Catégorie : Vivre avec ses émotions

Je me sens mal : que faire ?

Je me sens mal : que faire ?

Quand je me sens mal, que je culpabilise, que j’ai honte, que je suis en colère ou triste, que puis-je faire ? Je vous propose de voir cela tout de suite dans cette vidéo, dans laquelle je suis moi-même en train de culpabiliser d’ailleurs.

Je me sens mal : que faire ?

Attention ! Ceci est la retranscription texte de la vidéo

Bonjour ! Ici Emily Lubaszka, je suis coach pour les personnes hypersensibles et aussi pour les personnes qui ont vécu une enfance toxique.

Donc là je te fais une petite vidéo, je me dépêche parce que on est lundi et je pense que c’est le jour de la rentrée et je voudrais passer entre les embouteillages, les rentrées d’école et tout ça, c’est juste, voilà je me suis dit qu’il fallait que je te fasse une petite vidéo parce que en ce moment, je me sens pas bien en ce moment, je me sens coupable. Ca se voit pas je pense pas que ça se voit à ma tête.

je me sens mal, que faire ?Je voulais te faire cette petite vidéo pour te dire que quand tu te sens pas bien comme là quand tu te sens coupable, quand tu as honte, quand tu te sens en colère, quand tu te sens triste, quand tu ressens des sentiments qui sont lourds, c’est de cesser de mal te parle. Quand c’est comme ça, parce que quand c’est comme ça bien souvent, quand on n’a pas encore fait le chemin pour se libérer, enfin voilà quand on n’a pas encore l’habitude, bien souvent on se parle mal. Alors déjà qu’on va mal, on se sent coupable, on a honte, etc… et en plus on en rajoute en se disant : « Mais qu’est-ce que t’es nulle, tu n’arrives même pas à ne pas te sentir coupable tu arrives même pas à… voilà tu arrives même pas ce que tu veux, et caetera… »

Et c’est… Moi dans ces cas-là, tu vois ce que je fais déjà tu vois, je me prépare, je me suis maquillée, je prends soin de moi, ça me fait du bien de me voir, voilà je me regarde dans le miroir, j’aime bien mon reflet dans la glace. Je suis habillée, enfin je suis apprêtée, et puis là en ce moment, donc je me sens très coupable, et je me dis : « Punaise, mais c’est génial parce que déjà d’une part, j’arrive à ressentir cette culpabilité, j’arrive à l’identifier, et du coup j’écris en me disant « Mais de quoi, je me pose les bonnes questions, je me demande mais de quoi est ce que je me sens coupable ? » Et puis j’attends les réponses qui arrivent, et puis je me réjouis de me sentir coupable, parce que je me dis « ça va contribuer, ça participe au fait que je me libère de plus en plus. »

Voilà, j’essaye de voir les choses de manière positive, je me dis c’est encore une opportunité

qui m’arrive pour pouvoir me libérer et pour pouvoir être de plus en plus heureuse, et me libérer de sentiments qui sont lourds, que qui sont très souvent enfouis, qu’on n’arrive même pas à ressentir et qui, pourtant c’est bien ces sentiments-là qui finalement mènent nos vies et nous empêchent d’être la personne qu’on est vraiment, et la personne qu’on a envie d’être.

Voilà ! Donc c’était cette petite vidéo, donc pour t’inciter à prendre soin de toi, quand ça ne va pas à te poser les bonnes questions et puis a arrêter de t’auto-flageller. Déjà d’une part ça ne te mènera nulle part, et puis en plus tant que tu ne te poseras pas les bonnes questions, ces sentiments qui sont lourds et bien ils continueront à un moment donné de toute façon à ressurgir dans ta vie et jusqu’à ce que tu oses enfin les regarder en face. Et si tu prends soin de toi, si tu commences à te dire «  Bon ben c’est bien, si j’ai ce sentiment-là aujourd’hui c’est que j’ai quelque chose à travailler, c’est qu’il y a quelque chose en moi qui fonctionne encore pas bien et alors qu’est-ce qui se passe ? » Voilà, qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi, qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce qui, pourquoi est-ce que je ressens ce sentiment-là ?

Voilà, de te poser les bonnes questions, ça va t’aider à avancer, ça va t’aider à te libérer et ça va t’aider aussi à prendre ces moments qui sont difficiles de façon plus… ce sera moins bien, ce sera moins difficile pour toi, ce sera moins lourd que d’y faire face.

Voilà j’espère que c’est clair ce que je t’ai dit. Je le fais vraiment vite fait, je tiens mon petit micro et tout mais je voulais vraiment te faire cette petite vidéo, ça me semblait important et puis de te la faire en plus à un moment où ben moi-même je vais pas bien. Voilà !

Ecoute, je te souhaite de passer une excellente journée, abonne-toi à ma chaîne si cette vidéo t’a plu, n’hésite pas également à la liker et si elle t’a apporté quelque chose d’essentiel.

Voilà je te souhaite une bonne journée, je te dis à bientôt ! Au revoir

Emily

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Utiliser ses émotions à bon escient

Utiliser ses émotions à bon escient

Si vous voulez être heureux, être en harmonie avec vous-même, les autres et l’Univers, et que vous craignez vos émotions, que vous avez tendance à les réprimer, si vous pensez qu’il est préférable de ne rien ressentir, alors vous avez besoin d’apprendre à quoi elles servent, afin d’utiliser ses émotions à bon escient, pour que désormais elles soient à votre service et que vous puissiez transformer votre vie de manière favorable.

Le pouvoir des émotions

Les émotions ont un pouvoir que la plupart des gens ne soupçonnent pas. Dans notre société actuelle, on a plutôt tendance à les craindre pour différentes raisons. J’en ai repérées 3, il en existe certainement d’autres :

  • Quand on exprime ses émotions, cela fait fuir les autres (par exemple, quand on est triste)
  • C’est mal vu de montrer ses émotions. Beaucoup de personnes pensent qu’on n’est pas maître de soi-même si on montre ses émotions.
  • Les émotions nous ont desservi. Surtout quand on est hypersensible.

utiliser ses émotions à bon escientOr, ce que nous dit Christel Petitcollin dans son livre « Emotions : mode d’emploi », c’est que toutes les émotions sont des guides.

Quand on commence à comprendre cela, à l’intégrer dans sa vie, à utiliser les émotions à bon escient, on se sent plus fort et plus en confiance pour avancer dans ce qui nous paraissait être la jungle de la vie. Parce que les émotions nous servent à cela : elles nous guident dans la jungle de la vie. Autrement dit, quand on réprime ses émotions, quand on se déconnecte de ce qu’on ressent, c’est comme si on se déconnectait d’un GPS qui sert à nous montrer quel sera le meilleur chemin pour soi-même à suivre dans la vie.

C’est évident, on se sent rassuré, plus en confiance, quand on avance dans la jungle avec un GPS qui fonctionne que si on se dirige avec un GPS défectueux. Quand on est hypersensible, on ressent tout plus fort que le reste de la population : imaginez un peu le pouvoir que peuvent prendre les émotions qui nous habitent… Nous sommes équipés d’un GPS modèle grand luxe 🙂

Les émotions nous ont desservi

Vous allez me dire « Oui, d’accord, mais mes émotions fortes m’ont plus desservi qu’autre chose jusqu’à maintenant. A cause de mes émotions, j’ai les pires blessures qu’on puisse avoir dans la vie. Je me suis fait rejeter de plein de personnes, souvent par les personnes qui me sont les plus proches, alors les émotions, je m’en méfie, je n’ai pas confiance en elles ».

Et je vous comprends, je suis passée par là moi aussi.

Quand on était petit, on n’avait aucun problème avec nos émotions. Quand on était en colère, on se mettait à crier, quand on était triste, on pleurait, fille et garçon confondus. A un moment donné, nos émotions ne plaisaient plus aux adultes qui nous entouraient et nous disaient qu’il fallait être « sage et gentille » pour les filles et que « les garçons ça ne doit pas pleurer ». Je schématise grossièrement mais je pense que vous voyez de quoi je parle.

A lire : Pourquoi les hypersensibles souffrent-ils autant dans leurs relations ?

Quand on observe dans les supermarchés les scènes qui se jouent entre un petit enfant qui pleure fort et ses parents, la plupart du temps, les parents sont maladroits. Ils disent à leur enfant des phrases du genre « c’est pas bien ce que tu fais » « arrête ou je vais me fâcher » , « ça se fait pas de se mettre en colère comme ça devant tout le monde », etc… Parfois, ils le laissent là et font semblant de s’en aller pour qu’il comprenne que ce n’est pas bien de piquer des grosses colères comme ça devant tout le monde.

Utiliser les émotions à bon escientL’enfant va résister pendant un temps mais à force, il va intégrer que ce n’est pas bien de ressentir de la colère. Il associe à son émotion le fait que son entourage lui en veut, l’abandonne sur le chemin, lui fait comprendre qu’il est une mauvaise personne, etc… Il interprète alors qu’il faut réprimer son émotion, sinon il va se retrouver tout seul.

Utiliser ses émotions à bon escient

Si vous voulez être heureux, vivre en harmonie avec votre hypersensibilité, faire grandir votre bien-être quotidien, il vous sera très utile d’apprendre à vivre avec vos émotions. C’est tout un art de vivre qui passe par :

  • Accepter de ressentir. Accueillir vos émotions comme de bons amis.
  • Reconnaître ce que vous ressentez. Apprendre à nommer vos émotions.
  • Ne plus vous laisser emporter par vos émotions
  • Repérer à quoi vous sert chaque émotion
  • Pour que vous soyez en capacité de les utiliser à bon escient

Vous les accepterez d’autant mieux comme des amis si vous savez à quoi elles peuvent vous servir.

Ressentir un besoin

Est-ce que vous saviez que les émotions servent à ressentir un besoin ? Autrement dit, quand on ressent une émotion, c’est parce qu’on a besoin de quelque chose. Les émotions nous guident vers ce dont nous avons besoin.

Utiliser ses émotions à bon escientSi je reprends les 4 grandes émotions qui nous sont naturelles et que je les relie à leurs besoins :

  • La joie c’est ce qui nous permet d’avancer, c’est notre moteur, c’est la source de notre motivation. La joie exprime nos besoins de partage, de connexion avec l’autre, de bien-être, de réalisation de soi, etc….
  • La peur sert à nous protéger. Grâce à elle, on ne se jette pas du haut des falaises, on ne traverse pas l’autoroute à pieds. On ne quitte pas son travail sur un coup de tête (enfin, ça dépend pour qui…;) ), on ne confie pas ses enfants au premier venu, etc… La peur nous conduit à la prudence. Le besoin qui s’exprime quand on a peur, c’est le besoin de se sentir protégé, réconforté, d’être en sécurité.
  • La colère nous sert à poser nos limites. Voilà pourquoi quand on est hypersensible, on se fait bouffer par les autres. On a appris à réprimer notre colère parce que pour les autres, on était trop à cran, trop à fleur de peau. Comme on a réprimé notre colère, on ne sait pas poser ses limites : la porte est grande ouverte pour qu’on abuse de nous. Quand on est en colère, on a besoin de se sentir respecté. On a besoin d’être entendu, on a besoin de structure, d’ordre, de justice, etc…
  • La tristesse nous sert à faire des deuils, à nous adapter, à passer à autre chose. Pleurer nous soulage tout de suite. Quand on réprime ses larmes, on reste coincé dans la situation qui nous attriste. Quand on est triste, on a besoin d’être consolé, réconforté, soutenu, etc… La tristesse est une émotion qui m’a beaucoup marquée dans le dessin animé “Vice versa“. Si vous ne l’avez pas vu, je vous le recommande chaleureusement : c’est un dessin animé qui explique aux enfants (mais aussi aux adultes 🙂 ) comment fonctionnent les émotions. Chaque émotion est représentée par un personnage, et Joie traîne avec elle Tristesse, en se demandant ce qu’elle fait là, pourquoi est-ce qu’elle fait partie du jeu. Jusqu’au moment où elle va se rendre compte de l’utilité de Tristesse : c’est là qu’elle va l’accueillir véritablement comme une amie.

Il va s’agir, quand on souffre de son hypersensibilité et qu’on cherche à être heureux, de transformer notre regard sur les émotions puis d’apprendre à réagir de manière adéquate quand on les ressent.

Vous pouvez déjà commencer ce petit exercice. Vous vous isolez, vous fermez les yeux, vous pensez à une situation soit qui vous affecte, soit qui vous met en joie, et vous vous demandez : “qu’est-ce que je ressens là maintenant ? Comment est-ce que je me sens par rapport à cette situation ?” Sans porter aucun jugement sur ce que vous ressentez. Une émotion n’est ni positive ni négative. Elle est simplement agréable ou désagréable. Laissez venir ce qui vient. Si rien ne vient, ce n’est pas grave.

Repérer des blessures

Les émotions peuvent aussi vous servir à repérer quelles sont les blessures qui vous habitent. J’en parle plus en détail dans cet article : 3 choses à mettre en place pour être plus fort émotionnellement. 

Ce qu’il faut retenir

Quand on veut être heureux et qu’on craint de ressentir ses émotions, alors on a besoin d’apprendre à quoi elles peuvent nous servir afin d’utiliser ses émotions à bon escient.

Vivre avec ses émotions, c’est tout un art de vivre qu’il convient d’apprendre dès la toute petite enfance. Si on n’a pas appris étant petit, l’avantage avec cet art est qu’on peut l’apprendre à n’importe quel âge.

Toutes les émotions sont le reflet de nos besoins qui demandent surtout à être entendus, puis satisfaits. Chacune d’entre elles nous sert donc à quelque chose, chacune à sa manière. Les 4 émotions naturelles nous servent à :

  • La joie nous donne l’envie d’avoir des projets et d’avancer, car nous avons besoin de partager.
  • La peur nous sert à être prudent, car nous avons besoin de nous protéger.
  • La tristesse nous sert à passer à une autre étape de notre vie avec douceur, elle reflète notre besoin d’être réconforté.
  • Enfin, la colère exprime notre besoin d’être respecté. Elle nous sert à poser nos limites.

Vous pouvez commencer à vous reconnecter à vos émotions en fermant les yeux et en vous interrogeant “comment est-ce que je me sens par rapport à telle situation ?”

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Et comme le disait si justement Bouddha : « ne croyez jamais ce que l’on vous dit. Vérifiez par vous-même à la lumière de votre expérience ».

Emily

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Comment gérer la violence de ses émotions quand on est hypersensible ?

Comment gérer la violence de ses émotions quand on est hypersensible ?

Quand on est hypersensible, on peut se mettre dans de terribles colères. C’est très difficile à vivre, les émotions qu’on ressent peuvent être violentes. Les autres sont effrayés et ne comprennent pas. Comment peut-on faire pour gérer la violence de ses émotions quand on est hypersensible ?

Je vais vous raconter une histoire. Il y a environ un mois, ma chef m’a convoquée ainsi que l’une de mes collègues. Je savais que ce n’était pas pour parler de la pluie et du beau temps. Je me suis levée de ma chaise, je les ai rejoins dans la cuisine où devait se dérouler notre petite réunion. A peine j’étais assise que ma directrice a engagé la conversation en m’accusant de n’avoir pas fermé le store de ma collègue la veille au soir.

Cela semble puéril, je vous l’accorde, mais c’est révélateur de l’ambiance qui règne dans mon service. La moutarde (extra forte 🙂 ) m’est montée au nez tout de suite, j’ai ressenti des émotions violentes. Je me suis relevée de la chaise en hurlant « ah non, vous n’allez pas me parler du store ! » et je suis sortie. J’entendais, alors que je marchais dans le couloir, ma chef qui me criait « c’est inadmissible ! Cet entretien se déroulera dans un autre cadre ! »

Que faut-il faire dans ce genre de situation ? Comment peut-on faire pour gérer la violence de ses émotions ?

Ce qui se passe

comment gérer la violence de ses émotions quand on est hypersensiblePeut-être connaissez-vous ou avez-vous déjà rencontré ce genre de situation, dans laquelle vous vous sentez accusé comme je me suis sentie accusée. Quand c’est comme ça, on peut partir en vrille tout de suite. On est hors de soi, on perd le contrôle, on est complètement dépassé par ses émotions. On peut en venir à tout balancer, casser des objets, crier, insulter, frapper même.

C’est là que les autres ne comprennent plus qui ils ont en face d’eux : c’est comme ça qu’ils en déduisent que nous sommes trop à cran, trop à fleur de peau, trop sensible. Parce que notre réaction leur parait démesurée.

Dans ce type de situation, quand on souffre encore de son hypersensibilité, une fois sorti(e) de la pièce comme je l’ai fait, l’angoisse peut vite monter, on a les mains qui tremblent, on est hyper stressé. On ressent vite de la culpabilité et des regrets. On s’en veut, on se demande comment l’autre va réagir, est-ce qu’il ne va pas nous rejeter, ou dans mon cas entamer une procédure de licenciement parce que j’ai osé m’emporter violemment et défier l’autorité ? On s’imagine qu’il va en parler à tout le monde et que plus personne n’osera nous approcher.

Comment gérer la violence de ses émotions quand on est hypersensible ?

Isolez-vous

Quand il vous arrive comme il m’est arrivé ce jour-là de vous sentir complètement submergé(e) par vos émotions, dans la mesure du possible, sortez tout de suite de la pièce. Isolez-vous, mettez-vous au calme, fermez les yeux, respirez et concentrez-vous sur votre respiration. Prenez un temps pour faire redescendre la pression.

Le psychiatre Christophe André dit « qu’au travers des thérapies où l’on utilise la méditation de pleine conscience, on s’aperçoit que l’attention est un moyen extrêmement puissant de réguler l’émotion ». La méditation de pleine conscience c’est commencer par se focaliser sur sa respiration. Respirer profondément et être attentif au souffle qui entre et sort à l’intérieur de soi permet de commencer à gérer la violence de ses émotions.

Ne réagissez à rien de façon personnelle

C’est le second accord toltèque du merveilleux livre de Don Miguel Ruiz « les quatre accords toltèques ».

Chacun pense, parle, réagit, avec ses propres filtres. La réalité de chacun n’est en fait qu’une perception qui est filtrée par notre vécu, nos ressentis, nos blessures, nos réussites, etc… De ma place, je n’aurais pas abordé la conversation de la manière dont l’a fait ma chef. Parce que je suis dans ma réalité, qui est composée de mon histoire, de mes apprentissages, de mes limites, etc… La réalité de ma directrice n’est pas la même que la mienne. Elle a vécu une toute autre vie que la mienne (je vous ai fait un magnifique schéma ci-dessous pour résumer cela. Vous pouvez admirer mes grands talents de dessinatrice 🙂 )

comment gérer la violence de ses émotions quand on est hypersensibleAutrement dit, chacun pense, dit et fait en fonction de son vécu. Ce que moi j’ai vécu comme une injustice de mon côté n’était peut-être pas ce que voulait engendrer ma chef. Moi je l’ai vécu comme une accusation et une injustice, alors qu’elle de son côté, son intention devait être tout autre chose.

Ne culpabilisez pas

Vous avez le droit d’être hypersensible et de ne pas réussir à gérer la violence de vos émotions, comme ce qui m’est arrivé cette fois-là.  Quand on est hypersensible, on a vite fait de se mettre à la place des autres, d’imaginer ce qu’ils peuvent penser de nous, et de se dire « je n’aurais pas dû ». On se dit « je n’aurais pas dû » parce qu’on a peur des retombées de notre attitude, on a peur d’être rejeté(e).

Or, de mon côté, avec la réalité qui est la mienne, quoi que peut en penser ma directrice, si je suis sortie précipitamment, c’était pour me protéger. C’est la peur de perdre mon poste de travail qui m’a fait lever de ma chaise. Il le fallait sinon je suis capable de monter dans les tours, et je ne veux pas perdre mon boulot.

A aucun moment je ne m’en suis voulue de mon comportement. Je me disais : « au fond, s’ils veulent me mettre à la porte, hé bien tant pis pour eux, c’est qu’ils ne me méritent pas et que quelque chose de mieux m’attend ailleurs ».

Que s’est-il passé ensuite ?

comment gérer la violence de ses émotions quand on est hypersensibleJe ne me suis pas retournée. Je suis partie m’isoler dans une pièce avec mon ordinateur portable pour travailler seule et au calme. Le fait d’être coupée des autres dans le silence a permis de faire baisser la pression rapidement. Je me suis assise, j’ai fermé les yeux et respiré profondément. Tout de suite, j’ai pensé aux progrès que j’avais fait :

  • Je n’ai pas culpabilisé, ni regretté, etc…
  • Je n’ai pas senti d’angoisse monter

J’ai continué de travailler comme je le pouvais. Je savais que cette journée ne serait pas très productive, et ce n’est pas grave. Et puis, tout le reste de la journée, on entendait les mouches voler dans le service. Alors que c’est toujours bruyant. Je me suis dit « Tiens, au moins on a gagné le silence et ça fait du bien ! ». J’ai envoyé un texto à l’une de mes collègues qui elle non plus ne supporte pas le brouhaha du bureau, pour lui signaler que grâce à moi elle allait être au calme toute la journée 🙂

Tirer les enseignements

comment gérer la violence de ses émotions quand on est hypersensibleUne quinzaine de jours plus tard, ma chef est revenue dans mon bureau en me disant « Je peux vous voir Emily ? ». Je savais pourquoi. Mais je n’ai pas fait l’erreur que j’avais faite 15 jours avant, de me lever tout de suite de ma chaise. J’ai trouvé une excuse : je termine un mail que je suis en train d’écrire, et j’arrive.

Pendant ce petit temps, je me suis mise en condition pour que l’entretien se passe bien. C’est un excellent moyen pour gérer la violence de ses émotions. J’ai respiré profondément, je me suis répété « écoute ce qu’elle a à te dire, ne prends pas pour toi ce qu’elle va dire, n’oublie pas de rester à ta place ». Puis je suis allée dans son bureau.

Evidemment, elle m’a reparlé du sujet. Je l’ai écoutée. Je restai détendue en respirant et en me disant « laisse-là parler. Ecoute-là ». Je sentais qu’elle était très contractée. Je me disais « mince, elle a peur de moi ». Du coup, j’ai admiré son courage de m’avoir convoquée. Elle s’est détendue au fur et mesure qu’elle sentait que j’étais moi-même calme et que je l’écoutais.

Pourtant, j’aurais pu m’emporter violemment quand elle m’a dit que je n’avais pas eu une attitude professionnelle. Quand elle a eu fini de parler, je lui ai dit calmement que je trouvais qu’elle non plus n’agissait pas avec professionnalisme. Et je lui ai expliqué pourquoi.

Je lui ai ouvert mon cœur aussi, parce que ce que nous enseigne Marshall Rosenberg dans la Communication Non Violente, c’est qu’une meilleure communication passe par l’ouverture du cœur et l’aveu de ses vulnérabilités. Je lui ai dit : « vous savez, j’ai réagi de cette façon parce que je suis quelqu’un d’hypersensible. Parfois, il m’arrive de ne pas savoir gérer mes émotions, et dans ces cas-là, il vaut mieux que je quitte la pièce et que je m’isole au calme ».

Vous savez quoi ? J’ai vu dans son regard qu’elle ne me prenait plus pour une folle. Elle s’est complètement détendue et m’a dit : « je comprends ».

J’en ai les larmes aux yeux de vous écrire ces mots. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être parce que pour la 1ère fois, quelqu’un m’a dit qu’il me comprenait, qu’il comprenait mes accès de rage, et que je sentais que c’était vrai.

Ce qu’il faut retenir

Pour gérer la violence de ses émotions, si vous vous sentez submergé(e) par ce qui se passe en vous, sortez tout de suite si vous en avez les moyens. Fermez les yeux, concentrez-vous sur votre respiration, détendez-vous.

Prenez ensuite conscience que la perception de la réalité de l’autre n’est pas la vôtre. Et que la sienne n’est pas la vôtre non plus. Chassez toute culpabilité de votre esprit, voyez que l’autre est dans sa réalité. Restez dans la vôtre.

Dans les conversations qui suscitent vos émotions, prenez le temps de respirer, dites-vous « j’écoute l’autre, je ne prends pas ce qu’il me dit pour moi. Je reste à ma place ». Dans la mesure du possible, lorsque vous pressentez que vos émotions seront mises à rude épreuve, prenez un petit temps de préparation avant la conversation. Et si vous le sentez, ouvrez votre coeur auprès de l’autre, parlez de vos faiblesses, parlez de qui vous êtes et de ce dont vous avez besoin.

Allez-y en douceur, faites les choses à votre rythme, quand vous le sentez.

Si après vous n’êtes pas satisfait de vous-même, essayez de voir toutes les choses positives de la situation. Et prenez un temps pour tirer les enseignements pour ne plus refaire les erreurs que vous aviez faites.

Retenez que vous faites de votre mieux avec la personne que vous êtes. Pour la personne qui est en face de vous, c’est la même chose.

Je termine avec cette citation de Bouddha que j’ai entendue ce matin dans une vidéo : « Ne croyez jamais ce que l’on vous dit. Vérifiez pas vous-même à la lumière de l’expérience. »

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Emily

Emotions fortes : comment j’ai appris à les gérer

Emotions fortes : comment j’ai appris à les gérer

Si tu es hypersensible, il t’arrive régulièrement de ressentir des émotions fortes. Il peut arriver que tu aies tes peur de ce qui t’arrive, voire même de paniquer. Tu te demandes comment tu vas faire pour sortir de ce moment difficile. Je te partage aujourd’hui comment je fais pour que ces moments passent plus en douceur, tout en faisant face à ce qui m’arrive.

On se sent dépassé

Quand surviennent des émotions désagréables comme la colère et la tristesse, on peut en avoir peur et paniquer. On est déstabilisé, secoué par ce qui nous arrive. C’est comme si on était dépossédé de soi : on est “hors” de soi, on a le sentiment de perdre le contrôle, c’est comme s’il y avait quelque chose qui nous dépassait qu’on n’arrive pas à maîtriser.

On sent l’angoisse monter, la tension et le stress nous envahir, on a les mains moites et tremblantes, on peut ressentir des vertiges, etc… Notre corps et notre mental sont mis à rude épreuve et on ne sait pas comment faire pour gérer la situation.

En fonction de chacun, pour gérer, on va prendre des médicaments contre les angoisses et l’anxiété, contre les insomnies, on va se jeter sur le frigo, sur les achats compulsifs, sur la bouteille d’alcool, la cocaïne, les jeux vidéos, etc… Tout ce qui pourra nous amener un soulagement immédiat.

On se sent mieux effectivement, c’est vrai que ça fait du bien et que ça détend de boire un bon coup ou de dépenser de l’argent, mais le problème qui se pose, c’est que ces émotions fortes qui nous terrifient reviennent à un moment donné. Et on réutilise le moyen qui nous avait soulagé immédiatement, jusqu’au jour où on se rend compte que ce moyen nous fait souffrir aussi.

De quoi avons-nous peur ?

La peur ou la panique arrivent parce qu’on craint nos émotions comme la colère ou la tristesse. Autrement dit, on a peur d’être en colère ou d’être triste. C’est normal : comme je l’écrivais ici, les personnes hypersensibles qui souffrent se sont senties rejetées par les autres qui les trouvaient trop à cran ou trop à fleur de peau.

Par la force des choses, on en vient à craindre ces émotions qui nous ont causé du tort : à cause de notre colère ou de notre tristesse, on s’est senti moins aimé.

Dans notre éducation on a pu nous dire aussi que ce n’était pas bon d’avoir des émotions. Une petite fille ne doit pas se mettre en colère et un petit garçon ne doit pas pleurer. Pour faire plaisir à nos parents, pour continuer d’être aimé d’eux, on fait tout pour refouler ses émotions, les réprimer ou les occulter.

Pour ma part, j’ai été championne toutes catégories pour m’affoler lorsque je ressentais des émotions comme la colère. J’avais des angoisses qui me terrifiaient. Parce que j’ai reçu comme éducation qu’il ne fallait pas que je me mette en colère. Alors, quand je sentais cette émotion arriver, panique à bord ! Il fallait étouffer ce ressenti qu’il m’était interdit d’avoir.

Emotions fortes : comment j’ai appris à les gérer

Les raisons d’être des émotions

Contrairement à ce qu’on a appris, les émotions existent pour des raisons qui nous sont bénéfiques. Ce n’est pas ce que l’on perçoit à priori, puisqu’elles nous ont causé beaucoup de tort.

Les émotions sont là pour nous aider, pour nous guider. Elles nous montrent du doigt ce dont nous avons besoin. Si par exemple vous ressentez de la tristesse, c’est peut-être parce que vous avez besoin de vous sentir aimé(e). Si vous ressentez de la colère, vous avez peut-être besoin de vous sentir reconnu.e.

Les émotions viennent te montrer aussi les blessures qui sont en toi et qui ont besoin de toute ton attention, pour cheminer vers la guérison. J’en ai parlé dans cet article.

Comment les gérer

Pour gérer ta peur ou ta panique, laisse tes émotions être là, tout simplement. Elles sont là, en toi, laisse-les vivre leur vie. Ne les laisse pas t’emmener où tu ne veux pas aller. Toi, tu restes là, en simple observateur.

Si tu peux, assieds-toi, respire profondément en observant mentalement le chemin que suit l’air dans ton corps. Depuis tes narines jusqu’aux poumons, et inversement. Vas-y petit à petit. Si tu n’y arrive pas cette fois-ci, ce n’est pas grave. L’essentiel est que tu aies déjà fait un 1er pas en essayant.

Pendant que tes émotions te traversent, dis-toi et s’il le faut répéte-toi : “c’est normal d’avoir des émotions, j’ai confiance, elles sont là, en moi, elles ne font que passer. Ce n’est pas grave”.

Chercher à les comprendre

Puis lorsque tu le sentiras, pose-toi un instant : demande-toi ce que ces émotions viennent te dire. Je te recommande chaudement de l’écrire. Qu’est-ce qui te met en colère ? Qu’est-ce qui te rend triste ? Qu’est-ce qui se passe en ce moment dans ta vie ? Est-ce que cela te rappelle des évènements de ton passé ? Si oui, lesquels ? Que s’est-il passé ?

Ecris tout ce qui te vient, sans t’interdire quoi que ce soit. Ce que tu écris là, c’est uniquement pour toi. Ecrire a comme effet bénéfique d’éclaircir ce qui se passe en toi, et d’être soulagé d’un fardeau que tu portes.

Ce qu’il faut retenir

Commence par te dire que c’est tout à fait normal de ressentir des émotions telles que la colère ou la tristesse. La colère n’est pas réservée aux hommes et la tristesse aux femmes. Si tu en as peur, c’est parce qu’auparavant elles t’ont causé du tort.

Accepter leur présence petit à petit fera diminuer la peur et la panique. Pose-toi, respire, détends-toi, laisse-les te traverser. Tu n’as pas à les suivre.

Puis recherche pourquoi tu as ressenti cette émotion. Que s’est-il passé ? A quel évènement du passé tu repenses ?

Vas-y à ton rythme, tout en douceur. Si tu ne réussis pas cette fois-ci, c’est normal et ce n’est pas grave. Célébre le fait d’avoir déjà fait un 1er pas, sois-en fier, c’est ainsi que tu vas  réussir petit à petit à te laisser traverser par tes émotions.

Et puis surtout, ne crois rien de ce que je te dis. Tente l’expérience pour toi-même et vois ce que cela donne 🙂

Si cet article t’a été utile, je peux t’accompagner personnellement. Je t’invite à cliquer ici pour découvrir mon accompagnement.  

Emily

3 choses à mettre en place pour être plus fort émotionnellement

3 choses à mettre en place pour être plus fort émotionnellement

Vivre en étant émotionnellement fort lorsque nous sommes hypersensible, c’est compliqué. Nous sommes fragiles et instables dans ce domaine, ce qui est contradictoire avec le sentiment d’être fort. Pour ma part, j’ai appris à être plus zen avec mes émotions, je suis devenue plus forte. Il arrive même que des personnes de mon entourage me demandent comment je fais pour être aussi zen, alors qu’elles-mêmes ne sont même pas hypersensibles 🙂 Je vous propose dans ce nouvel article de voir ensemble comment j’ai fait, quelles sont les trois choses principales que j’ai mises en place pour être plus forte émotionnellement. 

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