Mon défi

Mon défi : une rencontre inquiétante

La rencontre

Aujourd’hui, j’ai envie de vous raconter une histoire qui est liée à mon défi. L’histoire de cette rencontre inquiétante

rencontre inquiétante

C’était lundi soir de la semaine dernière, aux alentours de 20h30. Il faisait très chaud, le ciel était limpide. J’étais en vacances, j’avais l’esprit tranquille. D’autant que je sortais de mon cours d’aquagym, qui me vide la tête. Je me sentais comme à chaque fois que je reviens du sport : fatiguée et énergique en même temps, et fière de moi d’y être allée. Je marchais dans la rue, une petite rue très fréquentée par les voitures et relativement passante. Je marchais, quand soudain, une voiture klaxonne. C’était un mec qui me faisait signe. Il me faisait signe qu’il me trouvait mignonne. Ah ! Mon ego était content à ce moment-là. Content et fier ! Ca faisait, franchement, 3 ans et demi que je n’avais pas intéressé un mec. Mais qu’est ce que j’étais contente ! 🙂

ego content

Le mec fait carrément demi-tour avec sa voiture, il vient s’arrêter à ma hauteur. Il est plutôt pas mal en plus. On papote comme ça quelques minutes, lui dans sa voiture, moi appuyée contre la portière côté passager, la tête penchée vers lui. On discute de trucs vraiment banals, et moi dans ma tête je me disais « putain, je plais à un mec ! »

Je lui donne mon n° de portable, pour avoir la paix, parce qu’il est un peu insistant, et me revoilà partie à pied jusque chez moi, trop contente. Non pas de la rencontre, en fait je m’en foutais du mec, mais contente d’avoir plu à quelqu’un. Je m’en foutais de lui et j’ai vu tout de suite que lui non plus ne s’intéressait pas « vraiment » à moi. Vous voyez ce que je veux dire ? Quand je lui parlais il regardait ailleurs, il ne rebondissait pas sur ce que je lui racontais, etc…

Il y a eu échange de deux ou trois SMS le soir-même. Mais je le sentais pas ce mec.

 

Il insiste

Le lendemain, j’ai été malade. La chaleur ou quelque chose d’autre, je ne sais pas. En tout cas, il faisait très chaud, très lourd. J’ai fermé les volets de mon appartement, fait tourner le ventilateur et je suis restée clouée dans mon canapé toute la journée, nauséeuse, à ne pas pouvoir manger. Et lui, ce mec de la veille, a dû m’appeler quatre ou cinq fois, m’envoyer des SMS. Ca me saoulait. J’étais malade, je n’ai répondu à personne ce jour-là. Il ne pouvait pas attendre que je lui réponde, comme tout le monde ?

Le lendemain, j’allais mieux. Lui il a continué à m’appeler et m’envoyer des SMS. Le surlendemain aussi. Relou le mec. Et moi de ne jamais lui répondre. Ca ne m’a pas empêché de continuer ma vie, à écrire et travailler pour mon blog notamment.

Et puis, le vendredi je suis retournée à l’aquagym. Mais c’était plus tôt. Aux alentours de 18h si ma mémoire est bonne. Puis je reviens, l’esprit tranquille, comme d’habitude, fière d’être allée faire du sport. Et bim, sur qui je tombe ? Sur ce mec, que je trouve du coup encore plus relou ! Il était en train de me chercher car il ne vit pas ici, il habite en région parisienne, m’avait-il dit lors de notre première rencontre. Il se gare quelques mètres au dessus de moi. Au moment de passer à sa hauteur, je ne m’arrête pas. Je trâce, tranquille, normale, mais je vous avoue qu’à l’intérieur j’étais inquiète. Et puis lui qui me lance depuis sa voiture :

– Eh ! Je voudrais te parler deux minutes !

Mais moi J’AI PAS ENVIE figure-toi ! que je lui réponds.

Et j’ai continué.

Et j’ai entendu derrière moi qu’il faisait demi-tour et qu’il repartait.

Là j’ai soufflé un bon coup. Il m’avait inquiétée quand même. Une fois cette émotion dissipée, je me suis sentie trop fière de moi.

fier de soi

J’ai senti un soulagement immense, mes épaules qui retombaient, une forme d’euphorie aussi. Vous savez pourquoi ? Parce que j’avais réussi à lui dire que moi je n’avais pas envie de lui parler. Ce n’est peut-être pas grand-chose pour vous, mais pour moi c’est énorme.

Avant, vous savez ce que j’aurais fait ? J’aurais dit un truc du genre « bon OK deux minutes », pour faire plaisir à l’autre, pour ne surtout pas le contrarier. C’est ce que j’ai fait en acceptant de lui donner mon n° de portable. Et qui aurait été contrariée dans l’histoire ? Moi. Et ça serait parti dans des discussions stériles, il m’aurait pris la tête, je serais repartie l’esprit chamboulé, pas bien du tout.

 

Je ferme une porte

Je pense que depuis 3 ans et demi, je ne voulais plus plaire à qui que ce soit. J’avais trop souffert de ma dernière relation. Je ne voulais plus vivre ces relations de merde que je vivais avant avec les mecs.

Je voulais garder l’esprit tranquille, ne pas être perturbée. Pour me reconstruire après ma rupture douloureuse. Me reconstruire vraiment. Pour grandir. Pour apprendre à m’aimer. Pour apprendre à améliorer mes relations.

Je ne savais pas comment faire pour me respecter dans une relation. Quand on ne nous a pas appris, on y va au feeling, on y va au pif, et bien souvent, c’est pas ça. C’est pas la bonne méthode. Ca s’apprend. Le respect de soi ça s’apprend. L’amour de soi ça s’apprend. Les relations ça s’apprend.

Grâce à mon accomplissement personnel j’apprends tout ça. Et grâce à mon défi.

Grâce à cette rencontre, j’ai fermé une porte en affirmant que Moi je n’avais pas envie de lui parler.

j’ai fermé des portes

 

Prise de conscience

Je me suis rendue compte avec mon défi, en me penchant sur ma culpabilité, que j’ai été élevée comme beaucoup de filles. Il faut être gentille, faire plaisir, ne pas se mettre en colère. Du coup, pour moi, dire non, dire que moi je n’ai pas envie de ceci ou de cela, dire que j’ai plutôt envie d’autre chose, c’était impossible. Impossible, à moins de ressentir une culpabilité dévorante. La culpabilité de ne pas être assez gentille, de ne pas faire plaisir à l’autre, de ne pas être docile. Et quand j’arrivais à oser dire ce que moi je voulais, je le faisais mal. Pourquoi ? Parce que j’étais dirigée par ma culpabilité.

Ca fait que mes relations avec les hommes ont toujours été mauvaises, très mauvaises. J’ai attiré à moi et rencontré beaucoup de connards, des losers, des types limite dangereux comme ce type qui, je suis certaine, était un loser de première et peut-être un mec dangereux. En tout cas, il a tout fait pour que je me sente en insécurité. Probablement ne s’en est-il même pas rendu compte. Mais, grâce au fait que je commence à m’accepter, que je commence à accepter mon corps, que je commence à accepter celle que je suis vraiment, j’ai réussi à l’envoyer balader, et en l’envoyant balader, à fermer une porte. Sans culpabilité aucune. Définitivement.

Je ferme une porte pour en ouvrir d’autres, derrière lesquelles je pressens que je vais trouver la lumière et l’accomplissement. Des portes qui me font me rapprocher d’une vie authentique, avec d’autres hommes, qui seront différents. Ce seront des amis, amants, compagnons, je n’en sais rien, je verrai ce que la vie m’offrira. En tout cas, ces hommes seront des hommes biens, ils me permettront de grandir et de m’épanouir. Ils me permettront parce que je me le permettrai, d’être enfin zen.

être enfin zen

 

N’hésitez pas à laisser un commentaire sous l’article s’il vous a inspiré 🙂

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6 thoughts on “Mon défi : une rencontre inquiétante

  1. Bravo Emily!
    Un de perdu et dix de retrouvés. Dix parmi lesquels chercher s’il y en a un bon, bien sûr! D’ailleurs, le meilleur moyen d’en trouver un bon, c’est d’être tellement bien dans SA vie, que les mauvais, ils n’essaient même pas!

  2. Bonjour Emily

    Voilà là bien la preuve que nous avons tous tendance à commettre les mêmes erreurs mais surtout que nous avons le pouvoir de les changer.
    Et pour cela le travail sur soi en est la clé mais il faut du courage et de la patience pour en arriver à faire ce que tu as fait ce jour-là.
    Après il faut comme tu l’as très bien fait aussi se féliciter de cette belle victoire …sur soi car on s’en fiche de cette personne qui n’a rien compris à la façon d’aborder une femme. Enfin bref…
    Je te félicite pour cette belle victoire dont il faut en savourer chaque ressenti physique, émotionel et mental afin de bien intégrer ce nouveau changement.

    Bonne continuation

    Paul

  3. Merci Paul pour ce commentaire 🙂 Tu as entièrement raison, et il faut profiter de ses victoires sur soi, ce que je commence à apprendre à faire, c’est essentiel pour nous donner l’envie de continuer de nous dépasser, d’aller toujours plus loin et plus haut !

  4. Bonjour Emily,

    belle histoire (comme quoi faire passer des messages avec des histoires ça marche en effet !).

    Tu peux être fière de toi d’avoir fait ce que tu voulais et non pas ce que l’autre voulait que tu fasses.

    J’imagine le plein d’énergie et de confiance en toi que tu as dû avoir avec cette évènement.

    Bravo.

    1. Bonjour Matthieu,

      Merci pour ton commentaire et tes encouragements. Effectivement je suis fière de moi (encore aujourd’hui plusieurs semaines plus tard…). La confiance en moi augmente, petit à petit, c’est cool 🙂

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