Vers des relations plus harmonieuses

M’énervent ces gens qui n’en finissent pas de se plaindre !

Aujourd’hui, je suis énervée. Enervée après tous ces gens qui se complaisent dans leurs plaintes, qui disent qu’ils n’y arrivent pas, qui en veulent aux gens qui y arrivent, eux. Pour certains, cela fait des années qu’ils marinent dans leur jus.

C’est mon cas en ce moment. Depuis quelques jours, je me plains, je fais ma victime. Les autres font tout mieux que moi, et c’est pas juste vu les efforts que je fais, et comment ça se fait que moi j’y arrive pas, etc…

Je sais bien que ce n’est pas la bonne attitude, mais quelque part j’ai besoin d’être une victime….

Et le pire, c’est que je ne vois que ça depuis quelques jours autour de moi : des gens qui se plaignent. Et je ne supporte pas ça, les gens qui se plaignent !

Vous savez, on dit toujours que l’autre est le reflet de soi-même. C’est là un bel exemple qui démontre que c’est vrai : je vois chez les autres ce que je ne supporte pas chez moi.

Sachant cela, je sais maintenant que ce ne sont pas les autres qui m’énervent. Mais on a vite fait de croire que ce sont les autres qui causent nos émotions désagréables… J’en avais parlé ici.

Dans ces moments-là, je m’accroche aux pensées négatives qui me traversent l’esprit. Vous savez, c’est ce petit diable au dessus de notre tête… Il me dit des trucs du genre :

  • Rappelle-toi : tu te prends pour qui ? Tu crois vraiment qu’on peut réussir avec un blog ? Allons, arrête de rêver !
  • Tu n’arriveras jamais à rien ! Vu la vie que tu as eu, tu es condamnée à être malheureuse et à ne pas pouvoir réaliser tes rêves.
  • C’est impossible de réussir avec un blog sur le développement personnel, il y a trop de concurrence ma petite…
  • etc…

Ce sont ces pensées négatives qui rendent nos projets impossibles à réaliser. Elles nous barrent la route, empêchent notre créativité de s’exprimer.

Pour ma part, je n’ai pas envie de rester dans cet état-là. C’est désagréable.

Mais comment faire pour sortir de cet enfer ?

Se plaindre rend impossible la réalisation de nos projets
Se plaindre rend impossible la réalisation de nos projets

Pourquoi a-t-on besoin de se plaindre ?

Pour ma part, j’ai remarqué que si j’en arrivais à me plaindre, c’est parce que :

  • Je me compare aux autres

Or, on sait que se comparer aux autres est très néfaste. Et allez savoir pourquoi, on se compare toujours à beaucoup plus gros que soi ! Notre attention est attirée par quelqu’un qui représente notre idéal (par exemple, vous voulez devenir chanteur et vous vous comparez à Michael Jackson ou à Lady Gaga 🙂 ). Ca me rappelle cette scène que je trouve mythique dans le film « le péril jeune » :

Rien n’est plus décourageant que de se comparer aux autres, et on en vient à dire « oui mais moi j’y arrive pas ! » Bah oui, mais que sait-on du chemin parcouru par la personne avec laquelle on se compare ? Elle aussi elle a dû traverser des moments difficiles et son mental a dû être attiré lui aussi par l’abandon.

«  J’ai raté 9 000 tirs dans ma carrière. J’ai perdu presque 300 matchs. 26 fois, on m’a fait confiance pour prendre le tir de la victoire et j’ai raté. J’ai échoué encore et encore et encore dans ma vie. C’est pourquoi j’ai réussi »

Michael JORDAN

  • Les choses ne se passent pas comme je l’aurais voulu

On en vient à se plaindre parce que les choses ne se passent pas comme on l’aurait voulu. On n’a pas le succès qu’on escomptait au départ. C’est plus compliqué et plus long que ce qu’on avait imaginé.

  • Je rejette la faute de ce qui m’arrive sur les autres :

J’ai été adepte de cette façon de faire pendant des années. J’en ai déjà parlé dans cet article. Et je continue en ce moment en m’énervant après les gens qui se plaignent alors que moi-même je me plains.

C’est tellement plus facile de croire que ce qui nous arrive est de la faute des autres ! Nous sommes habitués à fonctionner de cette manière. Le problème, c’est qu’entretenir des pensées négatives au sujet des autres nous fait souffrir et nous maintient dans la plainte.

  • Je ne réussis pas à faire face

Au bout du compte, quand je me compare aux autres et que je rejette la faute de ce qui m’arrive sur eux, que je vois que les choses ne se passent pas comme je l’aurais voulu, c’est parce que je n’arrive pas à faire face à mes difficultés.

Quand on veut quelque chose, souvent au début ça se passe bien, puis arrive un moment où un obstacle se dresse devant nous.

Par exemple, vous voulez apprendre à dire « non ».

Au début, c’est génial, vous y arrivez sans problème, vous êtes même étonné de la réaction respectueuse des gens.

Puis arrive un moment où ça couac.

Par exemple, votre mère à qui vous n’avez jamais osé dire non, vous demande de venir la voir ce dimanche. Vous savez qu’elle se sent seule, elle vous fait bien comprendre que personne ne vient la voir…

Vous ressentez un malaise, vous n’avez pas envie d’y aller, mais vous lui dites oui quand même…

Et là, c’est la dégringolade : le méchant petit diable au dessus de votre tête vous dit “tu vois, tu n’y arriveras jamais ! Je te l’avais bien dit ! «  Chassez le naturel et il revient au galop »  ! T’es un(e) bon(ne) à rien, c’est tout ce que tu es, etc…»

Votre moral retombe comme un soufflet au fromage pas cuit. Et vous retombez dans la plainte.

Le truc, c’est que si vous y restez dans cette plainte, si vous continuez de croire ce que vous dit cette méchante petite voix, vous allez mariner dans votre jus, vous contenter de ce vous avez et qui ne vous convient plus.

C’est comme ça qu’on devient aigri et frustré et malheureux 🙁

Alors, comment faire pour changer la donne ?

Que faire ?

Le psychanalyste François Roustang, dans son ouvrage « la fin de la plainte » (que je n’ai pas lu) nous dit que pour sortir de la plainte :

  • nous pouvons nous poser des questions qui vont nous inciter à passer à l’action.

Il nous donne l’exemple d’une femme qui est venue le voir. Pendant 7 ans, elle a fouillé avec un thérapeute dans son passé à la recherche d’une preuve. Elle avait eu le sentiment, à la mort de son père, que celui-ci avait abusé d’elle pendant son enfance. François Roustang, au lieu de continuer à farfouiller avec elle dans ce passé, lui a proposé d’étudier cette question : « en admettant que mon père ait abusé de moi, quels sont les moyens dont je dispose aujourd’hui pour être heureuse ? »

Se poser des questions qui poussent à l'action nous permet de surmonter les obstacles
Se poser des questions qui poussent à l’action nous permet de surmonter les obstacles

C’est une question très puissante, qui incite à l’action et à dépasser les obstacles qui se dressent sur la route de cette femme.

Quand on se pose les bonnes questions, on a les bonnes réponses.

Du coup, j’ai suivi ce précieux conseil. Je me suis interrogée :

«  Qu’est-ce que je peux faire pour réussir avec mon blog ? » Des réponses sont venues rapidement :

  • Je peux travailler mes titres pour que mes articles soient plus attractifs
  • Je peux continuer d’avancer dans ma formation sur le blogging
  • etc…

Ces réponses m’ont ouvert des portes, de nouvelles idées sont apparues. Je me suis dit « oui, je vais essayer. Je peux le faire, ça va m’amuser en plus »

«  Ces questions qui poussent à l’action, transforment ce qui était impossible en quelque chose de possible » 

Je peux alors continuer sur le chemin car j’ai réussi à surmonter les obstacles.

  • Il nous précise aussi que nous pouvons décider de cesser de subir les situations, en se répétant : «  je vais bien, il y a une part de moi-même qui va bien et à laquelle je ne porte pas assez d’attention »    

Nous sous-estimons nos capacités à faire face aux difficultés et à rebondir. Ce bien-être existe réellement…

Pour ma part, je vous suggère le livre « Aimer ce qui est » de Byron Katie dont vous retrouverez ma chronique ici. Ce livre m’a permis de découvrir tout un univers intérieur de bien-être et d’amour tapi derrière toutes mes souffrances….

🌺🌺🌺

En résumé, réussir à sortir de la plainte, c’est réussir à surmonter les obstacles qui se dressent sur notre route et à la dépasser.

Pour cela, posons-nous des questions qui nous poussent à l’action. Et écoutons la personne qui est tapie quelque part en nous et qui va bien, qui a confiance.

Continuons d’avancer même si nous n’en avons pas envie… Les choses iront en s’améliorant….

Et il se peut qu’en faisant face à vos difficultés, vous trouviez le succès que vous escomptez tant 🙂

 

Ne croyez rien de ce que je vous dis. Essayez, et vous verrez ce que cela donne pour vous 🙂

Si cet article vous a plu et que vous avez appris quelque chose, n’hésitez pas à liker ma page Facebook, j’y suis très sensible 🙂

Emily

Les livres dont je parle dans cet article :

 

2 pensée sur & ldquo; M’énervent ces gens qui n’en finissent pas de se plaindre ! & rdquo;

  1. Quel bel article qui nous rappel que l’autre n’est que notre miroir !!

    Tu avances énormément et ton blog est super, Sois en fière !!!!
    Se poser les Bonnes questions est effectivement tout un art ; ce qui est génial c’est que notre cerveau est un peu comme une tête chercheuse : temps qu’il ne trouve pas la réponse,il continue de chercher, sans même qu’on y prête attention !
    Alors, posons nous chaque matin une question du genre : Que faire aujourd’hui pour être heureuse ?

    Bien à toi
    Caroline

    1. Merci Caroline 🙂 J’aime beaucoup cette image de la tête chercheuse… Et oui, posons-nous cette question qui est excellente « que faire aujourd’hui pour être heureuse ? »

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