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Interview d’une experte : la sophrologie comme outil puissant de reconnexion à soi-même

Voici un podcast dans lequel j’ai interviewé une professionnelle :

🌹 Caroline, sophrologue 🌹

La sophrologie est un outil simple et puissant pour se reconnecter à soi-même
La sophrologie est un outil simple et puissant pour se reconnecter à soi-même

La sophrologie peut nous apporter énormément dans notre quotidien. C’est une discipline que j’ai découverte en 2013 et les effets sur ma vie ont été incroyables !! Cela peut ouvrir des portes à l’intérieur de vous afin de développer toutes les ressources que vous avez et que vous ne soupçonnez pas 🙂

Bon je vous le dis, le son n’est pas terrible, mais vous pouvez suivre grâce à la retranscription texte qui est juste en dessous 🙂

Cliquez sur le bouton play juste en dessous pour démarrer le podcast.

Bonne écoute 🙂

https://etre-enfin-zen.com/wp-content/uploads/2017/11/podcast-interview-Caroline-sophrologue.mp3

Emily : Bonjour Caroline !

Caroline : Bonjour Emily !

Emily : Je te remercie de m’accorder cette interview. Donc tu es sophrologue.

Je trouvais ça intéressant d’interviewer une sophrologue parce que les gens se posent pas mal de questions par rapport à cette forme de thérapie. Je me disais que ce serait bien de répondre à un certain nombre de questions.

Mais avant ça, est-ce que tu peux nous parler de ton parcours, qu’est-ce qui t’a amenée à vouloir devenir sophrologue ?

Caroline : Alors comme beaucoup de sophrologues, c’est un parcours assez tortueux.

Souvent ce n’est pas notre premier métier, c’est souvent une reconversion professionnelle. On a expérimenté la sophro pour nous-même et ça a été la révélation en fait.

Moi je suis un peu à la limite des deux. J’ai fait plein de métiers et le dernier c’était auxiliaire de puériculture dans un foyer pour des jeunes mamans en difficultés, et j’étais présente le jour où elles donnaient naissance à leurs enfants. Très vite je voulais leur offrir autre chose que simplement leur tenir la main et leur dire « allez-y, soufflez, ça va bien se passer ».

Donc je me suis formée à la sophrologie avec une spécialité en périnatalité, et c’est là que mon champ des possibles s’est ouvert, j’ai vraiment découvert un univers extraordinaire, avec tout ce qu’on pouvait faire. Je me suis dis « bon allez, maintenant on laisse les métiers de côté et on devient sophrologue, et que sophrologue »

Mais j’ai attendu que la vie me mette un petit coup de pied au derrière pour m’installer, parce que ce cap est toujours un peu effrayant. Et aujourd’hui je suis pleinement sophrologue, et pleinement heureuse et épanouie dans ce super boulot depuis 5 ans. Là j’entre dans ma 6ème année.

Emily : D’accord. Et est-ce que tu peux nous expliquer ce que c’est la sophrologie ? A quoi ça sert ?

Caroline : Je peux le faire ! 🙂

Alors je vais te donner d’abord une définition comme on peut la trouver dans les bouquins, puis je développe.

Parce que la définition en elle-même ne va pas apporter grand-chose.

Et puis surtout on essaiera de vivre un exercice à la fin.

On pourrait en parler pendant des heures, c’est possible, mais j’ai envie de te dire, ça ne sert pas à grand-chose.

Il faut vivre la chose.

Une définition, ça pourrait être : la sophrologie, c’est une technique psycho-corporelle de développement personnel et d’amélioration du quotidien. Jusque là, je ne pense pas que ça parle beaucoup.

Pourquoi psycho-corporelle ? Parce qu’on cherche à ré-harmoniser le corps et l’esprit.

Dans notre société, ça va pas bien dans ma tête, je vais voir un psy. Et le corps d’un autre côté, si ça va pas bien, je vais voir un médecin.

Alors qu’en fait, tout est lié : le corps et l’esprit ne font qu’un, et on cherche à remettre tout ça en harmonie. Et du coup, une fois qu’on se met à l’écoute du corps, à l‘écoute de tous les messages qu’il nous envoie à longueur de temps, on est capable d’aller chercher à l’intérieur de soi ce qui est bon pour nous.

On arrive à développer nos capacités et notre potentiel, parce qu’on a tout à l’intérieur de nous.

Sauf qu’on le cache, on n’ose pas.

Alors voilà, on va aller révéler tout ça, et après ça rayonne sur tout ton quotidien, ça rayonne sur plein plein de choses.

Emily : Wahou ! C’est génial

Caroline : voilà, je te fais la version courte et synthétisée, c’est à vivre.

Emily : la présentation que tu m’en fais pour moi c’est quelque chose de génial, et c’est ce que je cherche justement à transmettre dans mon blog : c’est que tout est en nous, on a tous des capacités qu’on ne soupçonne même pas, pour devenir quelqu’un de lumineux, vraiment. Et de le répandre autour de soi. Ca c’est possible. Et donc la sophrologie peut nous aider à ça ?

Caroline : Oui

Emily : Ah c’est génial 🙂 Et alors du coup, à qui est-ce que ça s’adresse la sophrologie ?

Caroline : A tous. A tout le monde. Sans aucune discrimination. Que tu sois petit ou grand, jeune ou moins jeune. Avec des handicaps, une maladie. Tout le monde peut y avoir accès parce que justement l’un des principes de la sophro c’est l’adaptabilité.

A chaque fois, tous les exercices, toutes les techniques, on les adapte à la personne qu’on a en face de nous.

Alors on dit en général que pour les enfants c’est à partir de 7 ans, parce qu’il a des capacités de raisonner. Mais ça c’est quand tu fais ta formation de base. Après il existe des spécialisations, et tu t’aperçois que les enfants tu peux les prendre beaucoup plus tôt. Ils ont cette faculté d’entrer très vite dans l’imaginaire, le corporel. Donc on n’est plus vraiment dans de la sophrologie.

C’est de la sophrologie où on va justement travailler le corps, s’approprier le corps, parce qu’on grandit, on sait pas trop comment c’est. On va travailler la sensorialité, des choses auxquelles les petits ont accès.

Et même après en maison de retraite, il y a beaucoup de sophrologues qui interviennent en EHPAD, donc avec les personnes âgées.

On intervient aussi dans les hôpitaux, et même une personne alitée qui ne peut pas bouger, on peut quand même travailler avec elle.

Emily : Dans ce que tu expliquais, on distingue le corps et l’esprit, tout du moins dans notre monde occidental, on est beaucoup là-dedans, donc la sophrologie va permettre d’harmoniser le corps et l’esprit, c’est ça ?

Caroline : C’est ça. Tu te rends compte que le corps et l’esprit sont deux portes d’entrée pour communiquer.

Par exemple, pour t’expliquer, tu prends une position où tu es complètement renfermée : tu croises les bras, tu as les épaules rentrées, la tête vers le bas, tu vas sentir que tes pensées sont un peu négatives. Tu vas entrer dans de la tristesse et si tu maintiens cette position, tu vas carrément déprimer.

Mais si à l’inverse, tu relèves la tête, tu bombes torse, tu commences à sourire, même si tu n’as pas forcément envie de sourire. Tu sens qu’à l’intérieur ça change, c’est plus du tout la même dynamique. Tu es plus joyeuse, c’est toute la biochimie qui change.

Donc ça prouve vraiment que changer ta position, ça change ta façon de penser.

Et l’inverse est possible aussi : quand tu changes ta façon de penser, tu t’aperçois que c’est ta posture qui va elle aussi changer.

Emily : Donc ne serait-ce que ça : déjà modifier sa position permet de modifier notre état intérieur.

Caroline : Oui. Et d’un seul coup, tu vas te rendre compte que tu te remets à l’écoute du corps, et en l’écoutant, tu te dis « ah oui, je sens des picottis là dans mes doigts, et du coup là tu vas sentir « holà, mes épaules là elles sont complètement verrouillées, OK, je relâche »

Tu vas sentir qu’il y a des noeuds à l’intérieur de toi, tu vas sentir « ah ouais, là le ventre il est complètement verrouillé, OK je relâche »

Du coup tu vas évacuer tout de suite les tensions, du coup comme tu les évacues, ça ne s’accumule pas. Donc tu améliores ton état de santé.

Emily : Oui, comme tu disais tout à l’heure, on améliore notre quotidien.

Caroline : C’est ça.

Emily : OK. Moi je trouve aussi qu’il y a des personnes qui ont peur de faire la démarche d’aller chez un psychologue, ou même d’aller chez un(e) sophrologue, qu’est-ce que tu pourrais conseiller à ces personnes qui ont peur de faire la démarche ?

Caroline : Comme toutes les peurs, un moment il faut l’affronter, il faut passer le pas.

C’est vrai que souvent ce que j’ai entendu, lorsque les gens viennent à moi c’est « ben j’ai pas osé parce que pour moi sophrologue – souffrance, et j’ai pas envie de souffrir ».

Non, je ne vais pas vous faire souffrir.

Au contraire.

Normalement, je ne vous fait pas de mal.

Normalement vous sortez vous êtes détendu.

Déjà, passer cet amalgame.

L’étymologie de sophrologie, c’est “l’harmonie en pleine conscience” si tu décortiques.

Il n’y a pas la place pour la souffrance.

Et puis, accepter « je vais demander l’aide de quelqu’un ».

Effectivement, ça c’est un peu l’ego qui parle, et pourtant il y a un moment où on a besoin d’être accompagné.

Les sophrologues, selon leur parcours, leur vie antérieure comme on peut dire, on n’est pas psychologue, donc on ne va pas aller gratter non plus « mais pourquoi vous en êtes là aujourd’hui ? Qu’est ce qui s’est passé ? »

On n’a pas le même abord que le psy.

On va vous prendre tel que vous êtes aujourd’hui et qu’est-ce que vous voulez devenir ? Comment vous voulez être ?

Donc oui, forcément il y a des fois où on va retourner un peu dans le passé pour essayer de comprendre certaines choses, mais on ne va pas aller gratter autant qu’un psy.

Vraiment s’il y a des doutes comme ça, franchissez le pas et au pire, téléphonez. Téléphonez au sophrologue et dites-lui « ben voilà, j’ai telle ou telle réticence à venir » , et il saura vous rassurer déjà par téléphone. Mais essayez, c’est quelque chose à vivre.

Emily : D’accord. Puis de toute façon, au pire, qu’est-ce qui peut se passer ? Au pire, il ne va rien se passer ?

Caroline : Allez, au pire tu t’endors.

Emily : Ah bon ? Bon il y a pire que ça dans la vie quand même 🙂

Caroline : effectivement, il y a des fois où il y a des remontées émotionnelles, parce que des fois quand on va chercher nos ressources, on va appuyer sur un petit bouton, et de toute façon c’est bénéfique.

Il y a un moment où il faut libérer, où ça sort, et ça va mieux.

Mais à la première séance, en plus c’est l’entretien, on se détend, il n’y a vraiment rien à craindre.

Au pire, on va rien ressentir parce qu’on sera trop dans l’attente d’un résultat ou dans le contrôle « non, là je veux pas lâcher, surtout pas ».

Voilà, au pire il ne se passe rien ou on s’endort, et au mieux on a vécu un bon moment de détente, on est apaisé, on est tout mou et un peu plus joyeux.

Emily : OK. Et je me dis, est-ce que vraiment au pire, si les personnes n’arrivent vraiment pas à passer le premier pas, même de téléphoner, est-ce qu’elles peuvent pratiquer seules chez elles, pour commencer, pour essayer, pour voir un petit peu comment ça se passe ?

Caroline : Oui, carrément. Avec Internet tu peux trouver des audios, des exercices, tu peux commencer tout seul. C’est vrai que là dernièrement, j’ai pas mal de monde qui venaient à moi en me disant « voilà, j’ai fait des exercices, ça a l’air pas mal, je veux continuer » .

Tu peux tout à fait faire quelque chose pour toi de manière autonome avec tous les outils que je t’ai cités.

Après l’avantage d’être avec un thérapeute, c’est que le travail peut être guidé.

Tu vas pouvoir atteindre un objectif.

Parce que tout seul, trouver un exercice qui va te permettre d’atteindre un objectif, ça va être compliqué quand même.

Mais en tout cas, tu vas pouvoir trouver des exercices qui vont te permettre d’évacuer les tensions, de te relâcher, de te détendre et d’avoir un premier apport.

Et la finalité du sophrologue, c’est de te donner tous les outils.

Nous on vous offre notre boîte à outils, vous allez piocher ce qui vous rend bien ou pas et après vous êtes complètement autonome.

Emily : Donc après je pourrai pratiquer toute seule, chez moi ? 

Caroline : Oui, c’est le but.

J’enregistre les parties de la séance pour que la personne puisse les réécouter. Mais c’est pas dans l’idée de devenir dépendant de cet audio. C’est le temps d’assimiler comment fonctionne la méthode et après l’audio tu l’oublies. Tu fais ça tout seul, c’est une méthode qui nous rend complètement autonome.

Emily : D’accord. C’est intéressant. Et est-ce que tu sais pendant combien de temps et à quel rythme je vais devoir aller voir une sophrologue pour qu’après je puisse pratiquer seule chez moi ?

Caroline : Alors, on est sur des méthodes d’accompagnement qui sont courtes.

Je vais dire, en moyenne, on est sur 6 à 10 séances.

Après il y a des personnes que je vois depuis longtemps parce qu’elles ont trouvé que ça leur apportait, parce qu’elles y trouvent au delà de l’objectif qu’elles s’étaient fixé. C’est devenu une philosophie de vie, elles ont envie de s’accorder une pause dans leur quotidien, donc oui tu peux aller sur du plus long terme.

Mais en moyenne 6 à 10 séances, c’est déjà bien pour atteindre un objectif qu’on s’était fixé.

Emily : Et il faut compter combien, en terme de coût financier, pour une seance ? 

Caroline : Ça varie d’une région à l’autre, si tu es en région parisienne ou en province, un sophrologue s’il est très renommé ou s’il vient de commencer à s’installer, en moyenne on est sur une fourchette de 50 euros la séance pour une heure à peu près.

Il y a des sophros qui travaillent par forfait et qui vont faire payer un forfait de 5 voire 10 séances.

Moi j’aime pas, parce que j’insiste sur le côté liberté. C’est-à-dire que la personne qui vient me voir, je lui dis qu’elle est libre d’arrêter quand elle veut. Il y a des tas de raisons qui font qu’on arrête. On s’est programmé 10 séances, mais la personne elle a tellement intégré les exercices, ça va tellement vite, qu’en 6 séances on a fini. Et je fais quoi de mes 4 autres séances ? On fait des comptes d’apothicaire ? On se rembourse ? Et puis on se rend compte peut-être au bout de 2 séances que le feeling entre nous ça passe pas, et qu’on veut arrêter. Mais tu peux trouver des forfaits.

Après ça varie, ça va en dessous et beaucoup beaucoup au dessus. Et un tarif qui peut être sympa, surtout si t’es pas sûr de vouloir aller là-dedans, c’est de faire des groupes. Il y a plein de possibilités de groupes et là tu peux trouver des séances entre 10 et 25 euros. Ca te permet de découvrir et après de voir si tu veux travailler en individuel.

EmilyD’accord. Alors moi je suis assistante sociale et je sais qu’il y a des mutuelles qui prennent en charge un certain nombre de séances. Ca, ça peut être pas mal aussi pour les personnes de savoir que ça leur coûtera au final peut-être pas grand chose.

Caroline : Oui, et je te remercie de le souligner parce qu’il y a effectivement de plus en plus de mutuelles, alors soit elles ont un forfait au nombre de séances, ou alors un montant par séance. Bon elles sont quand même assez rares à rembourser la totalité de la séance et surtout l’accompagnement, soyons clairs. Mais oui il y a une part qui se fait du côté des mutuelles, du coup ça réduit le coût. Et il n’y a pas besoin d’avoir l’avis du médecin.

Emily : Ah il n’y a pas besoin d’avoir l’avis du médecin traitant. D’accord. Ca c’est important de le savoir aussi. On peut donc faire la démarche seul, sans l’avis de son médecin traitant donc. 

Caroline : Du moment que le sophrologue te donne la facture, tu l’envoies à la mutuelle. Tous les médecins ne vont pas non plus prescrire. Ca serait dommage de passer à côté de son remboursement.

Emily : Je me dis aussi que au lieu de voir ça comme un coût, de voir ça plutôt comme un investissement en fait. C’est plus un investissement sur son propre bonheur, sur son propre bien-être. De voir les choses de cette façon-là je pense ça peut lever un frein aussi quand on se dit « oh là là, 50 euros, ça coûte cher ! » Alors oui ! Mais non, parce que si c’est un investissement sur son propre bonheur et qu’après on est soulagé, on arrive à mieux gérer son stress, à être plus heureux dans la vie, finalement le coût il est… Ca coûte pas grand chose ! 

Caroline : Après c’est dérisoire. Tu as tout à fait la bonne vision des choses.

Quand tu investis sur toi-même de toute façon, tu le rentabilises parce que ça veut dire que tu crois en toi, tu crois en tes capacités, j’y vais et oui, forcément, tu ressors gagnante, donc oui le voir comme un investissement sur soi et pas comme un coût financier.

Même si effectivement il faut sortir cet argent mais tu n’es pas dans la même dynamique. Et un investissement tu le rentabilises quand tu gagnes confiance en toi.

Imagine, tu vas aller préparer un concours qui te permet d’accéder à un poste mieux rémunéré. Ouais, faut sortir l’argent mais après t’accèdes à ton poste, c’est rentabilisé. Non, c’est la meilleure façon de voir les choses d’investir sur soi.

Emily : Alors je me pose la question aussi : est-ce que ça peut être dangereux, est-ce qu’il y a des contre-indications ? 

Caroline : Alors, des contre-indications à proprement parler, non.

J’ai envie de te parler plutôt de restrictions. La seule vraie contre-indication, c’est pour les personnes qui ont des psychopathologies. Là des psychopathologies effectivement on ne peut pas intervenir. Toutes les personnes qui ont des dédoublements de la personnalité, des sensations de morcellement, là en fait on risque d’exacerber leurs symptômes.

Après les restrictions, ça va être déjà les limites du sophrologue, c’est à dire que nous en tant que personne, on a notre histoire, notre vécu, et chaque fois on entre en raisonnance avec la personne qu’on a en face de soi et là je me dis « non, là je peux intervenir sur tel thème, ou… »  Alors là je dis stop ou je passe la main.

On s’est déjà vu plein de fois et on n’arrive pas à débloquer la situation, là je conseille d’aller voir un autre thérapeute, un autre sophrologue.

Ou bien tu peux avoir aussi l’absence de motivation de la personne qui vient te voir. J’ai déjà vu des personnes qui viennent me voir en espérant que je sois une magicienne et d’un coup de baguette magique je change tout.

Or c’est pas comme ça que ça se passe.

Moi j’ai un rôle à la limite presque passif.

C’est la personne qui vient me voir et qui fait tout le travail. Et si elle n’adhère pas, si elle ne refait pas les exercices un minimum chez elle, ben là il se passera pas grand chose.

On peut aussi parler de la surdité. Là par contre c’est un frein. On peut s’adapter. Tu peux essayer effectivement de proposer les exercices en langue des signes. Mais après il y a une partie où on demande de fermer les yeux et de visualiser ce qui se passe à l’intérieur. Donc des fois j’ai les yeux fermés et je vois plus les signes. Là, c’est un peu la problématique. On va travailler plus du coup sur de la sensorialité. Là c’est quelque chose de vraiment très spécifique pour le coup.

Mais sinon non, il n’y a pas de contre-indications.

Après il y a des accompagnements qu’on fait en équipe.

Par exemple, quand on parle de douleurs chroniques, de fibromyalgie, de dépression, là il y a un accompagnement sophro, mais avec l’équipe. On va être en contact avec le médecin, avec le psy, pour voir comment les choses évoluent.

Ah oui, autre chose à signaler : on ne fait pas le sevrage d’une addiction en sophrologie.

C’est pas grâce à la sophrologie qu’on va arrêter de fumer.

Par contre, une fois que le sevrage est fait, on maintient les motivations. Ca va servir après. Mais c’est pas la sophro qui fait le sevrage en soi.

Et le point aussi, il faut que je te le case absolument quelque part, on ne se substitue en aucun cas à un traitement médical. Le sophrologue ne te dira jamais « tu arrêtes ton traitement ».

Non, jamais.

On accompagne le traitement et c’est le médecin qui jugera en fonction de l’évolution, s’il peut diminuer ou arrêter le traitement. Mais la sophrologie ne se substitue pas à un traitement médical.

Emily : Mais c’est en plus d’un traitement médicamenteux. C’est en complément.

Caroline : Voilà, on va venir activer le côté bénéfique du médicament. Un peu comme cet effet placebo qui avait été mis en avant par la méthode Coué, ça va renforcer la perception de guérison, croire en l’efficacité du traitement pour que justement il porte ses fruits plus rapidement.

Emily : D’accord. Ecoute, je te remercie d’avoir répondu à toutes ces questions. C’était très intéressant, j’ai appris plein de choses. Et j’espère que ça va permettre aux lecteurs du blog d’apprendre des choses eux aussi, et peut-être de lever des freins, de lever des peurs. Tout à l’heure tu évoquais un exercice de découverte, est-ce qu’on peut voir ça du coup, pour un petit exercice, voir comment ça fonctionne ? 

Caroline : Si tu veux. C’est bien parce que c’est toi 🙂 On va faire un petit exercice que je propose souvent quand on découvre.

Pour prendre conscience de ce côté apaisant de la respiration.

Je vous invite à le faire vraiment pour vous, à lâcher-prise, à ne rien d’attendre de particulier, et à le vivre pour vous.

Si possible, vous allez maintenant vous installer confortablement, et fermer les yeux pour vous concentrer un peu sur ce qui se passe à l’intérieur de vous.

Je vous invite à prendre une profonde inspiration, et à souffler doucement par la bouche.

Reprenez une respiration naturelle.

Et simplement pour l’instant, avec bienveillance et non jugement, vous placez votre attention à l’endroit du corps où vous percevez votre respiration.

Peut-être que vous la sentez au niveau des narines, percevez l’air frais qui rentre, l’air un peu plus tiède qui ressort.

Peut-être que vous percevez votre respiration au niveau de la cage thoracique.

Sentez vos côtes qui se soulèvent un petit peu, et qui s’abaissent à l’expiration.

Peut-être enfin que vous percevez votre respiration au niveau du ventre, vous sentez ce doux mouvement de l’abdomen qui se gonfle et se dégonfle.

Quel que soit l’endroit où vous percevez votre respiration, essayez du mieux possible de rester en contact avec votre respiration.

A chaque fois, votre esprit va se mettre à penser, à imaginer des choses, à divaguer. Il ne manquera pas de le faire, ça c’est indéniable.

Ramenez simplement avec bienveillance votre respiration sur cette partie du corps où vous percevez votre respiration.

Et simplement, vous observez, vous ressentez le parcours de l’air, qui rentre, et vient remplir vos poumons, et ressort pour libérer les toxines, les tensions.

Ce simple exercice, c’est un vrai cadeau que vous vous faites.

Vous pourrez même vous féliciter pour ce cadeau.

Quand vous le souhaiterez, pour terminer cet exercice, vous pourrez prendre une profonde inspiration, tout doucement par la bouche.

Et avant de rouvrir les yeux, vous pouvez si vous le souhaitez remettre le corps en mouvement, en pianotant avec les doigts, en vous étirant, peut-être bailler, et revenir tranquillement à vos occupations.

Emily : Wouah ! Ca fait du bien !

Caroline : Et c’est pas grand chose, tu vois, c’est court, mais ça peut faire la différence sur un quotidien.

Emily : Oui, c’est ça. Ca a pris quoi, là ? 2 – 3 ou 5 mn, maximum.

Caroline : Oui, grand max.

Emily : Donc c’est quoi 5 mn dans une journée ? Si on peut se faire du bien, déstresser, se détendre.

Caroline : Tu vois, il n’y a pas besoin d’un entraînement particulier, d’être un athlète de haut niveau.

Tout le monde peut respirer.

Et ça peut même encore être plus court.

Tu vois, pour éviter de rentrer en réaction avec quelqu’un, ou quand tu sens qu’à l’intérieur, ça commence à bouillonner, simplement prendre une aspiration profonde et souffler longuement, tu fais ça à peine 10 secondes, et ça peut faire une sacrée différence.

Se reconnecter avec cette respiration, ça fait un bien fou.

Emily : Ecoute Caroline, je te remercie encore pour cette interview. Et je voudrais préciser qu’on s’est rencontrées, parce que toi aussi tu as un blog. Donc, est-ce que tu peux nous donner l’adresse de ton blog ?

Caroline : Oui, on a commencé cette superbe aventure du blogging. Moi je tiens le blog qui s’appelle « le colibri imparfait », où j’y parle de parentalité, aussi imparfaite soit-elle, et d’estime de soi.

Voilà. On lâche la pression on essaie d’avancer en étant le meilleur parent imparfait. Les gens parfaits n’existent pas et s’ils existaient, ça serait chiant…

Emily : C’est vrai  😀 Bon je te remercie encore Caroline, et puis à bientôt.

Caroline : Merci à toi, prends soin de toi, à bientôt.

🌺🌺🌺

Emily : Voilà, j’espère que cette interview vous a plu, que vous avez appris des choses, et que ça va vous motiver à continuer de vouloir prendre votre bonheur en main, de prendre votre vie en main. Voilà, je vous dis à bientôt sur le blog Être enfin zen. Au revoir 🙂

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