Se détacher de ses entraves

La culpabilité : comment s’en débarrasser

Se débarrasser de la culpabilité est nécessaire quand on veut vivre des relations épanouissantes. C’est un sentiment qui fait baisser l’estime de soi et nous empêche d’être nous-même. Chercher à la gérer ou à lutter contre elle est vain. Pour se libérer de la culpabilité, retrouver notre aisance et notre bien-être, nous allons commencer par l’accueil, l’acceptation, le lâcher-prise. Puis nous allons chercher à (re)trouver notre place, réparer (lorsque cela est possible), et tourner la page.

Yves-Alexandre Thalmann, après avoir étudié la physique, est devenu psychologue. Il est auteur d’une cinquantaine de livres en psychologie, développement personnel et communication. Il a écrit un livre qui décortique la culpabilité avec pertinence “Au diable la culpabilité ! Retrouvez votre liberté intérieure”.

Accueillir la culpabilité

Lorsqu’on veut se libérer de quelque chose qui nous entrave, commencer par accueillir ce qui nous gêne est la clef. C’est d’ailleurs ce que nous recommande Yves-Alexandre dans son livre :  commencer par accueillir la culpabilité. Nous avons déjà vu dans mon article « par quoi commencer pour s’accepter », comment faire pour accueillir, accepter.

Quand je me sens coupable de quelque chose, quand je m’en veux, au lieu de fuir mon sentiment de culpabilité, je le laisse être là. Je le laisse me traverser, tranquillement, sans peur : « oui tu as le droit d’être là ma culpabilité, oui, c’est vrai que je me sens coupable…. oui c’est vrai que je n’y arrive pas, que je me sens fautive…. c’est bien moi tout ça…»

Avoir cette attitude d’accueil au début peut nous déstabiliser, car nous allons à contre-courant de ce que nous avons appris à faire jusqu’à aujourd’hui. Mais à force de répétition, le fait d’accepter la réalité telle qu’elle est soulage, libère des tensions. La pression descend car la lutte cesse.

L’accueil apporte l’antidote de la culpabilité : de la souplesse et de la bienveillance à notre mental qui est impitoyable avec nous-même lorsque nous nous sentons coupable. Nous en avions bien besoin…

Puis nous pouvons passer à l’étape suivante.

Accepter ses limites

  1. Prendre conscience de notre désir de toute-puissance

Nous l’avons vu dans mon précédent article, le sentiment de culpabilité nous vient en partie de notre désir de toute-puissance. Nous croyons que si nous luttons assez fort, nous obtiendrons ce que nous voulons. Pour accepter nos limites, comme le détaille Yves-Alexandre, nous allons passer par l’acceptation que nous sommes parfois impuissants.

Avant d’accepter, il est indispensable de prendre conscience de la nature de nos désirs de toute puissance.

Je vous avais donné l’exemple dans cet article de l’enfant dont les parents se séparent. Il a le désir de les maintenir ensemble. Mais il ne parvient pas à faire en sorte que ses parents reforment le couple qu’ils étaient, alors il pense que c’est de sa faute si la situation ne revient pas à son origine, qu’il a mal fait quelque chose. Il se sent coupable et va chercher inconsciemment à se punir.

Quels sont de votre côté vos désirs de toute-puissance ? Contre quoi est-ce que vous luttez et qui est au-dessus de vos forces ? Qu’est-ce que vous cherchez à changer et s’avère ne pas être de votre ressort ?

Par exemple :

  • Vous voulez que votre mari change, qu’il soit plus attentif avec vous
  • Vous voulez que vos parents reconnaissent qu’ils ne vous ont pas aimée(e)
  • Vous voulez que votre mère arrête de vous faire culpabiliser
  • etc…

Je vous recommande de prendre un papier et un crayon pour noter les réponses qui vous viennent. Il n’existe pas de « bonne » ou de « mauvaise » réponse. Il n’existe que ce qui remonte à la surface chez vous et qui est donc vrai pour vous.   

2- Apprendre à lâcher-prise

Yves-Alexandre nous dit que pour faciliter l’acceptation de nos limites, le lâcher-prise peut nous être d’une aide précieuse. Ca veut dire quoi ? Lâcher-prise veut dire qu’il faut arrêter de s’agripper comme un forcené à ce qu’on voudrait avoir mais qu’on n’arrive pas à obtenir. Il faut lâcher la prise.

Super, mais comment faire ? Parce que moi j’y tiens à ce truc justement ! C’est contradictoire : j’y tiens mais il faut que je le lâche !

Pour ma part, apprendre à lâcher-prise a été un long cheminement intérieur, j’ai eu besoin de temps pour comprendre et intégrer ce concept. En fait, ce que j’ai fini par comprendre, c’est qu’il ne faut pas TOUT lâcher. En fait, lâcher-prise signifie que je lâche la prise sur le résultat que je veux obtenir. Qu’est-ce que je poursuis comme un(e) dératé(e) et qui me fait me sentir coupable parce que je n’arrive pas l’obtenir ? A quoi est-ce que je tiens ? Je m’en veux parce que je n’ai pas réussi à faire quoi ?

La coach intuitive Laure Zanella nous propose pour cheminer vers le lâcher-prise de nous poser ces simples questions :

Pourriez-vous simplement envisager de renoncer ? Accepter que ça puisse ne pas fonctionner ?

Et de ne pas répondre à cette question, mais de la laisser infuser à l’intérieur de nous.

Ces questions et la perspective de lâcher-prise sur ce que je veux, peuvent éveiller de la peur qui va me faire craindre de lâcher-prise :

  • mais si je lâche prise, qu’est-ce que je vais devenir ?!
  • si je lâche prise, que va-t-il se passer ?

Laure Zanella nous dit ici que si nous n’arrivons pas à lâcher prise, c’est parce que nous avons peur et que nous souffrons.

Posez-vous cette question : qu’est-ce que je veux vraiment ? Être en paix avec moi-même, être libre ? Ou bien continuer de lutter contre quelque chose qui me rend esclave et malheureux(se) ?

Quels résultats avez-vous obtenu en courant après ce quelque chose que vous voulez par-dessus tout et que vous n’arrivez pas à avoir ? De la culpabilité ? De la tristesse, de la frustration, de la colère ? Où cette course vous mène-t-elle ?

Qu’est-ce que je veux vraiment ? Continuer d’être esclave et malheureux(se) ? Ou bien être libre et en paix ?

Ce qu’il faut retenir

Nous n’avons pas besoin du sentiment de culpabilité. Il nous a été enseigné par notre éducation et/ou la religion, puis nous avons ensuite pris l’habitude de vivre avec. La culpabilité nous met mal à l’aise et nous donne envie de prendre la fuite.

Prendre conscience que nous ressentons de la culpabilité est le premier pas à faire sur le chemin de notre liberté et de notre bien-être relationnel.

Puis, faire ce que nous n’avons pas l’habitude de faire : au lieu de fuir, accueillir la culpabilité. La laisser être là, en nous.

Ensuite, accepter notre impuissance, nos limites, en se posant la question « qu’est-ce que je poursuis et que je n’arrive pas à avoir et qui me fait tant de mal ? »

Enfin, apprendre à lâcher-prise sur les résultats que je cherche à obtenir. On peut s’aider en se demandant ce que l’on veut vraiment : être libre et en paix ? Ou bien continuer de lutter contre quelque chose qui me rend esclave et malheureux(se) ?

Nous verrons dans un prochain article les étapes suivantes du processus qui consistent à retrouver sa place, réparer (lorsque cela est possible) et tourner la page.

En attendant, si cet article vous a plu, ce serait super que vous likiez ma page Facebook, ça me ferait hyper plaisir !!

Emily

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10 pensée sur & ldquo; La culpabilité : comment s’en débarrasser & rdquo;

  1. J ai pu moi même avec un peu de questionnement personnel et de remise en question et en perspective de mon passé sans avoir connaissance de cette sorte d introspection que tu fait mais celà se recoupe bien avec certains de tes écrit. Identifier les pourquois et les comments de notre fonctionnement et changer de façon de lutter ( mon problème étant aussi des addictions) j y suis parvenu en parti. Il me reste une voir plusieurs peurs ou raison à travailler pour avancer . Le lâcher prise en fait parti . . Bon courage à toi

    1. Bonjour Yannick, nous sommes sur le même chemin alors 🙂 C’est cool de savoir que d’autres font le même parcours. On se sent moins seul ! Merci à toi pour ton commentaire 🙂

  2. Bonjour Emily. Je me reconnais beaucoup en toi et j’ai moi-même passé par de telles épreuves et je pense ne pas en avoir encore terminé.
    Dans ton cas je ne pense pas que le mannequin soit plus écouter que toi. Malheureusement bien souvent les parents projetent leurs propres désirs à travers leur enfant et une fois adulte, ils évoluent dans un monde uniquement basé sur les apparences, le superficiel.
    Je te rejoins entièrement lorsque tu dis qu’il faut accepter ses limites. En effet, il faut savoir prendre du temps pour soi pour les trouver et il faut encore plus de courage pour le vouloir, ce qui n’est pas donner à tout le monde. Ça m’a pris du temps mais ça m’a permis de faire un bond spectaculaire dans mon évolution intérieure.

    De plus le fait de parler à son enfant interieur est un booster inimaginable qui nous permet d’entrevoir un avenir meilleur.

    En tout cas je te félicite pour la voix que tu prends car elle demande beaucoup de courage et de résiliation.

    À bientôt

    Paul

    1. Bonjour Paul,

      Merci pour ton commentaire, tout est bien résumé et tu vas même plus loin que mon article 🙂 Le courage, finalement, ne le trouve-t-on pas dans la souffrance ? Lorsqu’on en peut plus de la vie qu’on mène ?

      Oui parler à son enfant intérieur, à celui que nous avons été, est j’en suis convaincue, un énorme booster qui nous soulage et nous permet d’aller de l’avant, et vite !

      Merci pour tes encouragements 🙂

  3. Metci pour ces supers articles qui aident à avancer ( même
    Si je ne suis pas encore prête à lâcher prise, entre autre )

    1. Merci à toi Véronique d’être venue jusqu’ici, ça me touche beaucoup…. Je vais prochainement écrire un article sur le lâcher-prise, pour moi aussi ce n’est pas facile à faire, mais je sais que c’est parce qu’il y a des peurs cachées derrière. On va y arriver 🙂

  4. Merci pour toute cette sagesse ! Depuis que je suis à la retraite, je cogite beaucoup et pas forcément dans le bon sens. Il m’a été inculquer des formes de soumission de par mes parents et la religion que j’en avais fait un rejet dans l’éducation de mes propres enfants. Maintenant, grâce à tout ce que vous eclaicissez, je travaille pour mon bonheur et par redondance, pour celui de mes proches ! Merci à vous !

    1. Et merci à vous pour ce retour magnifique 🙂

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