Catégorie : Se détacher de ses entraves

Pourquoi il est nécessaire de sortir du rôle de victime, et comment faire ?

Pourquoi il est nécessaire de sortir du rôle de victime, et comment faire ?

Il peut nous arriver, sans même s’en rendre compte, de ressentir le besoin de se positionner en tant que victime. Ce rôle de victime apporte des bénéfices. Mais ce statut a ses limites : être une victime te fait rejouer inlassablement et à ton insu les mêmes scénarios qui t’empêchent de t’épanouir. Tu essaies pourtant de faire autrement, mais rien ne change. Voyons ensemble comment on peut faire pour sortir de ce rôle de victime.

Ce que nous apporte le rôle de victime

Quand par exemple on se dit :

  • c’est à cause de mon mari si je suis malheureuse. Il ne fait pas assez attention à moi…
  • si j’avais eu des parents normaux et aimants, c’est certain qu’aujourd’hui je ne serais pas dépressif.ve.
  • si je n’étais pas hypersensible, c’est sûr que je souffrirais moins.

On se place sans s’en rendre compte dans un rôle de victime. 

Qu’est-ce qu’une victime ? Dans mon Petit Robert, “c’est une personne qui souffre, qui pâtit (des agissements d’autrui, ou de choses, d’évènements néfastes)”. Quand on est victime, on subit des évènements de l’extérieur qui nous font souffrir à l’intérieur. C’est comme si l’extérieur avait le pouvoir de nos propres ressentis et qu’on ne pouvait rien y changer.

Cette attitude peut nous aider pendant un temps, parce qu’être une victime donne un statut. Il est possible que le drame de ton histoire intéresse des personnes : elles te plaignent, cherchent à t’aider, te trouvent courageux.se, te disent qu’ils seraient incapables de vivre ce que tu vis, etc… Être une victime, c’est avoir une place dans la société.

Il n’y a pas de jugement à avoir si on prend conscience qu’on est une victime : ce statut aide à se rendre compte que quelque chose ne va pas dans sa vie, et à se sentir reconnu.e par le reste de la société qui donne une légitimité à nos souffrances.

Mais arrive un moment où ce statut a ses limites. Être une victime apporte un regard attentionné et bienveillant venant de l’extérieur, mais il empêche d’aller de l’avant et de passer à autre chose. Si on veut s’épanouir, il devient alors nécessaire de sortir de ce statut. Mais comment faire ?

Sortir du rôle de victime : la méthode

pourquoi il est nécessaire de sortir du rôle de victime, et comment faire La clef pour prendre le chemin de la sortie c’est celle-ci : tu dois devenir responsable. Responsable, ça ne veut pas dire que c’est de ta faute si tu as vécu l’enfance que tu as eu, ni que c’est de ta faute si tu es hypersensible, ou que les autres te rejettent. En revanche, tu es responsable de ce que tu fais de ce qui passe à l’intérieur de toi.

Byron Katie en parle très bien dans son merveilleux livre «  Aimer ce qui est »  : ” lorsque vous découvrez votre propre rôle dans un évènement, aussi minime soit votre rôle (par exemple, le fait de vous être innocemment soumis à un inceste par besoin d’amour ou pour vous épargner de pires sévices), combien ce rôle est puissamment libérateur et combien au contraire, le nier est douloureux”.

Devenir responsable de ce qui se passe à l’intérieur de toi, c’est te poser cette question : à quels besoins fondamentaux est-ce que tu réponds quand tu te places en tant que victime ? De quoi as-tu besoin au fond ?

  • De te sentir aimé(e) ?
  • De te sentir reconnu.e ?
  • Tu as besoin de faire entrer plus de joie dans ta vie ?
  • etc…

Tu n’es pas responsable des faits et gestes des autres. En revanche, tes besoins n’appartiennent qu’à toi et il en va de ta responsabilité de chercher à les satisfaire. 

Sortir du rôle de victime : et après ?

Une fois que tu as repéré tes besoins, je te propose d’étudier les possibilités qui s’offrent à toi afin de les combler de manière saine. Pourquoi il est nécessaire de sortir du rôle de victime, et comment faire ?Poses-toi cette question : comment est-ce que je peux satisfaire mes besoins ? Puis tu attends que la réponse te vienne.

Si par exemple tu as relevé que tu as besoin de te sentir aimé(e), comment peux-tu répondre à ce besoin, de manière adaptée ?

  • prendre la décision d’adopter un animal de compagnie.
  • téléphoner à un.e amie en qui tu as confiance.
  • t’inscrire sur un site de rencontres.
  • se prendre soi-même dans les bras : c’est une sensation qui procure du bien-être immédiat et développe la bienveillance à son propre égard
  • etc…

Ce qu’il faut retenir

Jouer le rôle de victime t’a aidé pendant un temps : les autres t’ont soutenu.e, encouragé.e, ils t’ont tendue la main. Être une victime t’a permis de te rendre compte que quelque chose n’allait pas dans ta vie et d’être reconnu.e aux yeux de la société.

Mais ce statut de victime atteint ses limites quand il te maintient dans la situation qui continue de te rendre malheureux(se). La clef pour sortir de ce rôle de victime, c’est de devenir responsable de ce qui vit à l’intérieur de toi, de devenir responsable de tes propres besoins. La question à se poser est celle-ci : de quoi est-ce que j’ai besoin en fait ? Enfin, s’interroger sur la manière la plus adéquate pour soi afin de satisfaire ses propres besoins.

Si cet article t’a été utile et que tu souhaites avancer pour prendre la pleine responsabilité de ce qui se passe en toi, je peux t’accompagner personnellement. Je t’invite à découvrir mon accompagnement en cliquant ici.

Emily

La culpabilité : comment s’en débarrasser

La culpabilité : comment s’en débarrasser

Se débarrasser de la culpabilité est nécessaire quand on veut vivre des relations épanouissantes. C’est un sentiment qui fait baisser l’estime de soi et empêche d’être soi-même. Chercher à la gérer ou à lutter contre elle est vain. Voyons ensemble comment faire pour se libérer de la culpabilité.

Accueillir la culpabilité

Je m’appuie sur le livre de Yves-Alexandre Thalmann, dans lequel il décortique la culpabilité avec pertinence “Au diable la culpabilité ! Retrouvez votre liberté intérieure”.

Quand tu veux te libérer de ce qui entrave ton épanouissement, accueillir ce qui te gêne est la clef. Yves-Alexandre nous l’écrit : commencer par accueillir la culpabilité.

A lire aussi : Acceptation de soi : par quoi commencer 

Quand tu te sens coupable, quand tu t’en veux, au lieu de fuir ton sentiment de culpabilité, laisse-le être là. Tu le laisses te traverser, tranquillement, sans peur.

Avoir cette attitude d’accueil peut te déstabiliser, car tu vas à contre-courant de ce que tu as appris à faire jusqu’à aujourd’hui : réprimer, éviter, lutter contre, ignorer, nier.

L’accueil c’est l’antidote de la culpabilité : tu es plus souple et plus bienveillant envers toi-même.

Accepter ses limites

  1. Prendre conscience de ton désir de toute-puissance

Nous l’avons vu dans mon article précédent, le sentiment de culpabilité vient en partie de ton désir de toute-puissance. Tu crois que si tu luttes assez fort, tu obtiendras ce que tu veux. Pour accepter tes limites, tu dois accepter que parfois, tu es impuissant. Tu ne peux pas tout contrôler.

Quelle est la nature de ces désirs de toute-puissance ?

Je t’avais donné l’exemple dans cet article de l’enfant dont les parents se séparent. Il a le désir de les maintenir ensemble. Mais il n’arrive pas à faire en sorte que ses parents reforment le couple qu’ils étaient, alors il pense que c’est de sa faute si la situation ne revient pas à son origine, qu’il a mal fait quelque chose. Il se sent coupable et va chercher inconsciemment à se punir.

Et toi, quels sont tes désirs de toute-puissance ?

Contre quoi est-ce que tu luttes et qui est au-dessus de vos forces ?

Qu’est-ce que tu cherches à changer et qui s’avère ne pas être de ton ressort ?

Par exemple :

  • Tu veux que ton mari change, qu’il soit plus attentif avec toi
  • Tu veux que tes parents reconnaissent qu’ils ne t’ont pas aimé.e
  • Tu veux que ta mère arrête de te faire culpabiliser
  • etc…

Je te recommande de tout mettre par écrit. Il n’existe pas de « bonne » ou de « mauvaise » réponse. Il n’existe que ce qui remonte à la surface chez toi et qui est donc vrai pour toi.   

2- Apprendre à lâcher-prise

Yves-Alexandre nous dit que pour faciliter l’acceptation de ses limites, le lâcher-prise peut être d’une aide précieuse. Ca veut dire quoi ? Lâcher-prise veut dire qu’il faut arrêter de s’agripper comme un forcené à ce qu’on voudrait avoir mais qu’on n’arrive pas à obtenir. Il faut lâcher la prise.

Comment faire ? Comment lâcher ce truc auquel je tiens tant ?

la culpabilité : comment s'en débarrasserEn fait, il ne faut pas TOUT lâcher. Lâcher-prise signifie que tu lâches la prise sur le résultat que tu veux obtenir. Qu’est-ce que tu poursuis corps et âme et qui te fait te sentir coupable parce que tu n’arrives pas à l’obtenir ? A quoi est-ce que tu tiens ? Tu t’en parce que tu n’as pas réussi à faire quoi ?

La coach intuitive Laure Zanella nous propose pour cheminer vers le lâcher-prise de nous poser ces simples questions :

Pourriez-vous simplement envisager de renoncer ? Accepter que ça puisse ne pas fonctionner ?

Et de ne pas répondre à cette question, mais de la laisser infuser à l’intérieur de soi.

Ces questions et la perspective de lâcher-prise sur ce que je veux, peuvent éveiller de la peur qui va me faire craindre de lâcher-prise :

  • mais si je lâche prise, qu’est-ce que je vais devenir ?
  • si je lâche prise, que va-t-il se passer ?

Laure Zanella nous dit ici que si nous n’arrivons pas à lâcher prise, c’est parce que nous avons peur et que nous souffrons.

Pose-toi cette question :

Qu’est-ce que je veux vraiment ? Être en paix avec moi-même, être libre ? Ou bien continuer de lutter contre quelque chose qui me rend esclave et malheureux(se) ?

Ce qu’il faut retenir

Personne n’a besoin du sentiment de culpabilité.

Prendre conscience que tu ressens ce sentiment est le premier pas à faire sur le chemin de ta liberté et de ton bien-être relationnel.

Au lieu de la fuir ou de la réprimer, accueille-la.

Ensuite, accepte ton impuissance, tes limites, en te posant cette question « qu’est-ce que je poursuis et que je n’arrive pas à avoir et qui me fait tant de mal ? »

Enfin, apprends à lâcher-prise sur les résultats que tu cherches à obtenir. Qu’est-ce que tu veux vraiment : être libre et en paix ? Ou bien continuer de lutter contre quelque chose qui me rend esclave et malheureux(se) ?

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Emily

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La culpabilité : c’est quoi ? D’où vient-elle ?

La culpabilité : c’est quoi ? D’où vient-elle ?

La culpabilité est un sentiment qui nous vient d’une méchante petite voix dans notre tête qui nous assène des “tu aurais dû…” ou bien “tu n’aurais pas dû…” ou bien “mais qu’est-ce que t’es nul !” “Tu n’arriveras jamais à rien !”, etc… On se sent jugé(e) par cette voix. C’est un sentiment très désagréable qui nous pousse à fuir, à nous planquer sous la couette pour dormir, comme ça on oubliera tout…. jusqu’à la prochaine fois. Mais qu’est-ce que la culpabilité ? D’où vient ce sentiment ? A quoi ça sert ?

la culpabilité, c'est quoi ? D'où vient-elle ?
Photo : Bernard Lamailloux

Comment savoir que je ressens de la culpabilité ?

Parce que je m’en veux. J’ai fait quelque chose que je n’aurais pas dû faire ou que j’aurais dû faire et que ma méchante petite voix me rappelle tout de suite :

  • tu aurais pu rappeler ta mère quand même !! Elle est toute seule pour son anniversaire, t’es vraiment une fille / un fils indigne !!
  • t’avais pas dit que t’allais arrêter de fumer ? Pourquoi tu regardes le bureau de tabac comme ça ? T’as envie de fumer, c’est ça hein ?
  • etc… etc…

Ecouter la méchante petite voix et la croire nous met mal à l’aise. On donne beaucoup de pouvoir à cette petite voix, on croit qu’elle a raison sans remettre en cause la légitimité de ce qu’elle nous dit. On s’en veut de ne pas avoir rappelé notre mère, ou d’avoir regardé le bureau de tabac avec envie, alors nous allons chercher à nous punir pour la faute que nous pensons avoir commise. Tu vois un peu le cercle vicieux ? 

La culpabilité, c’est quoi ? 

Selon mon Petit Robert, la culpabilité est un mot qui date de 1791, qui vient du latin culpabilis, qui signifie coupable. C’est l’état d’une personne coupable. Et que signifie coupable ? C’est un mot qui vient du latin, coulpe, qui veut dire “péché“. Coupable signifie qui a commis une faute, une infraction.

Il y a une seconde définition au mot culpabilité : le sentiment de culpabilité. C’est le sentiment par lequel on se sent coupable, qu’on le soit réellement ou non.

OK, mais d’où vient ce sentiment ?

Les origines de la culpabilité

Le sentiment de culpabilité nous vient tout droit de notre éducation

Enfant, nos parents ou nos éducateurs, croyant bien faire, nous ont répété des phrases du genre :

  • les garçons, ça ne pleure pas !
  • c’est pas beau une fille qui se met en colère !
  • tu devrais être sage sinon le Père Noël ne viendra pas !
  • etc….

Tiens, ce sont des phrases qui ressemblent à celles de la méchante petite voix intérieure… 😉 Nos parents nous ont répété les mêmes phrases qu’ils ont entendu eux-mêmes dans leur enfance. Et ces affirmations viennent de loin. Oui, car les origines du sentiment de culpabilité remonteraient à Adam et Eve. Comme dit dans cet article de Psychologies.com «  fruits du péché dans la morale judéo-chrétienne, nous serions liés par une chaîne transgénérationnelle à Eve, Adam et même Caïn. A l’origine de l’humanité, leurs méfaits et parjures nos condamneraient à perpétuité. De là, une culpabilité liée au fait même d’exister, d’être humain, si limité face à Dieu… » Tu as remarqué ? Ca rejoint la définition que j’ai donné plus haut du mot coupable, qui vient du latin coulpe, qui signifie péché.

Le sentiment de culpabilité nous vient de sentiments ambivalents

Selon Mélanie Klein, psychanalyste et spécialiste de la petite enfance, la culpabilité nous vient de sentiments ambivalents qu’on ressent pour notre mère, quand on est enfant : on s’en veut de détester cet être qu’on adore. On s’en veut de détester ce chocolat qu’on adore, d’aimer cette cigarette qu’on déteste, etc…

Le sentiment de culpabilité est lié à notre désir de toute-puissance

la culpabilité, c'est quoi ? D'où vient-elle ?

Par exemple, un enfant peut se sentir coupable de la séparation de ses parents. Il a le désir de les maintenir ensemble, et malgré toutes les forces qu’il déploie, il n’y arrive pas. Et comme il n’y arrive pas, il pense que c’est de sa faute, alors il se sent coupable. Nous préférons nous sentir coupable, penser que nous avons fait une faute, plutôt que d’avouer notre impuissance. Dans l’exemple de l’enfant qui se sent coupable de la séparation de ses parents, il préfère la culpabilité à l’aveu de son impuissance à contrôler cet évènement.

Ce qu’il faut retenir

La culpabilité, c’est quand je m’en veux d’avoir fait ou de n’avoir pas fait quelque chose. Ma petite voix intérieure méchante me dit que je suis coupable, elle me juge. Je la crois, alors je me sens mal à l’aise, je me sens fautif(ve) et je cherche à me punir.

C’est un sentiment qui ne nous est d’aucune utilité et qui nous vient de notre éducation héritée de la morale judéo-chrétienne.

On ressent de la culpabilité car nous aimons ce que nous détestons et parce que nous préférons nous sentir coupable plutôt que d’avouer notre impuissance.

La question est la suivante : peut-on se débarrasser de la culpabilité ? Et si oui, comment ? Je vous invite à le découvrir en lisant la suite par ici : la culpabilité, comment s’en débarrasser ?

Si cet article t’a été utile et que tu souhaites prendre la voie de la confiance en soi pour t’épanouir dans tes relations, je peux t’accompagner personnellement. Je t’invite à découvrir mon accompagnement en cliquant ici.

Emily