Apprendre la maîtrise de soi

Emotions fortes : comment j’ai appris à les gérer

Il peut nous arriver de ressentir des émotions fortes qui nous font nous sentir très mal. A tel point qu’on peut avoir peur de cet état, jusqu’à en paniquer.

Dans ces moments-là nous avons des sensations désagréables dans le corps et les émotions qui y sont associées nous font ressentir du dégoût, de la honte, de la culpabilité, de la tristesse, de la colère, etc….

Ces sensations nous perturbent, parfois on ne sait plus qui on est. On se demande ce qui va se passer, comment on va faire pour sortir de ce moment difficile. Souvent notre réaction sera de lutter contre ce qui nous arrive, parce qu’on n’en veut pas de ces sensations étranges qui nous font nous sentir mal.

On va chercher refuge dans notre frigo, dans des émissions ou des films sans intérêt, dans l’alcool, le sexe, la drogue, les dépenses financières, etc… Histoire de distraire notre mental qui nous fait vivre des moments pénibles et rassurer notre coeur qui est mis à rude épreuve.

On peut en arriver à rejeter les gens, à tout envoyer balader, à s’enfermer dans notre carapace comme une tortue.

Tout ce qu’on veut, c’est que ces sentiments disparaissent, qu’ils nous laissent tranquille. Qu’on redevienne comme avant.

Pour ma part, je me réjouis maintenant lorsque je sens arriver ces émotions. Je vous disais dans cet article que lorsqu’il m’arrive une difficulté, désormais je la vois comme une opportunité à grandir et m’épanouir.

Pour y parvenir, je vais partager avec vous comment je fais pour que ces moments passent plus en douceur, tout en faisant face à ce qui m’arrive.

émotions fortes : comment les faire passer en douceur
Comment faire passer les moments difficiles en douceur

On se sent dépassé

Quand surviennent des émotions désagréables, on peut en avoir peur, voire même paniquer, pour un tas de raisons : parce qu’on n’est pas habitué à les ressentir, parce qu’on a passé des années à les refouler, parce que dans notre éducation on nous a appris qu’il fallait les réprimer, etc… On peut se sentir secoué, dépossédé de notre libre-arbitre. C’est comme s’il y avait quelque chose qui nous dépassait, quelque chose qu’on ne maîtrisait plus. On ne se reconnaît plus.

Ce sont des sensations qui nous emmènent vers un terrain inconnu, on se demande comment on va faire pour se sortir de ce qui nous semble être une impasse. Et cela nous fait peur.

A moins d’être dans une situation d’urgence où vous devez fuir pour sauver votre peau, ne cédez pas à la panique lorsque des émotions désagréables vous arrivent.

Pour ma part, j’ai été championne toutes catégories pour m’affoler lorsque je ressentais des émotions comme la colère. Il m’arrivait d’être sujette à des angoisses qui me terrifiaient.

J’ai appris dans mon éducation que je n’avais pas le droit de ressentir la colère. Pour beaucoup de filles, nous avons le droit d’être triste, mais la colère est réservée aux garçons. Et l’inverse est vrai pour les garçons. Ils sont nombreux à avoir appris qu’il ne fallait pas pleurer.

Pendant des années j’ai donc étouffé ma colère. Je ne vous dis pas ce que ça a donné quand la cocotte-minute a explosé !! 🙂 J’en ris aujourd’hui parce que cette blessure de m’être sentie rejetée par mes parents du fait que je n’avais pas le droit d’exprimer ma colère est guérie 🙂

Comment y remédier ?

Le truc, c’est que nous croyons que la peur ou la panique nous dépassent, qu’on ne peut rien y faire. Ca, c’est une croyance.

La peur ou la panique ne sont que des émotions que vous pouvez apprendre à gérer. Comment fait-on pour les gérer ? Vous les laissez être là, tout simplement. Elles sont là, en vous, laissez-les vivre leur vie. Vous n’avez pas à les laisser vous emmener où vous ne voulez pas aller. Vous, vous restez là.

Prendre conscience de cela va vous aider petit à petit à rester présent dans les moments difficiles. Lorsque vous sentez le malaise monter en vous, prenez un instant pour vous concentrer sur le moment présent.

Comment fait-on ?

Pour calmer la panique, vous pouvez vous asseoir, fermer les yeux et observer mentalement votre ventre se gonfler et se dégonfler, tout simplement. Ne faites que ça. Concentrez-vous sur votre respiration. Prenez conscience en même temps de la merveille qu’il y a de pouvoir respirer. Détendez-vous.

Prenez conscience que vous arrivez à respirer seul. Vous pouvez vous dire « super, j’arrive à respirer ! »

Ensuite, vous pouvez aussi vous concentrer sur ce que vous avez déjà : est-ce que vous avez un toit sur la tête ? Regardez autour de vous et rendez-vous compte que vous avez un toit au dessus de votre tête.

Est-ce que vous arrivez à marcher ? Faites quelques pas en vous concentrant dessus et dites-vous «  c’est vrai que je sais marcher ! » Vous avez des vêtements pour vous couvrir ? Regardez-les et dites-vous « C’est vrai que j’ai la chance d’avoir des vêtements ».

Observez attentivement tout ce que vous avez déjà.

Toucher son corps pour se reconnecter à l’instant présent est très efficace aussi. Prenez conscience du contact de vos mains sur votre peau.

On ne se rend plus compte de la chance qu’on a parce qu’on en veut toujours plus. Mais dans ces moments où on se mal, où on panique, prendre conscience des moindres petits choses de la vie permet de rester là. De se reconnecter à l’instant présent, à la réalité.

Prenez conscience de la chance que vous avez de pouvoir respirer seul et naturellement, de pouvoir marcher, de pouvoir parler, d’avoir un logement, etc…

émotions fortes : se reconnecter à l’instant présent
Prendre conscience du contact de notre peau permet de se reconnecter à l’instant présent

On veut faire disparaitre nos émotions fortes

Lutter contre vos émotions ne va faire que les alimenter. Si elles sont là, c’est pour une bonne raison. Même si à priori ce n’est pas ce que l’on perçoit, elles sont là pour nous aider. Prenons comme exemple que vous auriez envie de rencontrer quelqu’un. Vous vous êtes dit « mais cette fois-ci, ce sera quelqu’un de bien ! ». Vous patientez un peu au début, puis vous voyez que rien n’avance, vous ne rencontrez personne. Au bout d’un moment vous vous impatientez, vous trépignez, vous vous dites « mais merde, pourquoi personne ne veut de moi ? » Vous vous sentez envahi par des émotions difficiles que vous ne voulez pas voir ou pas ressentir.

Justement, ces émotions viennent vous montrer ce qu’il y a à travailler encore à l’intérieur de vous pour que vous puissiez enfin ! rencontrer quelqu’un de bien. J’en ai parlé dans cet article.

Comment faire ?

Au lieu de rejeter ce que vous ressentez, posez-vous un instant et demandez-vous ce que ces émotions viennent vous dire.

Prenez une feuille et un crayon, ou ouvrez un document dans Word, et notez tout ceci. Qu’est-ce qui vous met en colère ? Qu’est-ce qui vous rend triste ? Pourquoi est-ce que vous vous impatientez ? Qu’est-ce que cela vous rappelle de votre passé ? Que craignez-vous qu’il arrive si vous ne trouvez pas ce quelqu’un de bien ?

Le fait d’écrire va déjà vous soulager. Mettre sur le papier ce que l’on ressent a ce truc de magique qui fait qu’on arrive à saisir toutes ces pensées qui nous traversent à une vitesse fulgurante. Comme ces pensées vont très vite, on n’arrive pas à les saisir avec notre mental. Nous avons bien du mal à cerner ce qui nous fait souffrir.

Mettre ses pensées par écrit, c’est tirer les fils de la pelote de laine un à un. Cela permet de saisir ce qui se passe dans notre tête. Essayez ce petit exercice : ne notez pas ce qui vous passe par la tête, essayez mentalement de savoir ce qui vous fait souffrir. Ensuite, écrivez ce qui vous fait souffrir. Ne voyez-vous pas une différence ? Est-ce que ce n’est pas plus clair pour vous de voir par écrit ce qui vous fait souffrir que lorsque vous essayez de le découvrir mentalement ?

Le fait de vous poser et de noter par écrit aura deux effets magiques :

  • cela va soulager immédiatement votre peine
  • vous commencerez à cerner pourquoi vous n’arrivez pas à accéder à ce que vous souhaitez.
émotions fortes : mettre ses pensées par écrit
Mettre ses pensées par écrit, c’est tirer les fils de la pelote de laine un à un.

Voilà, pour résumer :

  • commencez à prendre conscience que vous n’êtes pas obligé de suivre la peur et la panique. Restez là en prenant conscience de tout ce que vous savez faire (respirer, marcher, parler, etc…), de tout ce qui vous entoure et vous fait du bien.
  • Ne cédez pas à l’envie de fuir. Posez-vous un instant pour noter vos ressentis, ce qui vous met dans l’état où vous ressentez des émotions désagréables.
  • En persévérant, vous allez constater qu’au fur et à mesure vous appréhenderez mieux vos émotions qui vous font du mal, qu’un jour vous n’aurez plus peur, et qu’au contraire vous vous réjouirez car vous saurez que vos émotions vous aident à guérir vos blessures et à dépasser vos difficultés 🌺

 

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le partager si vous pensez qu’il peut aider d’autres personnes 🙂

Partager l'article
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    15
    Partages
  • 15
  •  
  •  
  •  
  •  
  •   

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *