Catégorie : Vers des relations plus harmonieuses

J’apprends à donner sans rien attendre en retour

J’apprends à donner sans rien attendre en retour

Donner sans rien attendre en retour, c’est difficile à faire quand on souffre soi-même. On donne dans l’espoir, parfois même on exige sans le dire, de recevoir quelque chose en retour. Le risque c’est que nos espoirs soient déçus. Et pendant qu’on attend ce retour, on traverse des sentiments et des émotions que tu connais bien : les doutes, la peur, la frustration, la culpabilité… Alors, au fond, que se passe-t-il quand on attend ? Comment donner sans rien attendre en retour ? C’est ce que nous allons voir dans ce nouvel article 🙂

Donner sans rien attendre : un paradoxe qui fait souffrir

Mon Petit Robert nous donne comme définition du verbe “attendre” : se tenir en un lieu où une personne doit venir, une chose arriver ou se produire et y rester jusqu’à cet évènement. Rester dans une même attitude, ne rien faire avant que quelqu’un ou quelque chose arrive. apprendre à donner sans rien attendre en retour

C’est justement cela qui fait souffrir : c’est de ne rien faire. Pendant qu’on ne fait rien, on perd notre pouvoir d’action. Et c’est là, pendant ce temps suspendu, qu’on passe de l’espoir au désespoir. Nous sommes en proie aux doutes, à la peur, à la déception, la frustration, la culpabilité “est-ce que c’est moi qui a mal fait quelque chose ? Pourquoi rien ne vient en retour ? Celui à qui j’ai donné ne m’aime pas finalement…”

Pourtant, attendre est une vertu depuis des lustres.

“Tout vient à point à qui sait attendre”

Comme Pénélope, la femme d’Ulysse, qui attend avec un certain détachement et une détermination sans faille que son bien-aimé revienne de ses voyages.

Nous pouvons voir Pénélope comme un modèle à suivre. Mais sans aller jusqu’à devenir comme elle, ce que nous voulons, c’est trouver un chemin qui nous mène vers la libération de cette attente.

Les clefs de la porte de sortie

Jean-Jacques Crèvecoeur, qui forme depuis plus de 30 ans des individus et des entreprises au développement personnel, nous explique que c’est peine perdue de chercher à ne plus attendre.

Pour nous libérer, il faut examiner ce qui se passe quand on attend.

1 – Exprimer ses attentes

Lorsque nous attendons un retour et que cette attente est déçue, c’est parce que la personne ne comble pas nos besoins, elle ne répond pas à ce qu’on attendait d’elle.

Mais au fait, lui a t-on dit ce qu’on attendait d’elle ? Le problème de départ, c’est que nous ne disons pas à l’autre ce que nous attendons de lui car de notre point de vue, nos attentes tombent sous le sens. Elles nous semblent évidentes et l’autre devrait les deviner. S’il ne les devine pas, quelque part nous pensons que c’est parce qu’il ne nous aime pas. C’est là que les choses se corsent : nous ne demandons pas, n’exprimons pas ce que nous attendons de l’autre parce que nous avons peur de perdre la face.J'apprends à donner sans rien attendre en retour

Nous craignons d’essuyer un refus.

2- Les bénéfices

Il est important de tenir compte que lorsque nous attendons, nous en retirons un bénéfice. Oui oui ! Et nous pouvons les mettre en lumière, les sortir de là où ils sont cachés : dans notre inconscient.

Quels sont ces bénéfices ?

Jean-Jacques nous dit qu’il a repéré 5 situations qui nous amènent à attendre.

On attend que :

  • l’autre change
  • l’autre nous entende et nous reconnaisse
  • l’autre nous dise ce qu’on a à faire
  • qu’une personne en particulier nous aime
  • l’autre agisse de telle manière avec moi (j’attends qu’il me dise qu’il m’aime, j’attends qu’il m’offre des fleurs, j’attends qu’il me dise que je suis quelqu’un de bien, etc….)

Les bénéfices, s’il diffèrent d’une situation à l’autre, sont au fond les mêmes : je n’exprime pas mes attentes et j’attends que les choses viennent de l’extérieur, qu’elles viennent de l’autre. Comme ça, je ne me mouille pas, je ne prends aucun risque d’être déçu(e).

Hi hi ! Hé oui, c’est pour cela que nous n’exprimons pas nos attentes. Bon, on se trouve un peu lâche du coup. On se rend compte qu’on manque de courage 🙂

3- Prendre ses responsabilités

Pour se sortir de la prison de l’attente, la clef c’est de se poser la question : “Est-ce que je suis prêt(e) à perdre les bénéfices que m’offre l’attente ? Est-ce que je suis prêt(e) à prendre le risque de perdre la face ?”  La clef, c’est d’oser exprimer ses attentes.

Bonne nouvelle : Jean-Jacques nous précise que nous avons plus de chances que l’autre réponde à nos attentes quand nous les exprimons que quand nous les gardons pour nous 🙂 Il existe toujours des probabilités qu’il ne réponde pas à nos attentes, mais les probabilités qu’il nous réponde augmentent considérablement.

4- L’influence de l’intention

Ce qui aide aussi, c’est de poser l’intention de donner sans rien attendre en retour. Sentir au fond de soi que nous voulons donner sans rien en attendre, influencera nos mots et nos actions, l’énergie que nous mettons lorsque nous donnons.

J'apprends à donner sans rien attendre en retourPour terminer, je voudrais vous raconter une petite histoire. Une personne de mon entourage donne beaucoup autour d’elle et aide dès qu’elle en a l’occasion. Je sens dans ce qui émane d’elle qu’elle le fait sans rien attendre en retour. Je lui ai posé la question : comment fais-tu ? Elle m’a répondu qu’elle donnait toujours avec le coeur, pour faire plaisir. Simplement. Et souvent, en retour, elle reçoit beaucoup….

Ce qu’il faut retenir

Donner sans rien attendre en retour peut être compliqué quand on souffre. Attendre nous fait nourrir de l’espoir, puis du désespoir, des doutes, de la culpabilité, de la peur. Lorsque l’autre ne répond pas à nos attentes, nous sommes déçus.

La clef pour sortir de cette prison émotionnelle tout en continuant de donner de notre coeur aux autres, sera de reprendre la responsabilité de nos besoins en main :

  • Oser exprimer ses attentes à l’autre
  • Prendre conscience que l’attente me procure des bénéfices inconscients : je préfère attendre que l’autre se manifeste plutôt que de prendre le risque de perdre la face si jamais il ne répondait pas à mes attentes
  • S’interroger : est-ce que je suis prêt(e) à perdre les bénéfices que me procurent l’attente ? Est-ce que je suis prêt(e) à perdre la face ?

Au fond, si nous n’attendons pas que l’autre nous aime en retour, qu’il nous considère, qu’il nous dise que nous sommes quelqu’un de bien, alors nous arriverons à nous libérer des émotions désagréables que nous procure l’attente, et nous pourrons donner de tout notre coeur, uniquement pour faire plaisir, sans plus rien attendre en retour.

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Emily

5 habitudes à prendre pour ne plus se faire bouffer par les autres

5 habitudes à prendre pour ne plus se faire bouffer par les autres

Pendant des années, je me suis faite bouffer par les autres. Je me demandais : mais pourquoi est-ce qu’ils sont si méchants avec moi alors que je suis si gentille avec eux ? Je rendais service. Je ne disais jamais non. Les autres en profitaient, m’écrasaient, me rabaissaient. J’avais besoin des autres, mais je me suis renfermée sur moi-même, très craintive du monde extérieur. Et pourquoi Dieu, ou l’Univers, appelez-le comme vous voulez, laissait-il faire ça ? La vie est injuste alors ? 5 habitudes à prendre pour ne plus se faire bouffer par les autresHeureusement, les choses ont changé pour moi. Je vous partage aujourd’hui quels apprentissages il est indispensable de faire pour protéger sa maison intérieure, les 5 habitudes qu’il est nécessaire d’adopter pour ne plus se faire bouffer par les autres.

1- Les autres sont les autres

Le jour où j’ai compris que les autres pensent, font et disent ce qu’ils veulent, que cela ne me regarde pas, mon état intérieur a commencé à changer. Avant, sans m’en rendre compte, je cherchais à contrôler les autres. Je voulais les modeler comme je voulais qu’ils soient. Je me suis cassée les dents un nombre incalculable de fois ! Et ceci engendrait des souffrances qui pour moi étaient terribles.

5 habitudes à prendre pour ne plus se faire bouffer par les autresLes gens sont comme ils sont. Ils ne changeront pas s’ils ne le décident pas d’eux-mêmes. Si le comportement de l’autre me fait souffrir, si ça me fait du mal, c’est à moi de changer mon attitude, mon positionnement avec moi-même.

Pour vous aider, je vous invite à télécharger votre Ebook gratuit « J’arrête de souffrir à cause des autres ». Vous pouvez le télécharger à l’aide des formulaires que vous trouverez sur le blog, notamment en bas de cet article.

2- Identifier ses croyances

La seconde habitude qu’il est nécessaire de transformer, ce sont nos croyances. Une croyance, c’est tout ce que vous tenez pour vrai. 

Par exemple :

  • je me fais toujours avoir par les autres
  • les hommes sont infidèles
  • les femmes sont manipulatrices
  • les gens sont méchants
  • etc…

Nos croyances mènent nos vies : ce sont elles qui vont faire que nous allons nous limiter ou nous libérer, que nous allons vivre telle ou telle situation. Elles peuvent être positives ou négatives. 5 habitudes à prendre pour ne plus se faire bouffer par les autresAvant ma découverte du développement personnel, j’étais convaincue que je me devais d’être fidèle à mes relations, même toxiques, que je devais faire en sorte que l’autre s’améliore. Sinon j’étais une mauvaise personne. Que si je fuyais, cela signifiait que j’étais lâche. J’étais convaincue que j’étais là pour mettre les gens face à leurs faiblesses, leurs doutes, leurs peurs, etc… Que j’étais là pour les aider à s’analyser, qu’ils le veuillent ou pas… Que si j’y mettais tout mon coeur et toute mon énergie, alors la personne allait changer, et notre relation allait s’améliorer.

Avoir ces croyances me faisait avoir des attitudes inadaptées avec les autres et avec moi-même. Mes croyances me conduisaient à avoir des relations qui, on le comprend bien, me faisaient terriblement souffrir de frustration et de colère. Ces souffrances étaient renforcées par l’opposition entre mon intention bienveillante (puisqu’au fond je cherchais à améliorer mes relations et la vie des gens), et le rejet ou la malveillance que je récoltais de la part des autres. Mes croyances me mettaient dans un état de confusion mentale qui me faisait souffrir.

3- S’éloigner

Marshall B. Rosenberg, le père du processus de la Communication Non Violente (CNV), nous invite à nous poser cette question : Que voulez-vous dans vos relations ? Est-ce que vous voulez avoir raison ou bien être heureux(se) ?

A lire : Les 2 erreurs que nous commettons tous dans nos relations.

Aujourd’hui, quand l’autre a des paroles qui je sens vont engendrer un conflit, quand on cherche la petite bête et des poux dans mes cheveux, je ne réponds plus. Je m’en vais ! Tout simplement 🙂 Je dis « tout simplement » , mais la démarche a été longue et difficile pour moi. Il faut du temps pour modifier sa façon de fonctionner.

Je ne me prends plus la tête avec des :

  • Comment ça se fait qu’il me parle de cette façon ?
  • J’aurais dû lui dire ça et ça, ça lui aurait coupé le sifflet…
  • Oh et puis je la rappelle maintenant, je veux avoir le fin mot de l’histoire : je veux savoir pourquoi elle s’en prend toujours à moi et pas aux autres.

5 habitudes à prendre pour ne plus se faire bouffer par les autresJ’ai compris que pour être heureuse, il vaut mieux pour moi que je m’en aille. Que je m’éloigne de ce qui est toxique pour moi. Ne plus polémiquer, ne plus chercher à comprendre pourquoi ceci et pourquoi cela, pourquoi la personne me parle mal, comment ça se fait qu’elle dit ceci ou cela, etc… Pfffiou… Franchement, ça soulage 😊

4- Se libérer de la culpabilité

Le truc, c’est que quand on commence à fuir les autres, on peut se sentir lâche et coupable. Surtout quand c’est quelqu’un de proche comme notre conjoint(e), nos parents, nos enfants, nos frères et soeurs, ou un ami. Bah oui, parce que derrière sa méchanceté, sa toxicité, se cache de la souffrance. La culpabilité de fuir quelqu’un quand on sait qu’il va mal nous retient. On se dit « mais qui suis-je si je quitte mon mari, si je ne vais plus voir ma mère ou mon père, si je ne veux plus voir mon enfant ? Je ne pourrai jamais être heureux(se), c’est pas possible » Non seulement, c’est possible, mais en plus c’est préférable.

A lire : la culpabilité, c’est quoi ?  et Comment se débarrasser de la culpabilité ?

De quoi a besoin le monde selon vous ? De personnes qui coulent ensemble ? Ou bien de personnes qui respirent le bonheur et répandent la joie de vivre autour d’elles ? Le monde a besoin de tout le monde, je suis d’accord avec vous. Prenons l’image de la personne qui est en train de couler. Vous lui tendez la main : si elle la prend, c’est super ! Mais si elle ne la prend pas, que faites-vous ? Vous sautez avec elle dans l’eau parce que vous trouvez injuste que vous viviez et pas elle ? Même si c’est elle qui n’a pas voulu prendre la main que vous lui avez tendue ?

Avant la remise en question de mes croyances, j’étais pétrie par la culpabilité si je cherchais à quitter ou à m’éloigner de quelqu’un avec qui j’avais une mauvaise relation. Parce que je savais qu’au fond, cette personne, elle souffrait. Et moi je souffrais aussi de savoir qu’elle souffrait. Puis, je me suis rendue compte d’une chose : cette attitude démontre que je ne faisais pas confiance en la personne, que je la croyais incapable de prendre son bonheur en main. Je rabaissais les gens, sans en avoir conscience…

5 habitudes à prendre pour ne plus se faire bouffer par les autresOr, pour moi, il est important de faire confiance. Les autres aussi sont capables de changer, d’affronter leurs peurs et leurs doutes, de vouloir être heureux. Ils sont capables de se dire « j’en ai marre de couler, je vais attraper les perches qu’on me tend ». Lorsque j’ai compris cela, j’ai pris de la distance plus facilement avec les personnes qui me faisaient du mal. Elles font elles aussi leurs propres choix de vie. C’est aussi une marque de respect de les laisser faire leurs propres choix.

5- Vouloir rencontrer des gens merveilleux

Protéger sa maison intérieure, c’est aussi vouloir rencontrer des personnes avec lesquelles je me sens bien. Des personnes en lesquelles j’ai confiance, des personnes qui ne cherchent pas la petite bête, des personnes qui m’acceptent comme je suis, avec mes forces et mes faiblesses. Des personnes qui cherchent mon bien-être, qui sont positives, qui croquent la vie à pleine dent ! 5 habitudes à prendre pour ne plus se faire bouffer par les autresEt ça existe ! Depuis que je ne m’intéresse plus aux personnes toxiques, mes amis sont maintenant des personnes merveilleuses. Je les trouve gentilles, fortes, généreuses, adorables. Ce sont des personnes avec lesquelles je me sens bien, avec lesquelles je m’épanouis, avec lesquelles je ris. Ce sont des personnes avec lesquelles j’ai des relations que j’appelle “normales”.

La rencontre de ces personnes m’aide à ne plus m’intéresser ni à m’attacher aux personnes qui sont toxiques pour moi.

Ce qu’il faut retenir

Quand on se fait bouffer par les autres et que l’on veut retrouver notre paix intérieure, il sera nécessaire de nous tourner vers nous-même :

  • faire le chemin pour laisser les autres être ce qu’ils sont : ils ont le droit d’être comme ils veulent être, de penser, de dire et de faire ce qu’ils veulent
  • identifier nos croyances qui nous retiennent dans des relations qui nous font souffrir
  • fuir les personnes toxiques, avec lesquelles on ne se sent pas bien dans la relation
  • se libérer de la culpabilité de ressentir le besoin de m’éloigner de ces personnes
  • vouloir rencontrer des personnes avec lesquelles je me sentirai en harmonie

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Emily

M’énervent ces gens qui n’en finissent pas de se plaindre !

M’énervent ces gens qui n’en finissent pas de se plaindre !

Ca peut être énervant d’entendre les gens se plaindre. Ca laisse le sentiment qu’ils se complaisent, qu’ils ne font pas grand chose pour changer leur situation, qu’ils en veulent aux autres qui réussissent. Mais si les autres t’énervent parce qu’ils se plaignent, il y a de fortes chances que toi aussi… tu te plaignes… Aïe, ouille, on n’a pas trop envie d’entendre ce genre de choses. Allez, voyons de plus près en quoi ces plaintes peuvent t’aider aujourd’hui 🙂

Pourquoi a-t-on besoin de se plaindre ?

  • Je me compare aux autres

Se comparer aux autres est très nuisible pour la confiance en soi. J’en avais parlé dans cet article. Et allez savoir pourquoi, on se compare toujours à beaucoup plus gros que soi ! Notre attention est attirée par quelqu’un qui représente notre idéal (par exemple, vous voulez devenir chanteur et vous vous comparez à Michael Jackson ou à Lady Gaga 🙂 ). Ca me rappelle cette scène clute dans le film « Le péril jeune » de Cédric Kaplish :

Rien n’est plus décourageant que de se comparer aux autres. On finit par se dire « oui mais moi j’y arrive pas ! » Mais que sait-on du chemin parcouru par la personne avec laquelle on se compare ? Elle aussi elle traversé des moments difficiles et son mental a voulu abandonner comme le tiens.

«  J’ai raté 9 000 tirs dans ma carrière. J’ai perdu presque 300 matchs. 26 fois, on m’a fait confiance pour prendre le tir de la victoire et j’ai raté. J’ai échoué encore et encore et encore dans ma vie. C’est pourquoi j’ai réussi »

Michael JORDAN

  • Les choses ne se passent pas comme je l’aurais voulu

On en vient à se plaindre parce que les choses ne se passent pas comme on l’aurait voulu. On n’a pas le succès qu’on escomptait au départ. C’est plus compliqué et plus long que ce qu’on avait imaginé.

  • Je rejette la faute de ce qui m’arrive sur les autres :

J’ai été adepte de cette façon de faire pendant des années. J’en ai déjà parlé dans cet article.

C’est beaucoup plus facile de croire que ce qui nous arrive est de la faute des autres ! Nous sommes habitués à fonctionner de cette manière. Le problème, c’est qu’entretenir des pensées négatives au sujet des autres nous fait souffrir et nous maintient dans la plainte.

  • Je ne réussis pas à faire face

M'énervent ces gens qui n'en finissent pas de se paindreAu bout du compte, quand je me compare aux autres et que je rejette la faute de ce qui m’arrive sur eux, que je vois que les choses ne se passent pas comme je l’aurais voulu, c’est parce que je n’arrive pas à faire face à mes difficultés.

  • Je ne connais pas mes besoins

On ne se rend pas compte que la plainte est l’expression de besoins non satisfaits. On se plaint parce que la situation nous fait souffrir au lieu de se connecter à soi pour examiner de quoi on a besoin. 

Que faire ?

Le psychanalyste François Roustang, dans son ouvrage « la fin de la plainte » (que je n’ai pas lu) nous dit que pour sortir de la plainte :

  • nous pouvons nous poser des questions qui vont nous inciter à passer à l’action.

Il raconte l’histoire d’une femme qui est venue le voir. Pendant 7 ans, elle a fouillé avec un thérapeute dans son passé à la recherche d’une preuve. Elle avait eu le sentiment, à la mort de son père, que celui-ci avait abusé d’elle pendant son enfance. François Roustang, au lieu de continuer à farfouiller avec elle dans ce passé, lui a proposé d’étudier cette question : « en admettant que mon père ait abusé de moi, quels sont les moyens dont je dispose aujourd’hui pour être heureuse ? »

M'énervent ces gens qui n'en finissent pas de se paindre

C’est une question très puissante, qui incite à l’action et à dépasser les obstacles qui se dressent sur la route de cette femme.

Des solutions auxquelles tu n’avais pas pensé vont venir à toi, c’est une question qui ouvre.

«  Ces questions qui poussent à l’action, transforment ce qui était impossible en quelque chose de possible » 

  • Il nous précise aussi que nous pouvons décider de cesser de subir les situations, en se répétant : «  je vais bien, il y a une part de moi-même qui va bien et à laquelle je ne porte pas assez d’attention »    

Nous sous-estimons nos capacités à faire face aux difficultés et à rebondir. Ce bien-être existe pourtant bel et bien…

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Ce qu’il faut retenir

Réussir à sortir de la plainte, c’est réussir à surmonter les obstacles qui se dressent sur notre route et à la dépasser.

Pour cela, pose-toi des questions qui te poussent à l’action. Et écoute la personne qui est tapie quelque part en toi et qui va bien, qui a confiance.

C’est en te posant ces questions qui te font avancer que les réponses viendront à toi 🙂

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Emily

Les livres dont je parle dans cet article :

 

Les 2 erreurs qu’on commet tous dans nos relations

Les 2 erreurs qu’on commet tous dans nos relations

Avant, j’étais comme beaucoup de personnes : j’allais travailler, je faisais du sport, le week-end je sortais, je faisais mes courses et mon ménage, je payais mes impôts et mon loyer, je partais en vacances. Je râlais après mes collègues qui n’étaient pas sympas, je culpabilisais de me mettre ne colère après ma mère, je me pliais devant mon père, je ne savais pas dire non, et mes frères pourquoi ils m’appellent jamais ?  Je me disais « mais pourquoi les gens sont comme ça avec moi ? Pourquoi est ce qu’ils ne sont pas plus gentils ? »

les 2 erreurs qu'on commet tous dans nos relations

Je me sentais seule et malheureuse.

Mais, quelque chose a changé. Quelque chose d’essentiel.

Je travaille toujours au même endroit, je fais toujours du sport, je fais mes courses et mon ménage, je paie toujours mes impôts et mon loyer (non, je n’ai pas de méthode miracle pour ne plus rien payer 😉 ce n’est pas l’objet de cet article) et je pars toujours en vacances.

Mais ce qui a changé, c’est le reste. Ce sont mes relations avec les autres. Aujourd’hui, elles sont bien meilleures : elles font mon bonheur, elles me font grandir. Et ça change tout dans la vie.

J’ai envie de partager avec vous :

  • les erreurs que je faisais avant et que la plupart d’entre nous font.
  • deux clefs que j’ai découvertes avec le développement personnel pour corriger ces erreurs.

Croire que l’enfer, c’est les autres

Combien sommes-nous à penser :

  • il me fait le reproche de tout le temps crier ! Mais moi j’y suis pour rien ! C’est lui qui laisse traîner ses chaussettes ! Sa mère lui a pas appris à ranger, bordel ?!
  • je déteste ma collègue ! Elle ne pense qu’à elle ! Pourquoi elle ouvre tout le temps la fenêtre ? Je caille moi !
  • si j’étais née dans une autre famille, je n’aurais pas cette vie de merde ! C’est à cause de mes parents si je suis si malheureuse !

Les 2 erreurs qu'on commet tous dans nos relations

Voilà comment on produit ses souffrances : nos souffrances sont le fruit des films qu’on se fait sur les autres, toutes les pensées qu’on a à leur sujet. Vous pouvez vérifier facilement par vous-même : la prochaine fois que vous souffrirez dans une de vos relations, observez à quoi vous pensez. Je parierais mon chapeau que vous pensez à ce que vous a dit ou fait cette personne 😉

Est-ce que vous avez remarqué aussi qu’il manque quelqu’un dans ces films ? Oui, il manque SOI ! Soi, je, moi, soi-même. Nous, on est que la pauvre petite victime qui n’a rien fait, rien demandé, et qui subit le comportement des autres.

Byron Katie, l’auteur de « aimer ce qui est », nous dit que «  ce n’est pas la réalité qui nous fait souffrir, mais nos pensées sur la réalité » 

Elle a entièrement raison. On pense que notre malheur vient des autres, mais au fond, qu’est ce qui nous fait souffrir ? Est ce réellement l’attitude de l’autre ? N’est-ce pas plutôt notre propre attitude vis-à-vis de la situation ? 

Et on pense avoir raison

Et on tient le coup, on lâche pas le morceau. On veut avoir raison, à tout prix ! C’est forcément l’autre qui a tort et moi qui aie raison. On ne comprend même pas pourquoi l’autre ne veut pas admettre qu’il a tort, pourquoi il ne veut pas se ranger à mon avis à moi ! Et là on se dit :

  • j’en ai marre de ce mec ! Il est nul et il fait rien pour me comprendre !
  • je tremble de partout ! elle le voit pas là, ma collègue, que je me les pèle ?!
  • mes parents m’ont toujours dit que c’était pas bon d’avoir des émotions. Voilà où j’en suis aujourd’hui à cause d’eux !

On ressasse ses pensées, on déroule les bobines du film, parce qu’on est convaincu qu’on a raison. Pourquoi en est-on convaincu ? Parce qu’on croit ce que nous disent nos pensées. Si elles sont là, c’est pour une bonne raison. On en remet pas en question nos pensées.

On tient aussi à avoir raison pour se rassurer en prouvant sa propre valeur aux autres et à soi-même.

Mais en attendant, est ce que avoir raison fait cesser nos souffrances ? Est ce que avoir raison améliore nos relations ?

La société fonctionne de cette façon : regardez les débats politiques, c’est à celui qui aura raison. Dans une guerre, chaque pays veut avoir raison. C’est ma culture contre la tienne et la mienne c’est la meilleure. Moi parce que je suis Français j’ai raison. Moi parce que j’ai fait telle grande école, j’ai raison. Moi parce que je suis ton père j’ai raison. Moi parce que je suis une femme au foyer, j’ai raison, TOI tu n’y connais rien au rangement des chaussettes ! etc…

comment se remettre en question dans ses relations

On ne se rend même pas compte qu’on cherche à avoir raison. Parce qu’on est né dans cette façon de fonctionner, parce que notre environnement fonctionne de cette façon, parce que la société fonctionne de cette façon. Est-ce que c’est pour autant la meilleure façon de faire ? Ce n’est pas parce que tout le monde pense de cette manière que c’est celle qui apporte le plus de bien-être. Si on avait écouté la pensée collective, on penserait encore que la Terre est plate, que l’on ne pourrait pas traverser la Manche en avion, que chaque foyer ne pourrait pas avoir son ordinateur.

On peut commencer à changer ses relations en s’interrogeant : est ce que je veux continuer de fonctionner de cette manière ? Est ce que je veux continuer de souffrir à cause des autres ? Si la réponse est non, que peut-on faire ?

Deux clefs pour commencer à sortir du piège

Les 2 erreurs qu'on commet tous dans nos relationsPosez-vous ces deux questions : qu’est ce que je veux ? est ce que je veux avoir raison ou est ce que je veux être heureux ?

Ce sont deux questions qui sont soulevées dans le livre “un cours en miracle”, que Marschall Rosenberg, le créateur de la Communication Non Violente (CNV) proposait également dans sa méthode. Si vous ne connaissez pas la CNV, c’est une méthode de communication qui fonctionne en 4 étapes simples et qui permet de communiquer de façon saine, dans le but que mes besoins et ceux de l’autre soient satisfaits.

Je regardais une vidéo de Thomas d’Ansembourg qui citait un philosophe : “vous aurez peut-être raison. Mais c’est tout ce que vous aurez”.

Ce qu’il faut retenir

On est habitué à communiquer en cherchant à avoir raison. La société fonctionne de cette façon, nous sommes donc pris dans un piège sans même en avoir conscience.

On croit que l’enfer c’est les autres et on maintient notre souffrance sans se rendre compte qu’on s’oublie soi-même dans la relation.

Pour sortir du piège, je vous propose donc de vous interroger : qu’est-ce que vous voulez ? Est-ce que vous voulez avoir raison ou est-ce que vous voulez être heureux ?

Et de voir ce que cela donne pour vous 🙂

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Emily