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Comment sortir d’une relation toxique amène à ne plus subir nos autres relations

Sortir d’une relation toxique… c’est un bon objectif. Mais, honnêtement, pourquoi se contenter de sortir d’UNE relation malsaine quand on peut se débarrasser de toutes les relations toxiques qui empoisonnent notre vie ? J’ai bien dit : « en finir avec les relations toxiques », pas avec les « personnes toxiques » ! Je ne propose pas, ici, de liquider quiconque ! Je parle simplement de vivre sans se laisser emporter dans les relations malsaines, sans y laisser notre cœur, ni notre forme, ni notre santé mentale. Je parle de vivre après une relation toxique à un niveau bien supérieur et bien plus serein que tout ce qu’a été notre vie auparavant. Dans cet article, j’aimerais montrer l’un des bénéfices cachés du travail sur soi : c’est à dire, comment sortir d’UNE relation toxique permet de ne plus subir toutes les autres relations dysfonctionnelles qui font partie de notre vie d’aujourd’hui, ni celles qui se présenteront à nous à l’avenir.

Note : cet article est un article invité écrit par Virginie Loÿ, rédactrice du blog Une chose par jour

On s’accommode de ce qu’on connaît

comment sortir d’une relation toxique nous amène à ne plus subir nos autres relationsLa vérité, c’est que certains de nous grandissent, et parfois vieillissent, sans s’apercevoir que nous entretenons des relations malsaines avec notre entourage. Élevés d’une manière ou d’une autre, nous sommes quelques fois persuadés que nous avons eu une enfance « heureuse ». (Nous étions bien nourris et bien habillés, nous faisions du ski l’hiver et allions à la plage l’été, de quoi se plaindre ?).

Nous n’avons pas eu la possibilité, ni le besoin, de prendre du recul par rapport à nos comportements. Nous avons simplement accepté comme normaux — et parfois indubitables — les modèles que nous avons appris de notre entourage : de nos parents, de nos frères et sœurs, de notre famille élargie, de nos amis, de leurs parents, de nos enseignants, de nos premiers amours, etc.

Mais, nous ne nous sentons pas bien. Quelques fois, même, nous sommes franchement mal, mais nous ne savons pas pourquoi. Nous avons l’impression de subir notre vie, nous avons le sentiment que nous ne sommes jamais « assez » et que personne ne voit la vraie personne que nous sommes… à commencer par les gens les plus proches de nous.

Et à bien y regarder, il nous semble que la moitié des gens autour de nous sont aussi mal lotis : stressés, déprimés, malheureux.
Quant à ceux qui semblent avoir la vie parfaite, celle que nous voulons, il nous semble qu’ils viennent d’une autre planète. Les y rejoindre paraît impossible.

Nous ne savons pas que nous souffrons de la toxicité des relations que nous formons. Nous ne savons pas les reconnaître. Nous pensons que c’est juste la vie. C’est dur et ce n’est pas juste. (Et en plus, tout le monde nous le répète.)

La goutte qui fait déborder le vase

comment se libérer d’une relation toxique amène à ne plus subir nos autres relationsEt puis un jour, il y a la relation dysfonctionnelle de trop. Celle qui nous met à terre. C’est peut-être une relation amoureuse toxique et destructrice.
Ou bien au travail, un collègue toxique qui nous pousse au burn-out ou à la dépression. Une amie à la jalousie malsaine. Ou bien notre parent, avec lequel les liens avaient toujours été tendus, qui se met à s’ingérer dans nos affaires de couple au point que notre conjoint nous sonne un ultimatum : « C’est lui (elle) ou moi ! »

Dans ces cas-là, on part de bien bas. On découvre que l’on a été dupé tout au long de sa vie, que les dés étaient faussés et qu’on n’a rien compris du jeu.
On a donné, donné, donné à des gens qui prenaient, prenaient, prenaient et ne s’en montrent même pas reconnaissants. Non ! Au contraire, ils continuent à nous accuser de tous leurs maux, alors même que nous sommes en train de sombrer !

Deux options s’offrent à nous, et selon notre parcours, selon ce que nous avons déjà souffert et selon notre volonté d’ouvrir les yeux (ou pas) sur notre propre responsabilité, nous allons :

  • soit changer… pour la même chose : laisser partir le conjoint qui nous a donné l’ultimatum et se retrouver dans une situation semblable, 3 ans plus tard, avec un notre nouveau compagnon et le parent qui se mêle de nos affaires de couple ; changer de boulot et tomber sur le frère jumeau du collègue toxique (si, si…), ou tomber amoureuse d’un prince qui ne s’avérera pas plus charmant — à terme — que le premier…
  • soit faire une pause, et se demander comment on en est arrivé là.

Dans ce second cas, on fait le travail de se reconstruire. Différemment. Seul ou avec un accompagnement professionnel. Avec le temps. Mais le plus important, c’est qu’on accepte de se poser les « bonnes » questions.

Toute relation implique la réciprocité. Il nous faut reconnaître que l’échange est intrinsèque à la dynamique des relations et que si on a perdu, dans la relation précédente, ce n’est pas uniquement parce que l’autre trichait, c’est aussi parce qu’on avait accepté de jouer avec lui en suivant ses règles du jeu et en regardant de côté quand il sortait malhonnêtement des as de ses manches. Pour nous faire perdre.

Bref, nous ne nous étions pas respectés, nous n’avions pas mis de limite. Certes, nous étions des victimes, mais des victimes qui avaient le pouvoir de quitter la table de jeu ou d’exiger la redistribution des cartes… et qui ne l’ont pas fait. Lorsque l’on comprend, et que l’on accepte cela, notre champ de vision tout à coup s’élargit. Nous comprenons que nous jouons toujours plus ou moins de la même façon à toutes les tables, à tous les jeux, avec tous les joueurs.

Comment sortir d’une relation toxique nous permet de nous affranchir des autres

comment se libérer d’une relation toxique amène à ne plus subir nos autres relationsLorsque l’on prend le temps de réfléchir à notre histoire, nous ne nous demandons pas seulement comment sortir d’une relation toxique. En faisant ce travail, nous regardons quelles blessures d’enfance — ou de la vie — nous essayons de guérir, en nous engouffrant dans ces relations déséquilibrées.

Pourquoi cherchons-nous à obtenir de l’extérieur un amour que nous ne nous portons pas ? Au mieux, nous ne cherchons pas à changer le passé, mais nous nous donnons des outils pratiques pour transformer notre mode de pensée et par conséquent, nos comportements, nos actions et nos résultats, aujourd’hui. En effet, ce sont nos pensées qui génèrent tous nos résultats, et la bonne nouvelle, c’est que nous n’avons pas besoin de retourner dans le passé. Nous pouvons les changer dès aujourd’hui !

Nous comprenons alors comment sortir d’une relation toxique nous permet de nous affranchir de toutes les autres. Car nous sommes maîtres, par nos pensées, de la qualité de nos relations et nous avons — à tout moment — le pouvoir de décider le niveau de notre investissement dans celles-ci :

  • nous pouvons décider de quitter définitivement un compagnon toxique,
  • nous pouvons mettre de la distance avec notre amie jalouse, mais continuer de la voir dans les situations où les qualités que nous aimons en elle ressortent et nous donnent le plaisir d’être avec elle,
  • nous pouvons travailler à améliorer les relations que l’on veut garder, par exemple, apprendre à placer les limites avec son parent et garder son compagnon.
  • et nous pouvons entrer dans toutes nos nouvelles relations d’une manière lucide, avec la confiance que nous sommes capables de nous respecter et d’être authentiquement nous-mêmes, sans risque et avec joie.

En conclusion

Décider de se donner le temps et les moyens de comprendre comment nous fonctionnons nous permet de savoir comment véritablement sortir d’une relation toxique, ce qui est déjà un excellent résultat.

Le travail sur nous, toutefois, nous est bénéfique en profondeur et dans la durée. Il nous permet de nous débarrasser de la relation toxique Numéro Un, celle que nous avons entretenue avec nous-mêmes.

Il nous donne le courage et la possibilité de nous connecter — ou reconnecter — avec la personne authentique que nous sommes et que peut-être nous ne connaissions pas encore.

Nous donnons alors la chance à cette personne de s’épanouir et de vivre une vie de plénitude.

Je suis une ancienne victime de relations toxiques. Je suis conseillère sur une ligne de soutien téléphonique et j’accompagne des personnes qui veulent se libérer de relations abusives. Je suis Virginie Loÿ, rédactrice du blog : Une chose par jour  

Merci à Unsplash pour les photos.

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