Se détacher de ses entraves

La culpabilité : comment s’en débarrasser

Se débarrasser de la culpabilité est nécessaire quand on veut vivre des relations épanouissantes. C’est un sentiment qui fait baisser l’estime de soi et empêche d’être soi-même. Chercher à la gérer ou à lutter contre elle est vain. Voyons ensemble comment faire pour se libérer de la culpabilité.

Accueillir la culpabilité

Je m’appuie sur le livre de Yves-Alexandre Thalmann, dans lequel il décortique la culpabilité avec pertinence “Au diable la culpabilité ! Retrouvez votre liberté intérieure”.

Quand tu veux te libérer de ce qui entrave ton épanouissement, accueillir ce qui te gêne est la clef. Yves-Alexandre nous l’écrit : commencer par accueillir la culpabilité.

A lire aussi : Acceptation de soi : par quoi commencer 

Quand tu te sens coupable, quand tu t’en veux, au lieu de fuir ton sentiment de culpabilité, laisse-le être là. Tu le laisses te traverser, tranquillement, sans peur.

Avoir cette attitude d’accueil peut te déstabiliser, car tu vas à contre-courant de ce que tu as appris à faire jusqu’à aujourd’hui : réprimer, éviter, lutter contre, ignorer, nier.

L’accueil c’est l’antidote de la culpabilité : tu es plus souple et plus bienveillant envers toi-même.

Accepter ses limites

  1. Prendre conscience de ton désir de toute-puissance

Nous l’avons vu dans mon article précédent, le sentiment de culpabilité vient en partie de ton désir de toute-puissance. Tu crois que si tu luttes assez fort, tu obtiendras ce que tu veux. Pour accepter tes limites, tu dois accepter que parfois, tu es impuissant. Tu ne peux pas tout contrôler.

Quelle est la nature de ces désirs de toute-puissance ?

Je t’avais donné l’exemple dans cet article de l’enfant dont les parents se séparent. Il a le désir de les maintenir ensemble. Mais il n’arrive pas à faire en sorte que ses parents reforment le couple qu’ils étaient, alors il pense que c’est de sa faute si la situation ne revient pas à son origine, qu’il a mal fait quelque chose. Il se sent coupable et va chercher inconsciemment à se punir.

Et toi, quels sont tes désirs de toute-puissance ?

Contre quoi est-ce que tu luttes et qui est au-dessus de vos forces ?

Qu’est-ce que tu cherches à changer et qui s’avère ne pas être de ton ressort ?

Par exemple :

  • Tu veux que ton mari change, qu’il soit plus attentif avec toi
  • Tu veux que tes parents reconnaissent qu’ils ne t’ont pas aimé.e
  • Tu veux que ta mère arrête de te faire culpabiliser
  • etc…

Je te recommande de tout mettre par écrit. Il n’existe pas de « bonne » ou de « mauvaise » réponse. Il n’existe que ce qui remonte à la surface chez toi et qui est donc vrai pour toi.   

2- Apprendre à lâcher-prise

Yves-Alexandre nous dit que pour faciliter l’acceptation de ses limites, le lâcher-prise peut être d’une aide précieuse. Ca veut dire quoi ? Lâcher-prise veut dire qu’il faut arrêter de s’agripper comme un forcené à ce qu’on voudrait avoir mais qu’on n’arrive pas à obtenir. Il faut lâcher la prise.

Comment faire ? Comment lâcher ce truc auquel je tiens tant ?

la culpabilité : comment s'en débarrasserEn fait, il ne faut pas TOUT lâcher. Lâcher-prise signifie que tu lâches la prise sur le résultat que tu veux obtenir. Qu’est-ce que tu poursuis corps et âme et qui te fait te sentir coupable parce que tu n’arrives pas à l’obtenir ? A quoi est-ce que tu tiens ? Tu t’en parce que tu n’as pas réussi à faire quoi ?

La coach intuitive Laure Zanella nous propose pour cheminer vers le lâcher-prise de nous poser ces simples questions :

Pourriez-vous simplement envisager de renoncer ? Accepter que ça puisse ne pas fonctionner ?

Et de ne pas répondre à cette question, mais de la laisser infuser à l’intérieur de soi.

Ces questions et la perspective de lâcher-prise sur ce que je veux, peuvent éveiller de la peur qui va me faire craindre de lâcher-prise :

  • mais si je lâche prise, qu’est-ce que je vais devenir ?
  • si je lâche prise, que va-t-il se passer ?

Laure Zanella nous dit ici que si nous n’arrivons pas à lâcher prise, c’est parce que nous avons peur et que nous souffrons.

Pose-toi cette question :

Qu’est-ce que je veux vraiment ? Être en paix avec moi-même, être libre ? Ou bien continuer de lutter contre quelque chose qui me rend esclave et malheureux(se) ?

Ce qu’il faut retenir

Personne n’a besoin du sentiment de culpabilité.

Prendre conscience que tu ressens ce sentiment est le premier pas à faire sur le chemin de ta liberté et de ton bien-être relationnel.

Au lieu de la fuir ou de la réprimer, accueille-la.

Ensuite, accepte ton impuissance, tes limites, en te posant cette question « qu’est-ce que je poursuis et que je n’arrive pas à avoir et qui me fait tant de mal ? »

Enfin, apprends à lâcher-prise sur les résultats que tu cherches à obtenir. Qu’est-ce que tu veux vraiment : être libre et en paix ? Ou bien continuer de lutter contre quelque chose qui me rend esclave et malheureux(se) ?

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Emily

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10 pensée sur & ldquo; La culpabilité : comment s’en débarrasser & rdquo;

  1. J ai pu moi même avec un peu de questionnement personnel et de remise en question et en perspective de mon passé sans avoir connaissance de cette sorte d introspection que tu fait mais celà se recoupe bien avec certains de tes écrit. Identifier les pourquois et les comments de notre fonctionnement et changer de façon de lutter ( mon problème étant aussi des addictions) j y suis parvenu en parti. Il me reste une voir plusieurs peurs ou raison à travailler pour avancer . Le lâcher prise en fait parti . . Bon courage à toi

    1. Bonjour Yannick, nous sommes sur le même chemin alors 🙂 C’est cool de savoir que d’autres font le même parcours. On se sent moins seul ! Merci à toi pour ton commentaire 🙂

  2. Bonjour Emily. Je me reconnais beaucoup en toi et j’ai moi-même passé par de telles épreuves et je pense ne pas en avoir encore terminé.
    Dans ton cas je ne pense pas que le mannequin soit plus écouter que toi. Malheureusement bien souvent les parents projetent leurs propres désirs à travers leur enfant et une fois adulte, ils évoluent dans un monde uniquement basé sur les apparences, le superficiel.
    Je te rejoins entièrement lorsque tu dis qu’il faut accepter ses limites. En effet, il faut savoir prendre du temps pour soi pour les trouver et il faut encore plus de courage pour le vouloir, ce qui n’est pas donner à tout le monde. Ça m’a pris du temps mais ça m’a permis de faire un bond spectaculaire dans mon évolution intérieure.

    De plus le fait de parler à son enfant interieur est un booster inimaginable qui nous permet d’entrevoir un avenir meilleur.

    En tout cas je te félicite pour la voix que tu prends car elle demande beaucoup de courage et de résiliation.

    À bientôt

    Paul

    1. Bonjour Paul,

      Merci pour ton commentaire, tout est bien résumé et tu vas même plus loin que mon article 🙂 Le courage, finalement, ne le trouve-t-on pas dans la souffrance ? Lorsqu’on en peut plus de la vie qu’on mène ?

      Oui parler à son enfant intérieur, à celui que nous avons été, est j’en suis convaincue, un énorme booster qui nous soulage et nous permet d’aller de l’avant, et vite !

      Merci pour tes encouragements 🙂

  3. Metci pour ces supers articles qui aident à avancer ( même
    Si je ne suis pas encore prête à lâcher prise, entre autre )

    1. Merci à toi Véronique d’être venue jusqu’ici, ça me touche beaucoup…. Je vais prochainement écrire un article sur le lâcher-prise, pour moi aussi ce n’est pas facile à faire, mais je sais que c’est parce qu’il y a des peurs cachées derrière. On va y arriver 🙂

  4. Merci pour toute cette sagesse ! Depuis que je suis à la retraite, je cogite beaucoup et pas forcément dans le bon sens. Il m’a été inculquer des formes de soumission de par mes parents et la religion que j’en avais fait un rejet dans l’éducation de mes propres enfants. Maintenant, grâce à tout ce que vous eclaicissez, je travaille pour mon bonheur et par redondance, pour celui de mes proches ! Merci à vous !

    1. Et merci à vous pour ce retour magnifique 🙂

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