Comment ne plus dépendre du regard des autres ?

Dépendre du regard des autres est quelque chose qui nous fait terriblement souffrir. On n’ose pas être soi-même parce qu’on craint de ne pas recevoir l’approbation, la validation, au fond, l’amour des autres, si on était soi-même. Rien que le fait de se projeter d’être soi-même peut soulever des peurs inconscientes qui renvoient finalement toujours aux blessures émotionnelles de l’enfance, que sont la blessure de rejet, d’abandon, d’humiliation, de trahison et/ou d’injustice. Mais des solutions existent pour que vous puissiez trouver enfin la paix intérieure. Alors voyons comment faire pour ne plus dépendre du regard des autres.

Dépendre du regard des autres pour ne pas ressentir la peur

Le fait d’être soi-même peut être une idée très effrayante. On se dit que les autres nous ont toujours connu comme ceci ou comme cela, et si d’un coup on se mettait à leur dire non, ou à leur montrer notre amour, ou à vouloir avoir des activités pour soi, bref si d’un coup on se mettait à suivre les élans de son coeur et à respecter ses propres besoins, on craint que l’autre ne nous reconnaisse plus et qu’il ne nous aime plus.

Si vous vous empêchez à être ou à faire quelque chose que vous aimeriez pourtant être ou faire, c’est parce qu’au fond, vous avez peur de perdre l’amour des autres. 

Pendant un temps, on va faire le choix, inconsciemment, de mettre cette peur sous le tapis. On fait le choix d’être et de faire ce qu’on pense que les autres attendent de nous : on commence alors à dépendre du regard des autres. On se contorsionne dans tous les sens, on refrène ses ressentis, ses pensées, ses sentiments, ses idées, ses désirs, ses besoins, ses choix de vie, pour ne pas ressentir cette peur. 

Puis vient un temps où l’envie d’être soi-même devient plus forte que la peur du regard des autres. 

A lire aussi : 5 habitudes à prendre pour ne plus se faire bouffer par les autres

D’où viennent les peurs 

comment faire pour ne plus dépendre du regard des autresLise Bourreau explique fort bien dans son précieux petit livre « Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même » qu’au début de notre vie, nous sommes nous-même.

Puis vient un moment où les adultes nous demandent d’être autrement que ce que nous sommes. Ils sont bien intentionnés la plupart du temps, ils veulent nous aider à grandir. Mais le problème, c’est qu’eux-mêmes ils ont peur. Alors ils cherchent à nous protéger et nous mettent des chaînes en nous disant qu’il ne faut pas se mettre en colère devant tout le monde par exemple, qu’un garçon ne doit pas pleurer, etc… 

Nous sommes petits et ce sont des expériences très difficiles à vivre. Parce que nous sentons bien que nous ne sommes pas acceptés tels que nous sommes. Mais comme notre peur de perdre l’amour des adultes est plus forte que notre désir de rester nous-mêmes, nous faisons le choix inconscient de mettre des masques et de correspondre à ce que nous pensons que les adultes attendent de nous. 

Ces masques nous aident à vivre pendant toute la période de l’enfance et de l’adolescence. Ils nous protègent de nos blessures causées par la peur de perdre l’amour des autres. 

Une fois arrivés à l’âge adulte, ces masques nous desservent car ils nous empêchent d’être nous-même. 

Ce n’est pas parce que nous sommes devenus adultes que la peur de perdre l’amour des autres s’est dissoute. 

Bien au contraire, elle est toujours là, tapie au fond de nous, et se rappelle à notre bon souvenir lorsque nous envisageons de respecter nos propres besoins, de les faire passer avant ceux des autres. 

On essaie d’être soi-même, on se démène dans tous les sens, on fait un pas en avant pour en faire deux en arrière. On ne sait pas pourquoi, on n’y arrive pas, on est bloqué. 

N’hésitez pas à télécharger le guide gratuit « J’arrête de souffrir à cause des autres » dans lequel je parle plus en détail des 5 blessures.

Revivre la blessure

On se démène dans tous les sens pour essayer d’être soi-même et ne plus dépendre du regard des autres, mais le truc, c’est qu’on n’ose pas faire ce qu’il faudrait pourtant faire : affronter sa peur. 

Vous l’avez remarqué, vos peurs ne se sont pas envolé avec le temps. Il n’y a donc qu’un moyen pour retrouver votre sérénité, c’est d’affronter vos peurs. 

Ça n’est pas si compliqué qu’il n’y parait. Ayez en tête que vous affrontez votre peur non pas pour la suivre, mais pour vous libérer de ce qui vous empêche de vivre. 

Lorsque se présente une situation dans laquelle vous allez faire passer vos propres besoins en priorité et que cela vous fait peur, alors arrêtez tout et posez-vous. Asseyez-vous, respirez un grand coup, fermez les yeux, et posez-vous cette question :

  • A quelle situation du passé est-ce que cela me fait penser ? Que s’est-il passé ? 

Il y a des chances pour que des images, des scènes du passé remontent à la surface. Ne fuyez pas. Restez détendu et laissez remonter ce qui a besoin de remonter. Ne gardez plus pour vous tous ces ressentis désagréables. Si vous ressentez de la tristesse, laissez les larmes couler. Si vous ressentez de la colère, laissez-là s’exprimer et frappez dans un coussin si vous en ressentez le besoin. Prenez votre temps, faites-le jusqu’à ce que vous vous sentiez vidé de ces émotions. Vous le sentirez. 

Vous allez ressentir un soulagement. 

Vous n’y arriverez peut-être pas du premier coup. Apprenez petit à petit à ne plus fuir vos ressentis, accueillez-les et laissez-les passer. 

Voyez qu’en agissant de cette manière, vous vous faites passer en premier. 

A lire aussi : Utiliser ses émotions à bon escient

Prenez de nouvelles habitudes

Bien entendu, ce n’est pas parce que vous aurez fait face à votre peur une fois que vous ne dépendrez plus du regard des autres. Pour ma part, il m’a fallu 5 mois en étant accompagnée de manière intensive pour m’en libérer totalement. J’ai travaillé sur ma blessure d’humiliation majoritaire (j’ai aussi la blessure d’abandon te les 3 autres par petites touches), et j’ai pleuré comme jamais, j’ai crié et me suis mise en rage parce que j’avais accumulé des émotions pendant des années sans même m’en rendre compte. 

Mais commencez dès aujourd’hui à prendre cette nouvelle habitude de vous poser et de laisser remonter ce qui doit remonter à la surface. Prenez l’habitude de faire face à vos peurs et petit à petit vous allez vous libérer de la peur de perdre l’amour des autres. 

Parce qu’à un moment donné, vous allez vous rendre compte que vous avez laissé faire beaucoup de choses, que vous vous êtes abandonné vous-même, que vous vous êtes rejeté, trahi, humilié, que vous avez été profondément injuste avec vous-même. A partir de là, il ne sera plus question de faire passer quoi que ce soit avant vos propres besoins. Ce sera toujours vous en premier, vous allez vous soutenir vous-même, et vous n’aurez plus peur de perdre l’amour des autres. Et quand on n’a plus peur de perdre l’amour des autres, on ne dépend plus du regard des autres. 

Avec tout mon amour,

Emily

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