Catégorie : Les émotions

Comment utiliser la colère pour réussir à lâcher-prise

Comment utiliser la colère pour réussir à lâcher-prise

La colère est une énergie qui est mal vue. Surtout si comme moi tu es une femme, il y a des chances que dans ton enfance, tes parents, ta famille, l’école, te faisaient ressentir qu’il ne fallait pas se mettre en colère, parce qu’une petite fille doit être sage et gentille. Aujourd’hui, je voudrais te démontrer que la colère peut être une passerelle vers quelque chose qui est difficile à réaliser : comment utiliser la colère pour réussir à lâcher-prise.  

La colère met en mouvement

Comment utiliser la colère pour réussir à lâcher-priseLa colère est une énergie fabuleuse. Elle est motrice, elle fait se mettre en mouvement pour protester et dire « non, ça je n’en veux pas ! ». Il n’y a qu’à observer les moindres manifestations dans la rue : ce qui mobilise les gens, c’est la colère, le ras-le-bol.

Alors qu’une émotion comme la tristesse t’empêche d’avancer, un sentiment comme la culpabilité te coupe les jambes, la peur te paralyse, la colère a cette vertu de te pousser à agir.

Maintenant, le problème avec cette énergie, c’est quand on se laisse envahir par elle, elle se meut en rage. On se laisse manipuler par une voix intérieure qui nous pousse « Ne lâche rien ! C’est toi qui a raison ! Tu vas aller jusqu’à ce qu’ils capitulent ! »

Là, sans même s’en rendre compte, on s’afflige à soi-même des souffrances qui nous dévorent tout entier.

Quand cesse la lutte

Quand on arrive à lâcher cette colère, c’est là que la porte du lâcher-prise s’ouvre. Je suis certaine que ce genre d’histoire te parle :

Imagine : tu dois aller aux impôts, ça fait déjà des semaines que tu reportes. Tu y vas aujourd’hui, après une journée qui t’a déjà bien agacé.e. Tu es mal garé.e dans la rue, tu te dépêches, tu veux en finir au plus vite. Tu arrives devant le bâtiment, tu veux ouvrir la porte vitrée, tu tires de toutes tes forces. La porte ne s’ouvre pas. Tu regardes, il y a pourtant des gens à l’intérieur. Tu tires comme un.e malade en pensant que tu as autre chose à faire et tu penses à ta voiture qui est mal garé.e, ça t’énerve, tu tires tu tires tu tires, rien à faire : la porte ne s’ouvre pas. Tu frappes à la vitre, personne ne semble t’entendre. Tu regardes autour, tu ne vois pas d’autre porte. Tu entends les klaxons dans la rue, ça te fait flipper, tu te dis que c’est toi qui gênes. Tu tires encore une fois, « mais c’est pas possible ! » Puis tu finis par abandonner « J’y arriverai jamais ! ». C’est au moment où tu laisses tomber que tu vois sur la porte le panneau sur lequel est écrit « POUSSEZ ».

Comment utiliser la colère pour réussir à lâcher-priseJe suis certaine que tu as déjà vécu ce genre d’histoires. C’est ce qui m’est arrivé avec mes relations : en colère, j’ai fini au bout de 30 ans par abandonner l’idée que mes relations s’améliorent un jour. C’est ce jour-là, parce que j’ai abandonné, que j’ai lâché-prise, que le développement personnel est venu percuter ma vie et que les choses ont pu commencer à changer. J’en parle ici et ici. 

Neale Donald Walsh, l’auteur de « Conversations avec Dieu », nous le dit très bien :

« Tout ce contre quoi on lutte persiste »

Comment utiliser la colère pour réussir à lâcher-prise

Ce que je veux te dire dans cet article, c’est que si tu as l’impression que tout est contre toi en ce moment, que rien ne va, alors laisse-toi aller. Laisse tomber ces valises trop lourdes que tu portes à bout de bras, balance-les, laisse tout en plan. Parce que ce dont tu as besoin maintenant, c’est de te foutre la paix !

Parce que oui, là maintenant, tu n’as qu’une envie, c’est de te laisser couler dans la Vie, de te laisser porter par elle. T’en as plus rien à faire de rien, tu n’as pas envie d’avoir du courage, tu n’as envie de rien du tout. Tu lâches tout. Tu veux qu’on te foute la paix, point barre. Tu cesses de lutter.

Les solutions viendront à toi

Comment utiliser la colère pour réussir à lâcher-priseC’est là que la magie du lâcher-prise fait son œuvre… Cette paix intérieure que tu cherchais à trouver, hé bien quand on lâche tout, qu’on laisse tomber les valises, c’est là que la paix arrive enfin.

Cessent les bavardages incessants avec soi-même, les exigences, les reproches, les « il faut que », les « j’ai encore ça ça et ça à faire ». Quand on lâche tout, qu’on se dit « foutez-moi la paix, j’en ai plus rien à faire ! » ne reste que la paix intérieure. C’est-à-dire le silence, le soulagement, on se fond littéralement dans l’instant présent où plus rien n’existe sauf soi maintenant.

C’est là que les solutions que tu peinais tant à trouver vont venir à toi.

« Parfois nous sommes impuissants, car certaines choses ne dépendent pas de nous. Cela nous pousse à apprendre le lâcher-prise, à ne pas vouloir tout contrôler, à grandir dans la confiance, dans le détachement, dans l’humilité, dans la sérénité, dans l’amour ».

Frédéric Lenoir

Ce qu’il faut retenir

La plupart des gens ne savent pas que la colère est une énergie fabuleuse qui pousse à l’action.

Lorsque la coupe est pleine, en fait tu n’as jamais été aussi près du lâcher-prise. C’est le bon moment pour te laisser aller, pour tout envoyer balader et te foutre enfin la paix.

Ne vas pas du côté de la rage. Lâche ta colère, lâche tout et réponds à tes besoins de l’instant présent qui te disent que tu as besoin de souffler.

Alors s’ouvrira la porte du lâcher-prise, et ces solutions que tu ne trouvais pas viendront à toi comme par magie.   

Si cet article t’a été utile et que tu souhaites prendre la voie de la confiance en soi pour t’épanouir dans tes relations, je peux t’accompagner personnellement. Je t’invite à découvrir mon accompagnement en cliquant ici.

Emily

Crédit photos : Unsplash

Je suis submergé. Comment m’en sortir ?

Je suis submergé. Comment m’en sortir ?

Je voudrais que ma vie change, mais je suis submergé. J’ai trop de trucs dans la tête, j’ai regardé trop de vidéos, lu trop de bouquins de développement personnel, trop d’articles, et maintenant je suis noyée. Je ne sais plus quoi faire, par quoi je dois commencer ?

On se noie dans les infos

Je me suis dit que ce sujet allait t’intéresser parce que figure-toi que plusieurs personnes que j’ai eu au téléphone cette semaine pour des séances gratuites (que j’avais offertes à 8 abonnés du blog) m’ont parlé de ça : qu’elles se sentaient submergées, dispersées, et ne savaient plus par quel bout prendre les choses pour arriver à ce qu’elles veulent.

Je suis submergé. Comment m’en sortir ? Ça, c’est la pression, le stress qu’on se met à force de lire des trucs supers intéressants sur Internet et dans les livres. S’il te plait, n’en veux pas à Internet qui t’offre du contenu gratuit à gogo, accessible de là où tu veux, quand tu veux. Hop, tu ouvres ton navigateur sur ton smartphone, tu tapes ta question dans Google ou carrément aujourd’hui tu demandes à Siri, et là on t’offre des milliers voire des millions de pages pour t’aider à trouver la réponse que tu cherches. Ça fait un peu lampe magique d’Aladin, tu ne trouves pas ?

Bon, n’empêche que notre problème aujourd’hui, c’est qu’il y a trop d’infos, alors on se noie dedans.

Oublie ce que tu veux

D’abord, dis-toi qu’il y a une solution à tout.

Rappelle-toi cette célèbre phrase de Lao Tseu, qui est toujours d’actualité :

« Un voyage de 1 000 pas a commencé par un pas ».

Le 1er pas que tu peux faire, c’est celui qui va te faire baisser la pression.

Pour relâcher la pression, ne pense plus à tes objectifs, ne pense plus à ce que tu veux.

Demande-toi plutôt ce que tu peux faire là maintenant, et qui te soit accessible aujourd’hui. C’est peut-être pas grand-chose : écrire un mail, tout éteindre pendant 5 mn et faire une petite méditation, faire un exercice de développement personnel, lire un chapitre, etc…

Laisse-moi te raconter une petite histoire. En 2010, j’avais prévu de faire un voyage fabuleux au Kenya, au pays des animaux sauvages. Le problème, c’est qu’au moment du voyage, j’étais en plein burn-out. J’envisageais alors de tout annuler parce que c’était trop pour moi, j’avais trop peur, j’avais la tête trop pleine. C’était à tel point que rien qu’aller faire mes courses au supermarché, c’était le bout du monde, alors imagine le Kenya… Je paniquais et je paniquais d’autant plus que tout le monde me poussait à faire ce voyage, même ma chef (elle devait se dire en secret que ça allait me faire du bien et que j’allais revenir plus vite au travail 🙂 )

Je suis submergé. Comment m’en sortir ? Il m’est venu cette pensée incroyable : tu laisses tomber le Kenya. Tu ne vas pas au Kenya. Tu fais simplement ton sac avec la liste que t’a donnée l’agence de voyage. Et après tu vois. Une fois mon sac fermé, je me suis dit « maintenant je peux aller jusqu’à l’arrêt de bus et prendre le bus jusqu’à la gare. Ça c’est possible. Et après tu vois ». Une fois à la gare, je me suis dit « je peux prendre le train jusqu’à l’aéroport Charles-de-Gaulle » , et ainsi de suite.

C’est comme ça que j’ai fait mon voyage extraordinaire de 15 jours en plein bush au Kenya.

Ton 1er pas, ce sera peut-être pas grand-chose, mais ce « pas grand-chose » te mettra sur la route de ton voyage de 1 000 pas.

A lire aussi : Comment traverser la peur de ne pas y arriver et trouver la voie de la confiance

Ce qu’il faut retenir

Si tu dois retenir une chose de cet article, c’est que si toi aussi tu ne sais plus par quel bout prendre les choses tellement il y a de choses à faire pour réaliser ce que tu veux réaliser, alors oublie ton objectif. Oublie ce que tu veux. Et demande-toi ce que tu peux faire là maintenant, qui te soit accessible là tout de suite.

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Emily

Merci à Unsplash pour les photos

Utiliser ses émotions à bon escient

Utiliser ses émotions à bon escient

Si vous voulez être heureux, être en harmonie avec vous-même, les autres et l’Univers, et que vous craignez vos émotions, que vous avez tendance à les réprimer, si vous pensez qu’il est préférable de ne rien ressentir, alors vous avez besoin d’apprendre à quoi elles servent, afin d’utiliser ses émotions à bon escient, pour que désormais elles soient à votre service et que vous puissiez transformer votre vie de manière favorable.

Le pouvoir des émotions

Les émotions ont un pouvoir que la plupart des gens ne soupçonnent pas. Dans notre société actuelle, on a plutôt tendance à les craindre pour différentes raisons. J’en ai repérées 3, il en existe certainement d’autres :

  • Quand on exprime ses émotions, cela fait fuir les autres (par exemple, quand on est triste)
  • C’est mal vu de montrer ses émotions. Beaucoup de personnes pensent qu’on n’est pas maître de soi-même si on montre ses émotions.
  • Les émotions nous ont desservi. Surtout quand on est hypersensible.

utiliser ses émotions à bon escientOr, ce que nous dit Christel Petitcollin dans son livre « Emotions : mode d’emploi », c’est que toutes les émotions sont des guides.

Quand on commence à comprendre cela, à l’intégrer dans sa vie, à utiliser les émotions à bon escient, on se sent plus fort et plus en confiance pour avancer dans ce qui nous paraissait être la jungle de la vie. Parce que les émotions nous servent à cela : elles nous guident dans la jungle de la vie. Autrement dit, quand on réprime ses émotions, quand on se déconnecte de ce qu’on ressent, c’est comme si on se déconnectait d’un GPS qui sert à nous montrer quel sera le meilleur chemin pour soi-même à suivre dans la vie.

C’est évident, on se sent rassuré, plus en confiance, quand on avance dans la jungle avec un GPS qui fonctionne que si on se dirige avec un GPS défectueux. Quand on est hypersensible, on ressent tout plus fort que le reste de la population : imaginez un peu le pouvoir que peuvent prendre les émotions qui nous habitent… Nous sommes équipés d’un GPS modèle grand luxe 🙂

Les émotions nous ont desservi

Vous allez me dire « Oui, d’accord, mais mes émotions fortes m’ont plus desservi qu’autre chose jusqu’à maintenant. A cause de mes émotions, j’ai les pires blessures qu’on puisse avoir dans la vie. Je me suis fait rejeter de plein de personnes, souvent par les personnes qui me sont les plus proches, alors les émotions, je m’en méfie, je n’ai pas confiance en elles ».

Et je vous comprends, je suis passée par là moi aussi.

Quand on était petit, on n’avait aucun problème avec nos émotions. Quand on était en colère, on se mettait à crier, quand on était triste, on pleurait, fille et garçon confondus. A un moment donné, nos émotions ne plaisaient plus aux adultes qui nous entouraient et nous disaient qu’il fallait être « sage et gentille » pour les filles et que « les garçons ça ne doit pas pleurer ». Je schématise grossièrement mais je pense que vous voyez de quoi je parle.

A lire : Pourquoi les hypersensibles souffrent-ils autant dans leurs relations ?

Quand on observe dans les supermarchés les scènes qui se jouent entre un petit enfant qui pleure fort et ses parents, la plupart du temps, les parents sont maladroits. Ils disent à leur enfant des phrases du genre « c’est pas bien ce que tu fais » « arrête ou je vais me fâcher » , « ça se fait pas de se mettre en colère comme ça devant tout le monde », etc… Parfois, ils le laissent là et font semblant de s’en aller pour qu’il comprenne que ce n’est pas bien de piquer des grosses colères comme ça devant tout le monde.

Utiliser les émotions à bon escientL’enfant va résister pendant un temps mais à force, il va intégrer que ce n’est pas bien de ressentir de la colère. Il associe à son émotion le fait que son entourage lui en veut, l’abandonne sur le chemin, lui fait comprendre qu’il est une mauvaise personne, etc… Il interprète alors qu’il faut réprimer son émotion, sinon il va se retrouver tout seul.

Utiliser ses émotions à bon escient

Si vous voulez être heureux, vivre en harmonie avec votre hypersensibilité, faire grandir votre bien-être quotidien, il vous sera très utile d’apprendre à vivre avec vos émotions. C’est tout un art de vivre qui passe par :

  • Accepter de ressentir. Accueillir vos émotions comme de bons amis.
  • Reconnaître ce que vous ressentez. Apprendre à nommer vos émotions.
  • Ne plus vous laisser emporter par vos émotions
  • Repérer à quoi vous sert chaque émotion
  • Pour que vous soyez en capacité de les utiliser à bon escient

Vous les accepterez d’autant mieux comme des amis si vous savez à quoi elles peuvent vous servir.

Ressentir un besoin

Est-ce que vous saviez que les émotions servent à ressentir un besoin ? Autrement dit, quand on ressent une émotion, c’est parce qu’on a besoin de quelque chose. Les émotions nous guident vers ce dont nous avons besoin.

Utiliser ses émotions à bon escientSi je reprends les 4 grandes émotions qui nous sont naturelles et que je les relie à leurs besoins :

  • La joie c’est ce qui nous permet d’avancer, c’est notre moteur, c’est la source de notre motivation. La joie exprime nos besoins de partage, de connexion avec l’autre, de bien-être, de réalisation de soi, etc….
  • La peur sert à nous protéger. Grâce à elle, on ne se jette pas du haut des falaises, on ne traverse pas l’autoroute à pieds. On ne quitte pas son travail sur un coup de tête (enfin, ça dépend pour qui…;) ), on ne confie pas ses enfants au premier venu, etc… La peur nous conduit à la prudence. Le besoin qui s’exprime quand on a peur, c’est le besoin de se sentir protégé, réconforté, d’être en sécurité.
  • La colère nous sert à poser nos limites. Voilà pourquoi quand on est hypersensible, on se fait bouffer par les autres. On a appris à réprimer notre colère parce que pour les autres, on était trop à cran, trop à fleur de peau. Comme on a réprimé notre colère, on ne sait pas poser ses limites : la porte est grande ouverte pour qu’on abuse de nous. Quand on est en colère, on a besoin de se sentir respecté. On a besoin d’être entendu, on a besoin de structure, d’ordre, de justice, etc…
  • La tristesse nous sert à faire des deuils, à nous adapter, à passer à autre chose. Pleurer nous soulage tout de suite. Quand on réprime ses larmes, on reste coincé dans la situation qui nous attriste. Quand on est triste, on a besoin d’être consolé, réconforté, soutenu, etc… La tristesse est une émotion qui m’a beaucoup marquée dans le dessin animé “Vice versa“. Si vous ne l’avez pas vu, je vous le recommande chaleureusement : c’est un dessin animé qui explique aux enfants (mais aussi aux adultes 🙂 ) comment fonctionnent les émotions. Chaque émotion est représentée par un personnage, et Joie traîne avec elle Tristesse, en se demandant ce qu’elle fait là, pourquoi est-ce qu’elle fait partie du jeu. Jusqu’au moment où elle va se rendre compte de l’utilité de Tristesse : c’est là qu’elle va l’accueillir véritablement comme une amie.

Il va s’agir, quand on souffre de son hypersensibilité et qu’on cherche à être heureux, de transformer notre regard sur les émotions puis d’apprendre à réagir de manière adéquate quand on les ressent.

Vous pouvez déjà commencer ce petit exercice. Vous vous isolez, vous fermez les yeux, vous pensez à une situation soit qui vous affecte, soit qui vous met en joie, et vous vous demandez : “qu’est-ce que je ressens là maintenant ? Comment est-ce que je me sens par rapport à cette situation ?” Sans porter aucun jugement sur ce que vous ressentez. Une émotion n’est ni positive ni négative. Elle est simplement agréable ou désagréable. Laissez venir ce qui vient. Si rien ne vient, ce n’est pas grave.

Repérer des blessures

Les émotions peuvent aussi vous servir à repérer quelles sont les blessures qui vous habitent. J’en parle plus en détail dans cet article : 3 choses à mettre en place pour être plus fort émotionnellement. 

Ce qu’il faut retenir

Quand on veut être heureux et qu’on craint de ressentir ses émotions, alors on a besoin d’apprendre à quoi elles peuvent nous servir afin d’utiliser ses émotions à bon escient.

Vivre avec ses émotions, c’est tout un art de vivre qu’il convient d’apprendre dès la toute petite enfance. Si on n’a pas appris étant petit, l’avantage avec cet art est qu’on peut l’apprendre à n’importe quel âge.

Toutes les émotions sont le reflet de nos besoins qui demandent surtout à être entendus, puis satisfaits. Chacune d’entre elles nous sert donc à quelque chose, chacune à sa manière. Les 4 émotions naturelles nous servent à :

  • La joie nous donne l’envie d’avoir des projets et d’avancer, car nous avons besoin de partager.
  • La peur nous sert à être prudent, car nous avons besoin de nous protéger.
  • La tristesse nous sert à passer à une autre étape de notre vie avec douceur, elle reflète notre besoin d’être réconforté.
  • Enfin, la colère exprime notre besoin d’être respecté. Elle nous sert à poser nos limites.

Vous pouvez commencer à vous reconnecter à vos émotions en fermant les yeux et en vous interrogeant “comment est-ce que je me sens par rapport à telle situation ?”

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Et comme le disait si justement Bouddha : « ne croyez jamais ce que l’on vous dit. Vérifiez par vous-même à la lumière de votre expérience ».

Emily

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Comment gérer la violence de ses émotions quand on est hypersensible ?

Comment gérer la violence de ses émotions quand on est hypersensible ?

Quand on est hypersensible, on peut se mettre dans de terribles colères. C’est très difficile à vivre, les émotions qu’on ressent peuvent être violentes. Les autres sont effrayés et ne comprennent pas. Comment peut-on faire pour gérer la violence de ses émotions quand on est hypersensible ?

Je vais vous raconter une histoire. Il y a environ un mois, ma chef m’a convoquée ainsi que l’une de mes collègues. Je savais que ce n’était pas pour parler de la pluie et du beau temps. Je me suis levée de ma chaise, je les ai rejoins dans la cuisine où devait se dérouler notre petite réunion. A peine j’étais assise que ma directrice a engagé la conversation en m’accusant de n’avoir pas fermé le store de ma collègue la veille au soir.

Cela semble puéril, je vous l’accorde, mais c’est révélateur de l’ambiance qui règne dans mon service. La moutarde (extra forte 🙂 ) m’est montée au nez tout de suite, j’ai ressenti des émotions violentes. Je me suis relevée de la chaise en hurlant « ah non, vous n’allez pas me parler du store ! » et je suis sortie. J’entendais, alors que je marchais dans le couloir, ma chef qui me criait « c’est inadmissible ! Cet entretien se déroulera dans un autre cadre ! »

Que faut-il faire dans ce genre de situation ? Comment peut-on faire pour gérer la violence de ses émotions ?

Ce qui se passe

comment gérer la violence de ses émotions quand on est hypersensiblePeut-être connaissez-vous ou avez-vous déjà rencontré ce genre de situation, dans laquelle vous vous sentez accusé comme je me suis sentie accusée. Quand c’est comme ça, on peut partir en vrille tout de suite. On est hors de soi, on perd le contrôle, on est complètement dépassé par ses émotions. On peut en venir à tout balancer, casser des objets, crier, insulter, frapper même.

C’est là que les autres ne comprennent plus qui ils ont en face d’eux : c’est comme ça qu’ils en déduisent que nous sommes trop à cran, trop à fleur de peau, trop sensible. Parce que notre réaction leur parait démesurée.

Dans ce type de situation, quand on souffre encore de son hypersensibilité, une fois sorti(e) de la pièce comme je l’ai fait, l’angoisse peut vite monter, on a les mains qui tremblent, on est hyper stressé. On ressent vite de la culpabilité et des regrets. On s’en veut, on se demande comment l’autre va réagir, est-ce qu’il ne va pas nous rejeter, ou dans mon cas entamer une procédure de licenciement parce que j’ai osé m’emporter violemment et défier l’autorité ? On s’imagine qu’il va en parler à tout le monde et que plus personne n’osera nous approcher.

Comment gérer la violence de ses émotions quand on est hypersensible ?

Isolez-vous

Quand il vous arrive comme il m’est arrivé ce jour-là de vous sentir complètement submergé(e) par vos émotions, dans la mesure du possible, sortez tout de suite de la pièce. Isolez-vous, mettez-vous au calme, fermez les yeux, respirez et concentrez-vous sur votre respiration. Prenez un temps pour faire redescendre la pression.

Le psychiatre Christophe André dit « qu’au travers des thérapies où l’on utilise la méditation de pleine conscience, on s’aperçoit que l’attention est un moyen extrêmement puissant de réguler l’émotion ». La méditation de pleine conscience c’est commencer par se focaliser sur sa respiration. Respirer profondément et être attentif au souffle qui entre et sort à l’intérieur de soi permet de commencer à gérer la violence de ses émotions.

Ne réagissez à rien de façon personnelle

C’est le second accord toltèque du merveilleux livre de Don Miguel Ruiz « les quatre accords toltèques ».

Chacun pense, parle, réagit, avec ses propres filtres. La réalité de chacun n’est en fait qu’une perception qui est filtrée par notre vécu, nos ressentis, nos blessures, nos réussites, etc… De ma place, je n’aurais pas abordé la conversation de la manière dont l’a fait ma chef. Parce que je suis dans ma réalité, qui est composée de mon histoire, de mes apprentissages, de mes limites, etc… La réalité de ma directrice n’est pas la même que la mienne. Elle a vécu une toute autre vie que la mienne (je vous ai fait un magnifique schéma ci-dessous pour résumer cela. Vous pouvez admirer mes grands talents de dessinatrice 🙂 )

comment gérer la violence de ses émotions quand on est hypersensibleAutrement dit, chacun pense, dit et fait en fonction de son vécu. Ce que moi j’ai vécu comme une injustice de mon côté n’était peut-être pas ce que voulait engendrer ma chef. Moi je l’ai vécu comme une accusation et une injustice, alors qu’elle de son côté, son intention devait être tout autre chose.

Ne culpabilisez pas

Vous avez le droit d’être hypersensible et de ne pas réussir à gérer la violence de vos émotions, comme ce qui m’est arrivé cette fois-là.  Quand on est hypersensible, on a vite fait de se mettre à la place des autres, d’imaginer ce qu’ils peuvent penser de nous, et de se dire « je n’aurais pas dû ». On se dit « je n’aurais pas dû » parce qu’on a peur des retombées de notre attitude, on a peur d’être rejeté(e).

Or, de mon côté, avec la réalité qui est la mienne, quoi que peut en penser ma directrice, si je suis sortie précipitamment, c’était pour me protéger. C’est la peur de perdre mon poste de travail qui m’a fait lever de ma chaise. Il le fallait sinon je suis capable de monter dans les tours, et je ne veux pas perdre mon boulot.

A aucun moment je ne m’en suis voulue de mon comportement. Je me disais : « au fond, s’ils veulent me mettre à la porte, hé bien tant pis pour eux, c’est qu’ils ne me méritent pas et que quelque chose de mieux m’attend ailleurs ».

Que s’est-il passé ensuite ?

comment gérer la violence de ses émotions quand on est hypersensibleJe ne me suis pas retournée. Je suis partie m’isoler dans une pièce avec mon ordinateur portable pour travailler seule et au calme. Le fait d’être coupée des autres dans le silence a permis de faire baisser la pression rapidement. Je me suis assise, j’ai fermé les yeux et respiré profondément. Tout de suite, j’ai pensé aux progrès que j’avais fait :

  • Je n’ai pas culpabilisé, ni regretté, etc…
  • Je n’ai pas senti d’angoisse monter

J’ai continué de travailler comme je le pouvais. Je savais que cette journée ne serait pas très productive, et ce n’est pas grave. Et puis, tout le reste de la journée, on entendait les mouches voler dans le service. Alors que c’est toujours bruyant. Je me suis dit « Tiens, au moins on a gagné le silence et ça fait du bien ! ». J’ai envoyé un texto à l’une de mes collègues qui elle non plus ne supporte pas le brouhaha du bureau, pour lui signaler que grâce à moi elle allait être au calme toute la journée 🙂

Tirer les enseignements

comment gérer la violence de ses émotions quand on est hypersensibleUne quinzaine de jours plus tard, ma chef est revenue dans mon bureau en me disant « Je peux vous voir Emily ? ». Je savais pourquoi. Mais je n’ai pas fait l’erreur que j’avais faite 15 jours avant, de me lever tout de suite de ma chaise. J’ai trouvé une excuse : je termine un mail que je suis en train d’écrire, et j’arrive.

Pendant ce petit temps, je me suis mise en condition pour que l’entretien se passe bien. C’est un excellent moyen pour gérer la violence de ses émotions. J’ai respiré profondément, je me suis répété « écoute ce qu’elle a à te dire, ne prends pas pour toi ce qu’elle va dire, n’oublie pas de rester à ta place ». Puis je suis allée dans son bureau.

Evidemment, elle m’a reparlé du sujet. Je l’ai écoutée. Je restai détendue en respirant et en me disant « laisse-là parler. Ecoute-là ». Je sentais qu’elle était très contractée. Je me disais « mince, elle a peur de moi ». Du coup, j’ai admiré son courage de m’avoir convoquée. Elle s’est détendue au fur et mesure qu’elle sentait que j’étais moi-même calme et que je l’écoutais.

Pourtant, j’aurais pu m’emporter violemment quand elle m’a dit que je n’avais pas eu une attitude professionnelle. Quand elle a eu fini de parler, je lui ai dit calmement que je trouvais qu’elle non plus n’agissait pas avec professionnalisme. Et je lui ai expliqué pourquoi.

Je lui ai ouvert mon cœur aussi, parce que ce que nous enseigne Marshall Rosenberg dans la Communication Non Violente, c’est qu’une meilleure communication passe par l’ouverture du cœur et l’aveu de ses vulnérabilités. Je lui ai dit : « vous savez, j’ai réagi de cette façon parce que je suis quelqu’un d’hypersensible. Parfois, il m’arrive de ne pas savoir gérer mes émotions, et dans ces cas-là, il vaut mieux que je quitte la pièce et que je m’isole au calme ».

Vous savez quoi ? J’ai vu dans son regard qu’elle ne me prenait plus pour une folle. Elle s’est complètement détendue et m’a dit : « je comprends ».

J’en ai les larmes aux yeux de vous écrire ces mots. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être parce que pour la 1ère fois, quelqu’un m’a dit qu’il me comprenait, qu’il comprenait mes accès de rage, et que je sentais que c’était vrai.

Ce qu’il faut retenir

Pour gérer la violence de ses émotions, si vous vous sentez submergé(e) par ce qui se passe en vous, sortez tout de suite si vous en avez les moyens. Fermez les yeux, concentrez-vous sur votre respiration, détendez-vous.

Prenez ensuite conscience que la perception de la réalité de l’autre n’est pas la vôtre. Et que la sienne n’est pas la vôtre non plus. Chassez toute culpabilité de votre esprit, voyez que l’autre est dans sa réalité. Restez dans la vôtre.

Dans les conversations qui suscitent vos émotions, prenez le temps de respirer, dites-vous « j’écoute l’autre, je ne prends pas ce qu’il me dit pour moi. Je reste à ma place ». Dans la mesure du possible, lorsque vous pressentez que vos émotions seront mises à rude épreuve, prenez un petit temps de préparation avant la conversation. Et si vous le sentez, ouvrez votre coeur auprès de l’autre, parlez de vos faiblesses, parlez de qui vous êtes et de ce dont vous avez besoin.

Allez-y en douceur, faites les choses à votre rythme, quand vous le sentez.

Si après vous n’êtes pas satisfait de vous-même, essayez de voir toutes les choses positives de la situation. Et prenez un temps pour tirer les enseignements pour ne plus refaire les erreurs que vous aviez faites.

Retenez que vous faites de votre mieux avec la personne que vous êtes. Pour la personne qui est en face de vous, c’est la même chose.

Je termine avec cette citation de Bouddha que j’ai entendue ce matin dans une vidéo : « Ne croyez jamais ce que l’on vous dit. Vérifiez pas vous-même à la lumière de l’expérience. »

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Emily

Interview d’une experte : la sophrologie comme outil puissant de reconnexion à soi-même

Interview d’une experte : la sophrologie comme outil puissant de reconnexion à soi-même

Voici un podcast dans lequel j’ai interviewé une professionnelle :

🌹 Caroline, sophrologue 🌹

La sophrologie est un outil simple et puissant pour se reconnecter à soi-même
La sophrologie est un outil simple et puissant pour se reconnecter à soi-même

La sophrologie peut nous apporter énormément dans notre quotidien. C’est une discipline que j’ai découverte en 2013 et les effets sur ma vie ont été incroyables !! Cela peut ouvrir des portes à l’intérieur de vous afin de développer toutes les ressources que vous avez et que vous ne soupçonnez pas 🙂

Bon je vous le dis, le son n’est pas terrible, mais vous pouvez suivre grâce à la retranscription texte qui est juste en dessous 🙂

Cliquez sur le bouton play juste en dessous pour démarrer le podcast.

Bonne écoute 🙂

Emily : Bonjour Caroline !

Caroline : Bonjour Emily !

Emily : Je te remercie de m’accorder cette interview. Donc tu es sophrologue.

Je trouvais ça intéressant d’interviewer une sophrologue parce que les gens se posent pas mal de questions par rapport à cette forme de thérapie. Je me disais que ce serait bien de répondre à un certain nombre de questions.

Mais avant ça, est-ce que tu peux nous parler de ton parcours, qu’est-ce qui t’a amenée à vouloir devenir sophrologue ?

Caroline : Alors comme beaucoup de sophrologues, c’est un parcours assez tortueux.

Souvent ce n’est pas notre premier métier, c’est souvent une reconversion professionnelle. On a expérimenté la sophro pour nous-même et ça a été la révélation en fait.

Moi je suis un peu à la limite des deux. J’ai fait plein de métiers et le dernier c’était auxiliaire de puériculture dans un foyer pour des jeunes mamans en difficultés, et j’étais présente le jour où elles donnaient naissance à leurs enfants. Très vite je voulais leur offrir autre chose que simplement leur tenir la main et leur dire « allez-y, soufflez, ça va bien se passer ».

Donc je me suis formée à la sophrologie avec une spécialité en périnatalité, et c’est là que mon champ des possibles s’est ouvert, j’ai vraiment découvert un univers extraordinaire, avec tout ce qu’on pouvait faire. Je me suis dis « bon allez, maintenant on laisse les métiers de côté et on devient sophrologue, et que sophrologue »

Mais j’ai attendu que la vie me mette un petit coup de pied au derrière pour m’installer, parce que ce cap est toujours un peu effrayant. Et aujourd’hui je suis pleinement sophrologue, et pleinement heureuse et épanouie dans ce super boulot depuis 5 ans. Là j’entre dans ma 6ème année.

Emily : D’accord. Et est-ce que tu peux nous expliquer ce que c’est la sophrologie ? A quoi ça sert ?

Caroline : Je peux le faire ! 🙂

Alors je vais te donner d’abord une définition comme on peut la trouver dans les bouquins, puis je développe.

Parce que la définition en elle-même ne va pas apporter grand-chose.

Et puis surtout on essaiera de vivre un exercice à la fin.

On pourrait en parler pendant des heures, c’est possible, mais j’ai envie de te dire, ça ne sert pas à grand-chose.

Il faut vivre la chose.

Une définition, ça pourrait être : la sophrologie, c’est une technique psycho-corporelle de développement personnel et d’amélioration du quotidien. Jusque là, je ne pense pas que ça parle beaucoup.

Pourquoi psycho-corporelle ? Parce qu’on cherche à ré-harmoniser le corps et l’esprit.

Dans notre société, ça va pas bien dans ma tête, je vais voir un psy. Et le corps d’un autre côté, si ça va pas bien, je vais voir un médecin.

Alors qu’en fait, tout est lié : le corps et l’esprit ne font qu’un, et on cherche à remettre tout ça en harmonie. Et du coup, une fois qu’on se met à l’écoute du corps, à l‘écoute de tous les messages qu’il nous envoie à longueur de temps, on est capable d’aller chercher à l’intérieur de soi ce qui est bon pour nous.

On arrive à développer nos capacités et notre potentiel, parce qu’on a tout à l’intérieur de nous.

Sauf qu’on le cache, on n’ose pas.

Alors voilà, on va aller révéler tout ça, et après ça rayonne sur tout ton quotidien, ça rayonne sur plein plein de choses.

Emily : Wahou ! C’est génial

Caroline : voilà, je te fais la version courte et synthétisée, c’est à vivre.

Emily : la présentation que tu m’en fais pour moi c’est quelque chose de génial, et c’est ce que je cherche justement à transmettre dans mon blog : c’est que tout est en nous, on a tous des capacités qu’on ne soupçonne même pas, pour devenir quelqu’un de lumineux, vraiment. Et de le répandre autour de soi. Ca c’est possible. Et donc la sophrologie peut nous aider à ça ?

Caroline : Oui

Emily : Ah c’est génial 🙂 Et alors du coup, à qui est-ce que ça s’adresse la sophrologie ?

Caroline : A tous. A tout le monde. Sans aucune discrimination. Que tu sois petit ou grand, jeune ou moins jeune. Avec des handicaps, une maladie. Tout le monde peut y avoir accès parce que justement l’un des principes de la sophro c’est l’adaptabilité.

A chaque fois, tous les exercices, toutes les techniques, on les adapte à la personne qu’on a en face de nous.

Alors on dit en général que pour les enfants c’est à partir de 7 ans, parce qu’il a des capacités de raisonner. Mais ça c’est quand tu fais ta formation de base. Après il existe des spécialisations, et tu t’aperçois que les enfants tu peux les prendre beaucoup plus tôt. Ils ont cette faculté d’entrer très vite dans l’imaginaire, le corporel. Donc on n’est plus vraiment dans de la sophrologie.

C’est de la sophrologie où on va justement travailler le corps, s’approprier le corps, parce qu’on grandit, on sait pas trop comment c’est. On va travailler la sensorialité, des choses auxquelles les petits ont accès.

Et même après en maison de retraite, il y a beaucoup de sophrologues qui interviennent en EHPAD, donc avec les personnes âgées.

On intervient aussi dans les hôpitaux, et même une personne alitée qui ne peut pas bouger, on peut quand même travailler avec elle.

Emily : Dans ce que tu expliquais, on distingue le corps et l’esprit, tout du moins dans notre monde occidental, on est beaucoup là-dedans, donc la sophrologie va permettre d’harmoniser le corps et l’esprit, c’est ça ?

Caroline : C’est ça. Tu te rends compte que le corps et l’esprit sont deux portes d’entrée pour communiquer.

Par exemple, pour t’expliquer, tu prends une position où tu es complètement renfermée : tu croises les bras, tu as les épaules rentrées, la tête vers le bas, tu vas sentir que tes pensées sont un peu négatives. Tu vas entrer dans de la tristesse et si tu maintiens cette position, tu vas carrément déprimer.

Mais si à l’inverse, tu relèves la tête, tu bombes torse, tu commences à sourire, même si tu n’as pas forcément envie de sourire. Tu sens qu’à l’intérieur ça change, c’est plus du tout la même dynamique. Tu es plus joyeuse, c’est toute la biochimie qui change.

Donc ça prouve vraiment que changer ta position, ça change ta façon de penser.

Et l’inverse est possible aussi : quand tu changes ta façon de penser, tu t’aperçois que c’est ta posture qui va elle aussi changer.

Emily : Donc ne serait-ce que ça : déjà modifier sa position permet de modifier notre état intérieur.

Caroline : Oui. Et d’un seul coup, tu vas te rendre compte que tu te remets à l’écoute du corps, et en l’écoutant, tu te dis « ah oui, je sens des picottis là dans mes doigts, et du coup là tu vas sentir « holà, mes épaules là elles sont complètement verrouillées, OK, je relâche »

Tu vas sentir qu’il y a des noeuds à l’intérieur de toi, tu vas sentir « ah ouais, là le ventre il est complètement verrouillé, OK je relâche »

Du coup tu vas évacuer tout de suite les tensions, du coup comme tu les évacues, ça ne s’accumule pas. Donc tu améliores ton état de santé.

Emily : Oui, comme tu disais tout à l’heure, on améliore notre quotidien.

Caroline : C’est ça.

Emily : OK. Moi je trouve aussi qu’il y a des personnes qui ont peur de faire la démarche d’aller chez un psychologue, ou même d’aller chez un(e) sophrologue, qu’est-ce que tu pourrais conseiller à ces personnes qui ont peur de faire la démarche ?

Caroline : Comme toutes les peurs, un moment il faut l’affronter, il faut passer le pas.

C’est vrai que souvent ce que j’ai entendu, lorsque les gens viennent à moi c’est « ben j’ai pas osé parce que pour moi sophrologue – souffrance, et j’ai pas envie de souffrir ».

Non, je ne vais pas vous faire souffrir.

Au contraire.

Normalement, je ne vous fait pas de mal.

Normalement vous sortez vous êtes détendu.

Déjà, passer cet amalgame.

L’étymologie de sophrologie, c’est “l’harmonie en pleine conscience” si tu décortiques.

Il n’y a pas la place pour la souffrance.

Et puis, accepter « je vais demander l’aide de quelqu’un ».

Effectivement, ça c’est un peu l’ego qui parle, et pourtant il y a un moment où on a besoin d’être accompagné.

Les sophrologues, selon leur parcours, leur vie antérieure comme on peut dire, on n’est pas psychologue, donc on ne va pas aller gratter non plus « mais pourquoi vous en êtes là aujourd’hui ? Qu’est ce qui s’est passé ? »

On n’a pas le même abord que le psy.

On va vous prendre tel que vous êtes aujourd’hui et qu’est-ce que vous voulez devenir ? Comment vous voulez être ?

Donc oui, forcément il y a des fois où on va retourner un peu dans le passé pour essayer de comprendre certaines choses, mais on ne va pas aller gratter autant qu’un psy.

Vraiment s’il y a des doutes comme ça, franchissez le pas et au pire, téléphonez. Téléphonez au sophrologue et dites-lui « ben voilà, j’ai telle ou telle réticence à venir » , et il saura vous rassurer déjà par téléphone. Mais essayez, c’est quelque chose à vivre.

Emily : D’accord. Puis de toute façon, au pire, qu’est-ce qui peut se passer ? Au pire, il ne va rien se passer ?

Caroline : Allez, au pire tu t’endors.

Emily : Ah bon ? Bon il y a pire que ça dans la vie quand même 🙂

Caroline : effectivement, il y a des fois où il y a des remontées émotionnelles, parce que des fois quand on va chercher nos ressources, on va appuyer sur un petit bouton, et de toute façon c’est bénéfique.

Il y a un moment où il faut libérer, où ça sort, et ça va mieux.

Mais à la première séance, en plus c’est l’entretien, on se détend, il n’y a vraiment rien à craindre.

Au pire, on va rien ressentir parce qu’on sera trop dans l’attente d’un résultat ou dans le contrôle « non, là je veux pas lâcher, surtout pas ».

Voilà, au pire il ne se passe rien ou on s’endort, et au mieux on a vécu un bon moment de détente, on est apaisé, on est tout mou et un peu plus joyeux.

Emily : OK. Et je me dis, est-ce que vraiment au pire, si les personnes n’arrivent vraiment pas à passer le premier pas, même de téléphoner, est-ce qu’elles peuvent pratiquer seules chez elles, pour commencer, pour essayer, pour voir un petit peu comment ça se passe ?

Caroline : Oui, carrément. Avec Internet tu peux trouver des audios, des exercices, tu peux commencer tout seul. C’est vrai que là dernièrement, j’ai pas mal de monde qui venaient à moi en me disant « voilà, j’ai fait des exercices, ça a l’air pas mal, je veux continuer » .

Tu peux tout à fait faire quelque chose pour toi de manière autonome avec tous les outils que je t’ai cités.

Après l’avantage d’être avec un thérapeute, c’est que le travail peut être guidé.

Tu vas pouvoir atteindre un objectif.

Parce que tout seul, trouver un exercice qui va te permettre d’atteindre un objectif, ça va être compliqué quand même.

Mais en tout cas, tu vas pouvoir trouver des exercices qui vont te permettre d’évacuer les tensions, de te relâcher, de te détendre et d’avoir un premier apport.

Et la finalité du sophrologue, c’est de te donner tous les outils.

Nous on vous offre notre boîte à outils, vous allez piocher ce qui vous rend bien ou pas et après vous êtes complètement autonome.

Emily : Donc après je pourrai pratiquer toute seule, chez moi ? 

Caroline : Oui, c’est le but.

J’enregistre les parties de la séance pour que la personne puisse les réécouter. Mais c’est pas dans l’idée de devenir dépendant de cet audio. C’est le temps d’assimiler comment fonctionne la méthode et après l’audio tu l’oublies. Tu fais ça tout seul, c’est une méthode qui nous rend complètement autonome.

Emily : D’accord. C’est intéressant. Et est-ce que tu sais pendant combien de temps et à quel rythme je vais devoir aller voir une sophrologue pour qu’après je puisse pratiquer seule chez moi ?

Caroline : Alors, on est sur des méthodes d’accompagnement qui sont courtes.

Je vais dire, en moyenne, on est sur 6 à 10 séances.

Après il y a des personnes que je vois depuis longtemps parce qu’elles ont trouvé que ça leur apportait, parce qu’elles y trouvent au delà de l’objectif qu’elles s’étaient fixé. C’est devenu une philosophie de vie, elles ont envie de s’accorder une pause dans leur quotidien, donc oui tu peux aller sur du plus long terme.

Mais en moyenne 6 à 10 séances, c’est déjà bien pour atteindre un objectif qu’on s’était fixé.

Emily : Et il faut compter combien, en terme de coût financier, pour une seance ? 

Caroline : Ça varie d’une région à l’autre, si tu es en région parisienne ou en province, un sophrologue s’il est très renommé ou s’il vient de commencer à s’installer, en moyenne on est sur une fourchette de 50 euros la séance pour une heure à peu près.

Il y a des sophros qui travaillent par forfait et qui vont faire payer un forfait de 5 voire 10 séances.

Moi j’aime pas, parce que j’insiste sur le côté liberté. C’est-à-dire que la personne qui vient me voir, je lui dis qu’elle est libre d’arrêter quand elle veut. Il y a des tas de raisons qui font qu’on arrête. On s’est programmé 10 séances, mais la personne elle a tellement intégré les exercices, ça va tellement vite, qu’en 6 séances on a fini. Et je fais quoi de mes 4 autres séances ? On fait des comptes d’apothicaire ? On se rembourse ? Et puis on se rend compte peut-être au bout de 2 séances que le feeling entre nous ça passe pas, et qu’on veut arrêter. Mais tu peux trouver des forfaits.

Après ça varie, ça va en dessous et beaucoup beaucoup au dessus. Et un tarif qui peut être sympa, surtout si t’es pas sûr de vouloir aller là-dedans, c’est de faire des groupes. Il y a plein de possibilités de groupes et là tu peux trouver des séances entre 10 et 25 euros. Ca te permet de découvrir et après de voir si tu veux travailler en individuel.

EmilyD’accord. Alors moi je suis assistante sociale et je sais qu’il y a des mutuelles qui prennent en charge un certain nombre de séances. Ca, ça peut être pas mal aussi pour les personnes de savoir que ça leur coûtera au final peut-être pas grand chose.

Caroline : Oui, et je te remercie de le souligner parce qu’il y a effectivement de plus en plus de mutuelles, alors soit elles ont un forfait au nombre de séances, ou alors un montant par séance. Bon elles sont quand même assez rares à rembourser la totalité de la séance et surtout l’accompagnement, soyons clairs. Mais oui il y a une part qui se fait du côté des mutuelles, du coup ça réduit le coût. Et il n’y a pas besoin d’avoir l’avis du médecin.

Emily : Ah il n’y a pas besoin d’avoir l’avis du médecin traitant. D’accord. Ca c’est important de le savoir aussi. On peut donc faire la démarche seul, sans l’avis de son médecin traitant donc. 

Caroline : Du moment que le sophrologue te donne la facture, tu l’envoies à la mutuelle. Tous les médecins ne vont pas non plus prescrire. Ca serait dommage de passer à côté de son remboursement.

Emily : Je me dis aussi que au lieu de voir ça comme un coût, de voir ça plutôt comme un investissement en fait. C’est plus un investissement sur son propre bonheur, sur son propre bien-être. De voir les choses de cette façon-là je pense ça peut lever un frein aussi quand on se dit « oh là là, 50 euros, ça coûte cher ! » Alors oui ! Mais non, parce que si c’est un investissement sur son propre bonheur et qu’après on est soulagé, on arrive à mieux gérer son stress, à être plus heureux dans la vie, finalement le coût il est… Ca coûte pas grand chose ! 

Caroline : Après c’est dérisoire. Tu as tout à fait la bonne vision des choses.

Quand tu investis sur toi-même de toute façon, tu le rentabilises parce que ça veut dire que tu crois en toi, tu crois en tes capacités, j’y vais et oui, forcément, tu ressors gagnante, donc oui le voir comme un investissement sur soi et pas comme un coût financier.

Même si effectivement il faut sortir cet argent mais tu n’es pas dans la même dynamique. Et un investissement tu le rentabilises quand tu gagnes confiance en toi.

Imagine, tu vas aller préparer un concours qui te permet d’accéder à un poste mieux rémunéré. Ouais, faut sortir l’argent mais après t’accèdes à ton poste, c’est rentabilisé. Non, c’est la meilleure façon de voir les choses d’investir sur soi.

Emily : Alors je me pose la question aussi : est-ce que ça peut être dangereux, est-ce qu’il y a des contre-indications ? 

Caroline : Alors, des contre-indications à proprement parler, non.

J’ai envie de te parler plutôt de restrictions. La seule vraie contre-indication, c’est pour les personnes qui ont des psychopathologies. Là des psychopathologies effectivement on ne peut pas intervenir. Toutes les personnes qui ont des dédoublements de la personnalité, des sensations de morcellement, là en fait on risque d’exacerber leurs symptômes.

Après les restrictions, ça va être déjà les limites du sophrologue, c’est à dire que nous en tant que personne, on a notre histoire, notre vécu, et chaque fois on entre en raisonnance avec la personne qu’on a en face de soi et là je me dis « non, là je peux intervenir sur tel thème, ou… »  Alors là je dis stop ou je passe la main.

On s’est déjà vu plein de fois et on n’arrive pas à débloquer la situation, là je conseille d’aller voir un autre thérapeute, un autre sophrologue.

Ou bien tu peux avoir aussi l’absence de motivation de la personne qui vient te voir. J’ai déjà vu des personnes qui viennent me voir en espérant que je sois une magicienne et d’un coup de baguette magique je change tout.

Or c’est pas comme ça que ça se passe.

Moi j’ai un rôle à la limite presque passif.

C’est la personne qui vient me voir et qui fait tout le travail. Et si elle n’adhère pas, si elle ne refait pas les exercices un minimum chez elle, ben là il se passera pas grand chose.

On peut aussi parler de la surdité. Là par contre c’est un frein. On peut s’adapter. Tu peux essayer effectivement de proposer les exercices en langue des signes. Mais après il y a une partie où on demande de fermer les yeux et de visualiser ce qui se passe à l’intérieur. Donc des fois j’ai les yeux fermés et je vois plus les signes. Là, c’est un peu la problématique. On va travailler plus du coup sur de la sensorialité. Là c’est quelque chose de vraiment très spécifique pour le coup.

Mais sinon non, il n’y a pas de contre-indications.

Après il y a des accompagnements qu’on fait en équipe.

Par exemple, quand on parle de douleurs chroniques, de fibromyalgie, de dépression, là il y a un accompagnement sophro, mais avec l’équipe. On va être en contact avec le médecin, avec le psy, pour voir comment les choses évoluent.

Ah oui, autre chose à signaler : on ne fait pas le sevrage d’une addiction en sophrologie.

C’est pas grâce à la sophrologie qu’on va arrêter de fumer.

Par contre, une fois que le sevrage est fait, on maintient les motivations. Ca va servir après. Mais c’est pas la sophro qui fait le sevrage en soi.

Et le point aussi, il faut que je te le case absolument quelque part, on ne se substitue en aucun cas à un traitement médical. Le sophrologue ne te dira jamais « tu arrêtes ton traitement ».

Non, jamais.

On accompagne le traitement et c’est le médecin qui jugera en fonction de l’évolution, s’il peut diminuer ou arrêter le traitement. Mais la sophrologie ne se substitue pas à un traitement médical.

Emily : Mais c’est en plus d’un traitement médicamenteux. C’est en complément.

Caroline : Voilà, on va venir activer le côté bénéfique du médicament. Un peu comme cet effet placebo qui avait été mis en avant par la méthode Coué, ça va renforcer la perception de guérison, croire en l’efficacité du traitement pour que justement il porte ses fruits plus rapidement.

Emily : D’accord. Ecoute, je te remercie d’avoir répondu à toutes ces questions. C’était très intéressant, j’ai appris plein de choses. Et j’espère que ça va permettre aux lecteurs du blog d’apprendre des choses eux aussi, et peut-être de lever des freins, de lever des peurs. Tout à l’heure tu évoquais un exercice de découverte, est-ce qu’on peut voir ça du coup, pour un petit exercice, voir comment ça fonctionne ? 

Caroline : Si tu veux. C’est bien parce que c’est toi 🙂 On va faire un petit exercice que je propose souvent quand on découvre.

Pour prendre conscience de ce côté apaisant de la respiration.

Je vous invite à le faire vraiment pour vous, à lâcher-prise, à ne rien d’attendre de particulier, et à le vivre pour vous.

Si possible, vous allez maintenant vous installer confortablement, et fermer les yeux pour vous concentrer un peu sur ce qui se passe à l’intérieur de vous.

Je vous invite à prendre une profonde inspiration, et à souffler doucement par la bouche.

Reprenez une respiration naturelle.

Et simplement pour l’instant, avec bienveillance et non jugement, vous placez votre attention à l’endroit du corps où vous percevez votre respiration.

Peut-être que vous la sentez au niveau des narines, percevez l’air frais qui rentre, l’air un peu plus tiède qui ressort.

Peut-être que vous percevez votre respiration au niveau de la cage thoracique.

Sentez vos côtes qui se soulèvent un petit peu, et qui s’abaissent à l’expiration.

Peut-être enfin que vous percevez votre respiration au niveau du ventre, vous sentez ce doux mouvement de l’abdomen qui se gonfle et se dégonfle.

Quel que soit l’endroit où vous percevez votre respiration, essayez du mieux possible de rester en contact avec votre respiration.

A chaque fois, votre esprit va se mettre à penser, à imaginer des choses, à divaguer. Il ne manquera pas de le faire, ça c’est indéniable.

Ramenez simplement avec bienveillance votre respiration sur cette partie du corps où vous percevez votre respiration.

Et simplement, vous observez, vous ressentez le parcours de l’air, qui rentre, et vient remplir vos poumons, et ressort pour libérer les toxines, les tensions.

Ce simple exercice, c’est un vrai cadeau que vous vous faites.

Vous pourrez même vous féliciter pour ce cadeau.

Quand vous le souhaiterez, pour terminer cet exercice, vous pourrez prendre une profonde inspiration, tout doucement par la bouche.

Et avant de rouvrir les yeux, vous pouvez si vous le souhaitez remettre le corps en mouvement, en pianotant avec les doigts, en vous étirant, peut-être bailler, et revenir tranquillement à vos occupations.

Emily : Wouah ! Ca fait du bien !

Caroline : Et c’est pas grand chose, tu vois, c’est court, mais ça peut faire la différence sur un quotidien.

Emily : Oui, c’est ça. Ca a pris quoi, là ? 2 – 3 ou 5 mn, maximum.

Caroline : Oui, grand max.

Emily : Donc c’est quoi 5 mn dans une journée ? Si on peut se faire du bien, déstresser, se détendre.

Caroline : Tu vois, il n’y a pas besoin d’un entraînement particulier, d’être un athlète de haut niveau.

Tout le monde peut respirer.

Et ça peut même encore être plus court.

Tu vois, pour éviter de rentrer en réaction avec quelqu’un, ou quand tu sens qu’à l’intérieur, ça commence à bouillonner, simplement prendre une aspiration profonde et souffler longuement, tu fais ça à peine 10 secondes, et ça peut faire une sacrée différence.

Se reconnecter avec cette respiration, ça fait un bien fou.

Emily : Ecoute Caroline, je te remercie encore pour cette interview. Et je voudrais préciser qu’on s’est rencontrées, parce que toi aussi tu as un blog. Donc, est-ce que tu peux nous donner l’adresse de ton blog ?

Caroline : Oui, on a commencé cette superbe aventure du blogging. Moi je tiens le blog qui s’appelle « le colibri imparfait », où j’y parle de parentalité, aussi imparfaite soit-elle, et d’estime de soi.

Voilà. On lâche la pression on essaie d’avancer en étant le meilleur parent imparfait. Les gens parfaits n’existent pas et s’ils existaient, ça serait chiant…

Emily : C’est vrai  😀 Bon je te remercie encore Caroline, et puis à bientôt.

Caroline : Merci à toi, prends soin de toi, à bientôt.

🌺🌺🌺

Emily : Voilà, j’espère que cette interview vous a plu, que vous avez appris des choses, et que ça va vous motiver à continuer de vouloir prendre votre bonheur en main, de prendre votre vie en main. Voilà, je vous dis à bientôt sur le blog Être enfin zen. Au revoir 🙂