Développer sa puissance intérieure, Podcasts

Plus on souffre, plus on est susceptible d’être créatif

Vous pouvez gagner du temps en écoutant l’article que j’ai enregistré en audio. Cliquez sur play dans la barre ci-dessus ou bien vous pouvez le télécharger en cliquant ici). Ainsi vous pouvez l’écouter en faisant la vaisselle, en conduisant, en faisant du sport, etc…

Aujourd’hui, ce dont je voudrais vous parler, c’est de la créativité qu’on trouve dans le désespoir. Plus on souffre, plus on est susceptible d’être créatif. Moi je suis une personne résiliente. Ca veut dire que je suis capable de transformer mes traumatismes en quelque chose de créatif. Oui c’est ça. La résilience, c’est créer quelque chose de vivant, d’insoupçonné, de positif à partir de ses traumatismes.

Je ne suis pas du tout à la mode

Bon, je vous le dis tout de suite, la résilience, ce n’est plus un sujet à la mode. Enfin, il me semble… Aujourd’hui, les sujets à la mode parlent de concepts comme le lâcher-prise. Ah le lâcher-prise… Ca, c’est un sujet à la grande mode. Moi je ne suis pas du tout à la mode, d’abord parce que je vous parle de résilience, mais en plus parce que c’est extrêmement difficile pour moi de lâcher-prise. En fait, c’est même parce que je n’arrivais pas à lâcher-prise que je suis devenue une personne résiliente. Je peux vous dire que pour les résilients, enfin je vais plutôt parler en mon nom, apprendre à lâcher-prise, c’est très dur à réaliser.

Coco Chanel nous disait “La mode passe. Seul le style reste”. Je vais tâcher d’avoir du style alors, je vous le promets.

Ma mère est une personne dépressive, suicidaire, alcoolique et j’en passe. Quand j’étais enfant, elle me disait que c’était à cause de moi si elle était comme ça. Quand on est petit, entendre ce genre d’accusation qui vient de sa propre mère, ça brise quelque chose au fond de soi : l’amour qu’on se porte, la confiance en soi et la confiance en la vie.

plus on souffre, plus on est susceptible d'être créatifComment est-ce qu’on peut continuer de s’aimer alors qu’on croit que c’est à cause de soi que notre mère se retrouve à l’hôpital psychiatrique parce qu’elle a mélangé des médicaments avec de l’alcool ? Puis mon père vivait loin, il était absent. Et puis même, il ne m’écoutait pas. Je devais me débrouiller seule avec mes deux petits frères.

J’ai alors lutté comme une tarée pendant des années pour arriver à quelque chose. Arriver à quelque chose qui m’aurait redonné une belle image de moi-même. Comme sauver ma mère, mais j’ai échoué car aujourd’hui elle est toujours malade et se sent très seule, ou fonder ma propre famille, mais là aussi j’ai échoué car aujourd’hui j’ai 40 ans et je n’ai toujours pas d’enfant. Vous voyez, ce n’est pas dans le domaine de la famille que j’ai réussi à être créative. Non, c’est dans d’autres domaines.

Impossible, c’est pas possible

Il fallait coûte que coûte que j’arrive à quelque chose pour me redonner une belle image de moi-même. Il le fallait. Quand on est résilient, le mot “impossible” n’est pas inscrit dans notre dictionnaire. C’est pour ça qu’il m’est si difficile de lâcher-prise. Oui je sais, “lâcher-prise” ne signifie pas se résigner, c’est pas se dire “ça c’est impossible pour moi, j’abandonne”.

Mais dans le lâcher-prise, il faut lâcher quelque chose. Et lâcher, quand on est résilient, c’est compliqué. Parce qu’il faut qu’on arrive à ce qu’on veut. Il le faut ! Y a pas moyen : on est des têtus, on est borné, obstiné à y arriver, on a un but en tête et on veut atteindre ce but. On va tout faire pour atteindre ce but. Tout. On surmonte tout. Tous les obstacles. Et c’est parce qu’on surmonte tous les obstacles qu’on se découvre des ressources insoupçonnées et extraordinaires. On doit être créatif pour surmonter ces obstacles.

Plus on souffre, plus on est susceptible d’être créatif

Pourquoi fallait-il au fond que j’arrive à me redonner une belle image de moi-même ? Pourquoi faut-il qu’on arrive à ce qu’on veut quand on est résilient ? Parce qu’on souffre. On souffre comme un malade. Avoir le sentiment que c’est à cause de soi que sa propre mère déprime, boit, essaie de mettre fin à ses jours et se retrouve internée, c’est insupportable.

plus on souffre, plus on est susceptible d'être créatifOn n’est pas venu ici pour souffrir. L’être humain lui, ce qu’il veut, c’est être en paix. C’est là que la souffrance devient un moteur fabuleux pour nous donner l’impulsion, l’envie de changer notre vie. Plus on souffre, plus nous sommes susceptibles d’être créatifs dans le but de trouver cette paix.

Quand on est résilient, on escalade des murs, des pentes lisses, raides, glissantes, sur lesquelles y a rien pour s’accrocher. Rien. Et nous, on trouve quand même des moyens pour surmonter ces murs, grimper sur ces murs, aller jusqu’en haut de ces murs. On trouve quand même des moyens. Faut être créatif. On va trouver les moindres interstices, on va les fabriquer, les creuser à la main s’il le faut. N’importe, n’importe, n’importe quel moyen, on va y arriver. Faut être créatif.

Alors, si c’est extrêmement difficile pour moi de lâcher-prise, par contre, persévérer, alors ça, c’est quelque chose que je connais bien, la persévérance, l’endurance, le courage. Me résigner : tsk tsk tsk. Niet. C’est hors de question. Quand je veux quelque chose, je vais tout mettre en oeuvre pour y arriver. Tout.

J’ai échoué partout

Je reviens un peu en arrière. Arrivée à 25 ans, je m’étais déjà battue comme une malade pour retrouver une plus belle image de moi-même. Mais j’avais échoué partout. J’étais complètement paumée, je n’avais aucune idée de qui j’étais, ni où j’allais. Mais il fallait que j’arrive à quelque chose. Être moi-même, être en paix, faire ce qui me plait, faire ce pour quoi je suis faite. Créer quelque chose avec tout ce que la vie avait mis sur mon chemin.

Après des années de lutte, j’ai eu un déclic. Il m’a menée à mon diplôme d’assistante sociale que j’ai obtenu à l’âge de 27 ans. Aujourd’hui, mon salaire fait envie à mes homologues assistantes sociales, et j’ai un employeur qui est comme moi : en colère, qui ne sait pas se résigner, qui fonce, qui avance, qui innove, qui a une énergie de dingue. Je me vois comme dans un miroir avec mon employeur. Ouais, c’est pas tout le monde qui peut dire ça, je le sais bien. Ce que j’adore dans mon métier, c’est qu’en plus j’accompagne des personnes résilientes, et ça, c’est mon super kif. C’est ma drogue, ma coke quotidienne, mon obsession.

Mon métier m’a ensuite énormément aidé pour arrêter de boire, de fumer et de me droguer au hashich. Depuis 2009, je ne bois plus et je ne fume plus. Je ne voulais pas devenir comme ma mère, je voulais être en bonne santé. Aujourd’hui, je suis en bonne santé, alors qu’à mon adolescence je ne passais pas un mois sans une bronchite, une crise d’asthme, une migraine, un torticolis.

Fixez-vous un but

plus on souffre, plus on est susceptible d'être créatifFixez-vous un but, un but à atteindre. Clair, net, précis.  Quelque chose qui vous enthousiasme. Visualisez-le. Comme au football. Ca fait pas très fille, je sais. J’ai pour habitude de dire que je n’aime pas le football, mais c’est faux. Ce que je n’aime pas dans le football, c’est la corruption. Ce que j’admire dans le football, c’est le dépassement de soi, le but à atteindre.

Y a une lucarne, y a un but. Vous, vous êtes au milieu du terrain. Votre rôle, c’est de mettre le ballon dans le but. Regardez bien le but en face de vous, fixez-le dans votre esprit. Il faut que vous alliez dans le but, que vous alliez mettre le ballon dans le but.

Vous allez slalomer entre tous les joueurs, tous vos adversaires, vous allez dribbler, faire des figures, gardez bien votre but en tête surtout, quoi qu’il vous en coûte, c’est votre vie qui est en jeu. Votre vie. N’oubliez jamais cela. Souvenez-vous en dans les moments où vos adversaires feront tout pour vous empêcher d’y arriver. Dans les moments où vous ne saurez plus par où passer. Quand votre mental vous criera d’abandonner, que c’est pas pour vous, que vous y arriverez jamais. Ne le croyez pas, il est complètement flippé. Ne croyez pas ceux qui ont peur. Croyez ceux qui réussissent.

N’arrêtez pas de fixer votre but, c’est votre vie qui est en jeu. Avancez, avancez, oui, avancez, et passez le ballon à vos coéquipiers, ils sont là pour vous aider à atteindre votre but, arrêtez-vous s’il le faut, mais gardez toujours votre but en tête. Ne lâchez rien.

Vous êtes bloqué. Arrêtez-vous, pleurez, criez, hurlez s’il le faut. Vous allez trouver un moyen pour passer. Oui, vous allez trouver un moyen. Ne succombez pas à la tentation d’abandonner, jamais. Vous allez trouver un moyen pour passer, vous allez devoir être créatif, parce que vous souffrez trop.

Vous avez toujours votre but en tête. C’est bien. Vous allez y arriver.

Relevez-vous maintenant et continuez, continuez, allez vers votre but, allez-y. Vous êtes à plat, vous pleurez, vous n’en pouvez plus, vous n’y croyez plus, on vous redonne le ballon, foncez vers votre but, c’est votre vie qui est en jeu, vous allez voir, c’est dans le mouvement que viendra l’étincelle qui rallumera votre feu intérieur. C’est dans le mouvement que vous allez trouver le moyen de passer. Allez-y, allez-y ! Oui ! Oui ! Miracle ! Vous n’aviez pas vu que votre adversaire transpire énormément. Vous profitez d’une micro seconde où son attention est détournée par les gouttes de sueur qui lui coulent dans les yeux pour passer le ballon entre ses jambes, et buuuuuuuuuut !

Vous avez réussi, oui, vous avez atteint votre but !!! Vous vous mettez à hurler de joie, à pleurer, à courir, vous n’en revenez pas, non vous n’en revenez pas alors qu’il y a encore 30 secondes vous étiez désespéré et complètement à plat !

Vous savourez votre victoire, vous buvez un coup avec vos amis et votre famille qui admirent ce tour de force que vous leur avez montré. Ca y est, votre vie change, à l’intérieur de vous, ça bouge : vous vous rendez compte que vous êtes plus créatif que vous ne le pensiez, plus courageux, plus téméraire, plus audacieux. Que votre peur vous empêchait de voir les solutions qui étaient pourtant juste devant vous.

La victoire est encore meilleure, son goût est indéfinissable, elle a le goût des saveurs de notre enfance qui nous reviennent quand on est adulte, vous savez, le goût de quelque chose qui a disparu de votre vie et qui vous revient d’un coup. Ces victoires sur nous-mêmes ont ce goût-là, sauf qu’elles ne nous quittent plus jamais.

Ce qu’il faut retenir

S’il faut retenir une chose : fixez-vous un but qui vous enthousiasme. Clair, net, précis. Mettez-vous en chemin. Et rien, rien, rien ne doit vous arrêter. Rien. Parce que vous avez tout en vous pour y arriver.

Emily

Si cet article vous a plu, qu’il vous a apporté un sentiment de bien-être, vous a redonné de l’énergie, vous a donné l’envie d’atteindre vos buts, je vous serais reconnaissante de liker ma page Facebook. J’y suis très sensible, tout comme vous, car plus une page Facebook est likée, plus elle vous semble crédible 🙂

Merci à Unsplash pour les photos 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *