Vers des relations plus harmonieuses

Les 2 erreurs qu’on commet tous dans nos relations

Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde.

Gandhi

Avant de découvrir le développement personnel, j’étais comme tout le monde : j’allais travailler, je faisais du sport, le week-end je sortais, je faisais mes courses et mon ménage, je payais mes impôts et mon loyer, je partais en vacances. Je râlais après mes collègues qui n’étaient pas sympas, je culpabilisais de n’en faire jamais assez pour ma mère, je m’en voulais de ne pas savoir bien lui parler, je me pliais face à mon père, je ne savais pas dire non, et mes frères pourquoi ils m’appellent jamais ?  Je me disais « mais pourquoi les gens sont comme ça avec moi ? Pourquoi est ce qu’ils ne sont pas plus gentils ? »

Je me sentais seule et malheureuse.

seule et malheureuse

Aujourd’hui, quelque chose d’essentiel, de profond a changé.

Je travaille toujours au même endroit, je fais toujours du sport, je fais mes courses et mon ménage, je paie toujours mes impôts et mon loyer (non, je n’ai pas de méthode miracle pour ne plus rien payer 😉 ce n’est pas l’objet de cet article) et je pars toujours en vacances (enfin, pas cette année, car je me consacre à mon blog).

Mais ce qui a changé, c’est le reste. Ce sont mes relations avec les autres. Aujourd’hui, elles sont bien meilleures : elles font mon bonheur, elles me font grandir. Et ça change tout dans la vie.

J’ai envie de partager avec vous :

  • les erreurs que je faisais avant et que la plupart d’entre nous font.
  • deux clefs que j’ai découvertes avec le développement personnel pour corriger ces erreurs.

 

Croire que l’enfer, c’est les autres

Combien sommes-nous à penser :

  • il me fait le reproche de tout le temps gueuler ! Mais moi j’y suis pour rien ! C’est lui qui laisse traîner ses chaussettes ! Sa mère lui a pas appris à ranger, bordel ?!
  • je déteste ma collègue ! Elle ne pense qu’à elle ! Pourquoi elle ouvre tout le temps la fenêtre ? Je caille moi !
  • si j’étais née dans une autre famille, je n’aurais pas cette vie de merde ! C’est à cause de mes parents si j’en suis là aujourd’hui !

Voilà comment nous causons nos souffrances : avec tous ces films que l’on se fait sur les autres, toutes les pensées que l’on a à leur sujet. Vous pouvez vérifier facilement par vous-même : la prochaine fois que vous souffrirez dans une de vos relations, observez à quoi vous pensez. Je parierais mon chapeau que vous pensez à ce que vous a dit ou fait cette personne.

souffrance dans nos relations

Et avez-vous remarqué que dans exactement la même situation, quelqu’un d’autre aurait réagi différemment de soi ?

N’avez-vous pas remarqué aussi qu’il manque quelqu’un dans ces films que l’on se fait ? Oui, il manque SOI ! Soi, je, moi, soi-même. Nous, on est que la pauvre petite victime qui n’a rien fait, rien demandé, et qui subit les agissements des autres.

Byron Katie, auteur de « aimer ce qui est », nous dit que «  ce n’est pas la réalité qui nous fait souffrir, mais nos pensées sur la réalité » 

Elle a entièrement raison.

On pense que notre malheur vient des autres, mais au fond, qu’est ce qui nous fait souffrir ? Est ce réellement l’attitude de l’autre ? N’est-ce pas plutôt notre propre attitude vis-à-vis de la situation ? 

 

Et on pense avoir raison

Et on tient le coup, on lâche pas le morceau. On veut avoir raison, à tout prix ! C’est forcément l’autre qui a tort et moi qui aie raison. On ne comprend même pas pourquoi l’autre ne veut pas admettre qu’il a tort, pourquoi il ne veut pas se ranger à mon avis à moi ! Et là on se dit :

  • j’en ai marre de ce mec ! Il est nul et il fait rien pour me comprendre !
  • je tremble de partout ! elle le voit pas là, ma collègue, que je me les pèle ?!
  • combien de fois j’ai dit à ma mère d’arrêter de faire la bonniche ? Elle m’a jamais écouté ! Voilà maintenant c’est à cause d’elle si je suis comme elle !

Et on ressasse nos pensées, on continue à dérouler les bobines du film, parce qu’on est convaincu qu’on a raison. Pourquoi en est-on convaincu ? Parce qu’on croit que si nos pensées sont là, c’est pour une bonne raison, sinon elles ne seraient pas là.

En attendant, est ce que avoir raison fait cesser nos souffrances ? Est ce que avoir raison améliore nos relations ?

La société fonctionne de cette façon : regardez les débats politiques, c’est à celui qui aura raison. Dans une guerre, chaque pays veut avoir raison. C’est ma culture contre la tienne et la mienne c’est la meilleure. Moi parce que je suis Français j’ai raison. Moi parce que j’ai fait telle grande école, j’ai raison. Moi parce que je suis ton père j’ai raison. Moi parce que je suis une femme au foyer, j’ai raison, TOI tu n’y connais rien au rangement des chaussettes ! etc…

On ne se rend même pas compte qu’on cherche à avoir raison en permanence. Parce qu’on est né dans cette façon de fonctionner, parce que notre environnement fonctionne de cette façon, parce que la société fonctionne de cette façon.

Est-ce que c’est pour autant la meilleure façon de faire ? Ce n’est pas parce que tout le monde pense de cette façon que c’est la plus constructive. Si l’on avait écouté la pensée collective, on penserait encore que la Terre est plate, que l’on ne pourrait pas traverser la Manche en avion, que chaque foyer ne pourrait pas avoir son ordinateur.

On peut commencer son développement personnel en s’interrogeant : est ce que je veux continuer de fonctionner de cette manière ? Est ce que je veux continuer de souffrir à cause des autres ? Si la réponse est non, que peut-on faire ?

Je vous propose alors deux questions que l’on peut se poser pour commencer à remettre en question notre façon de fonctionner.

comment se remettre en question dans ses relations

 

Deux clefs pour commencer à se sortir des pièges de nos relations

Le développement personnel, c’est un chemin. Qui dit chemin, dit premier pas à faire.

développement personnel est un chemin

Ces deux clefs sont donc destinées à vous aider à trouver le chemin :

  • se centrer sur soi : quelle est la pensée à l’origine de ma souffrance ? Quelle que soit la situation, qu’est ce que j’ai fait, moi, ou qu’est ce que je n’ai pas fait, pour qu’on en arrive là ?
  • se poser ces questions : qu’est ce que je veux ? est ce que je veux avoir raison ou est ce que je veux être heureux ?

 

Voilà, j’espère que cet article vous donnera l’envie de remettre en question votre façon de penser dans vos relations 🙂

Et s’il vous inspire, n’hésitez pas à laisser un commentaire juste en dessous 🙂

 

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4 thoughts on “Les 2 erreurs qu’on commet tous dans nos relations

  1. Bonjour,

    Bravo pour ton blog. J’apprécie beaucoup la qualité de tes articles.
    Continue comme ça ! ça va le faire !
    PS : je suis aussi la formation blogueur pro

    A bientôt

    Paul

    1. Salut Paul,

      Merci d’être venu jusqu’ici ! Et pour tes encouragements…. Ca me va droit au coeur 🙂

      A bientôt !

      Emily

  2. Bonjour,

    On nous demande de compléter les solutions.

    La faute est à qui ? Nous, eux, vous, moi, il, elle ? L’expression des émotions ne se fait pas toujours dans le confort du châtelain. Comme la pluie, le vent… il faut savoir y faire face, et, parfois s’y abandonner pour mieux s’adapter aux inlassables flux des flots aléatoires. Les questions hébergent souvent déjà la solution en avant-garde.

    La réflexion personnelle par l’analyse des symptômes doit se faire autant que l’on en est capable et le plus souvent possible. Sans ce recul au travers de l’objet que nous incarnons, nous existons sans objectivité et c’est cela multiplié par x objets similaires qui crée l’enfer que nous cautionnons très rarement.

    La responsabilité est le premier acte qui mérite un tant soit peu que l’on s’y penche. Le respect, le pardon, l’humilité, l’analyse introspective, le dialogue intérieur…

    Le miracle c’est l’audace de s’avouer impuissant face à lui.

    Merci à vous.

  3. Bonjour Emily,
    Merci pour ton article, il raisonne fort en moi, j’ai écris sur des sujets similaires. En le lisant, je repensais à cette de Thomas d’Ansembourg, un expert de la CNV : “Dans la vie, il faut faire un choix : soit avoir raison ou être heureux” 😉 Aujourd’hui, j’ai moins besoin d’avoir raison qu’autrefois. D’ailleurs je ne pense plus “untel à raison ou à tort”, je me dis qu’il partage son expérience. Ce qu’il dit est vrai pour lui puisqu’il l’a vécu. Et en même temps, moi j’ai vécu autre chose, donc selon mon expérience, c’est faux.

    Dans les situations difficiles, pour ma part, j’ai fini par me créer une nouvelle habitude.
    Quand j’observe que je suis en train de rentrer dans le rôle de victime, je me reprends en me demandant : “Qu’est-ce que je peux faire maintenant pour changer/améliorer cette situation afin que je me sente mieux ?” Et là, je reprends immédiatement mon pouvoir personnel. Comme toi, je regarde un peu ce qui m’a amené à vivre une telle situation pour en tirer une leçon et m’éviter de revivre exactement la même chose plus tard. Puis rapidement, je vois comment agir pour changer la situation. Je ne m’attarde pas trop longtemps à revoir le passé, car c’est l’occasion pour le mental de reprendre sa posture de victime et de se raconter tout un tas d’histoires sur ce qui a été vécu. C’est ce que tu écris au début de ton article. Ce qui nous fait souffrir ce n’est pas les faits en eux-même, mais l’histoire que l’on se raconte à son propos. Donc arrêtons de nous raconter des histoires, tirons les leçons qui s’imposent, puis agissons pour nous rendre heureux nous-même (n’attendons pas les autres le fassent pour nous, ils sont suffisamment occupés par leur propre vie) ! 🙂

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