir de ce moment-là, j’apprends à me couper de mes émotions.   Qui suis-je ? Je vivais dans la honte et la culpabilité d'être hypersensible

C’est dur d’être sage et gentille !

Je grandis en faisant tout pour être sage et gentille. Mais qu’est-ce que c’est dur ! Je n’arrive pas à faire disparaître ma colère, à m’empêcher de pleurer à chaudes larmes, à réprimer ma haine qui grandit. Je suis une mauvaise fille, je n’y arrive pas : je crois que je suis nulle. Je me mets à beaucoup manger et à grossir.

Aussi, être sage et gentille, moi j’ai compris que ça signifiait tout donner. Alors, adolescente, je donne tout : mon sourire, mon corps, mon argent de poche. Mais on abuse de moi, on m’humilie, les gens chuchotent et se marrent en me regardant.

qui suis-je ? Mon hypersensibilité était un handicap avant de devenir une forceJ’ai honte. J’ai honte d’être aussi nulle. Et les gens sont méchants… Alors je préfère rester dans ma chambre, à l’abri du monde, à fumer des cigarettes, du hashisch, puis je me mets à boire. Mais qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu pour mériter cette vie de merde ? Pourquoi s’acharne-t-il comme ça sur moi ?

Ca me rend malade : je fais de l’asthme, des migraines, des sinusites, des bronchites. Je suis très tendue, très stressée, je fais des crises de panique, des torticolis, j’ai mal au dos, aux épaules. Mon état de santé horrifie même un médecin que je dois faire venir un dimanche pour une grosse bronchite. J’ai 21 ou 22 ans à cette époque. Je fume sans arrêt, je bois beaucoup. Mais je m’en tape de l’avis du médecin ! Je ne vais quand même pas arrêter de fumer ! Non non, tout ça, je me dis qu’un beau jour, ça va passer.

La cocotte-minute explose

Mais en 2002, j’ai 25 ans, je n’en peux plus. Ma tête va exploser tellement tout se mélange. J’en ai ras-le-bol de ne pas arriver à être sage et gentille. J’en ai ras-le-bol de ne rencontrer que des gens malveillants, qu’on se foute de moi, qu’on me rabaisse. Je suis à bout de souffrir autant.

C’est là que mes émotions finissent par prendre le dessus sur moi. La cocotte-minute explose ! Je suis terrorisée, je panique, je perds complètement le contrôle. Mais qu’est-ce qui m’arrive ??

Sur les conseils de mon médecin de l’époque, je téléphone à une psychiatre. J’y vais en tremblant. Que va-t-elle penser de moi ? Elle va me prendre pour une dingue et me faire interner !

J’ai trouvé une femme qui me regardait dans les yeux et qui m’écoutait. Elle était douce et gentille. Qui suis-je ? Faire craquer la carapace qui me rendait malheureuse

Je prends confiance petit à petit et je peux, enfin ! faire craquer cette lourde carapace qui me fait tant de mal et laisser aller mes émotions 🙂

Être hypersensible, c’est être hyper vivant !

M’autoriser à me reconnecter à mes émotions a été l’amorce pour retrouver petit à petit l’harmonie, la fluidité, la paix intérieure. Aujourd’hui je me sens libre d’être hypersensible, le regard des autres n’est plus un poids lourd, je me sens en confiance avec la vie 🙂

Depuis, j’ai énormément travaillé sur moi et pour quels résultats !

  • Je me sens hyper vivante 🙂
  • Ma vie et mes relations se sont améliorées
  • Je m’entends beaucoup mieux avec ma famille
  • J’ai des amis adorables
  • Je traverse les épreuves de la vie plus sereinement
  • Je me suis libérée entre autre de ma honte et de ma culpabilité
  • Je prends soin de moi (mon état de santé s’améliore d’année en année !)
  • J’assume ma colère 🙂
  • Je m’aime comme je suis, enfin !

Maintenant j’ai à cœur de partager comment j’ai fait pour y arriver à travers ce blog. Je ne prétends pas tout savoir sur les personnes et les émotions (loin de là !! :)), mais j’ai envie de transmettre ma modeste expérience aux personnes à qui mon histoire parlera, afin qu’elles connaissent des raccourcis pour cheminer vers une vie et des relations plus épanouissantes.

« Ce que je recherche et qui me rend heureuse, c’est l’harmonie dans mes relations. Avec moi-même, avec les autres, avec l’Univers. Être claire, être vraie, être authentique, voilà le but de ma vie. »

Emily

 

Crédit images : Pixabay et Unsplash

Sauf mon auto-portrait