Catégorie : Apprendre à se connaître

Pourquoi ne fait-on pas ce qu’on sait être bon pour soi ?

Pourquoi ne fait-on pas ce qu’on sait être bon pour soi ?

J’adore cette question qu’on m’a posée : pourquoi ne fait-on pas ce qu’on sait être bon pour soi ? C’est très curieux, ça : je sais bien que je devrais quitter ce conjoint toxique, mais je ne le fais pas. Pourquoi est-ce que je ne rencontre que des personnes qui finissent par me faire du mal ? Pourquoi est-ce que je ne m’intéresse pas à des personnes qui cette fois-ci, m’aimeront vraiment pour la personne que je suis ? Qu’est-ce qui m’empêche de faire les bons choix ? Je voudrais te partager aujourd’hui ce que j’ai découvert à ce sujet et les clefs qui m’ont permis de déverrouiller ce qui m’empêchait de faire ce que je savais être bon pour moi.

Pourquoi ne fait-on pas ce qu’on sait être bon pour soi ?

C’est une magnifique question et je remercie la personne qui me l’a posée 🙂 C’est vrai qu’il nous arrive de faire des choses qui s’avèrent être mauvaises, néfastes ou nuisibles pour nous. Après coup on peut se dire « Mais pourquoi est-ce que je suis restée si longtemps à vivre avec lui/elle ? J’aurais dû partir avant, j’étais si malheureux.se avec elle/lui… ».

Pourquoi ne fait-on pas ce qu'on sait être bon pour soi Je me rends compte au fur et mesure que j’avance dans mon propre cheminement, qu’au fond nous sommes toujours confronté.es aux mêmes émotions quand nous avons un choix à faire : c’est soit le choix de la peur, soit le choix de l’amour.

Je t’invite à vérifier dans ton expérience si ce que je dis est vrai pour toi : souviens-toi n’importe quelle situation relationnelle, de la plus banale à la plus compliquée, dans laquelle tu as senti un malaise, et tu vérifies si à chaque fois que tu as un choix à faire, si au fond ce choix balance entre la peur et l’amour. Un exemple tout simple : ton voisin qui te dérange parce qu’il fait trop de bruit le samedi soir. Tu n’oses pas aller lui en parler, et tu sais bien pourquoi : c’est parce que tu as peur de le déranger, de passer pour un.e rabat-joie, de te faire jeter, d’être jugé.e, de déclencher un conflit, etc…

Du coup, tu rumines dans ton coin au sujet de ton voisin. Tu sais qu’aller le voir serait bon pour toi, mais tu ne le fais pas parce que tu as peur.

Un autre sentiment qui fait qu’on ne fait pas ce qu’on sait être bon pour soi, c’est la culpabilité. Je te renvoie à cet article si tu veux en savoir plus sur Comment se débarrasser de la culpabilité. La culpabilité, c’est un truc qui tue et qui ne sert à rien du tout. On se croit coupable, on se tape sur la tête avec le marteau du juge, alors que personne n’est coupable de rien du tout. J’ai toujours été convaincue que chacun d’entre nous ne fait que répondre à chaque instant à un besoin qui a besoin d’être satisfait, mais qu’on s’y prend mal. Le problème, c’est que lorsqu’on fait des erreurs, au lieu d’être amical avec soi, on se juge et on s’auto-flagelle.

2 grands auteurs confirment ce que je dis :

« Il n’y a pas de méchants, mais que des souffrants » Lise Bourbeau

« La violence est l’expression tragique de besoins non satisfaits » Marshall Rosenberg

Je pense que ce sont la peur et la culpabilité qui font qu’on ne fait pas ce qu’on sait pourtant être bon pour soi. Ce sont donc là les deux racines du problème qui nous occupe aujourd’hui.

A lire aussi : Comment reconnaître l’ego et ne plus se faire manipuler par lui

Comment faire pour faire ce qu’on sait être bon pour soi ?

Maintenant qu’on connait la cause de notre problème, on va enlever les mauvaises herbes en prenant bien soin de retirer jusqu’à la racine pour avoir un terrain assaini qui accueillera ensuite de belles fleurs. 

Pourquoi ne fait-on pas ce qu'on sait être bon pour soi Je te disais au début de l’article, que lorsqu’on a une décision à prendre, on a le choix entre la peur et l’amour. La clef est donc ici : si on veut faire ce qui est bon pour soi, on choisit alors l’amour.

Le choix de l’amour c’est le choix du courage, de l’engagement, de l’action, de la patience. On n’a pas forcément l’habitude parce que quand on a peur, on a tendance à ne pas écouter ce qui se passe en soi et à se précipiter. Et puis dans notre société qui a peur de tout, qui veut se dépêcher d’aller vite, quand on fait le choix de l’amour, c’est aller à contre-courant du reste du monde.

Mais toi tu es ici parce que tu veux que ta vie change, tu veux avoir confiance en toi, t’épanouir dans tes relations. Alors tu vas développer petit à petit ces compétences que sont le courage, l’engagement, l’action et la patience. Parce que ces qualités croissent de facto avec les choix faits dans l’amour, ce qui fera se développer ta confiance en soi.

La clef c’est donc de commencer par se demander « Que ferait l’amour dans cette situation ? » Et de patienter que la réponse vienne, tout simplement. Elle ne viendra peut-être pas instantanément, cela demande un peu d’entraînement. Est-ce que tu as l’habitude d’écouter ton intuition et tes sensations ? Si ce n’est pas le cas, elles ont besoin d’un peu de temps pour se réveiller si jamais tu n’as pas pris l’habitude de les écouter. Sois patient.e, ça va venir 🙂

Ce qu’il faut retenir

Pourquoi ne fait-on pas ce qu’on sait être bon pour soi ? Parce que soit on a peur, soit on se sent coupable. Si on veut enfin s’épanouir dans ses relations, alors petit à petit on va écouter ce qui se passe en soi, et se demander ce que ferait l’amour dans la situation qui nous préoccupe. Faire les choix dans l’amour vont faire croître chez soi le courage, l’engagement, l’action et la patience qui aideront à faire se développer la confiance en soi.

Et toi, où en es-tu ? Est-ce que tu fais ce que tu sais être bon pour toi ? N’hésite pas à nous partager ton expérience dans les commentaires, cela enrichira la réflexion et qui sait ? Peut-être que ton expérience aidera d’autres personnes !

Si cet article t’a été utile et que tu souhaites prendre la voie de la confiance en soi afin de t’épanouir dans tes relations, je peux t’accompagner personnellement. Je t’invite à découvrir mon accompagnement en cliquant ici.

Emily

Pourquoi les hypersensibles souffrent-ils autant dans leurs relations ?

Pourquoi les hypersensibles souffrent-ils autant dans leurs relations ?

Avant de bien vivre avec mon hypersensibilité, je souffrais terriblement dans mes relations et je ne comprenais pas pourquoi. On se croit faible, nul(le), bon(ne) à rien, condamné(e) à souffrir, on se demande même si on n’est pas atteint d’une maladie… Nous sommes plongés dans un brouillard épais et on ne sait pas ce qui cloche vraiment. Mais au fond, pourquoi les hypersensibles souffrent-ils autant dans leurs relations ? Qu’est-ce qui les entrave dans leurs rapports avec les autres ? C’est ce que nous allons voir aujourd’hui : nous allons essayer de comprendre la racine de nos difficultés.

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C’est quoi l’hypersensibilité ? Ce que vous devez savoir

C’est quoi l’hypersensibilité ? Ce que vous devez savoir

L’hypersensibilité peut être perçue comme un handicap, une faiblesse ou une maladie. Les critiques « tu es trop sensible, trop à fleur de peau, trop susceptible… » donnent le sentiment à la personne hypersensible de ne pas être comprise, d’être différente des autres ou pas normale. Or, quand elle est acceptée, l’hypersensibilité devient un don fabuleux offert par la vie. Mais c’est quoi l’hypersensibilité ? Comment peux-tu transformer ce qui pour toi est encore un handicap en quelque chose qui va t’aider à te diriger dans la vie avec bienveillance ? Regardons tout ceci ensemble plus en détail.

C’est quoi l’hypersensibilité ?

Être sensible

Allons d’abord voir ce que signifie « être sensible ». Le Larousse nous dit : « être sensible, c’est être apte à éprouver des perceptions, des sensations. C’est ce qui peut être perçu par les sens ». Être sensible, c’est donc la capacité à voir, entendre, goûter, sentir, ressentir par le toucher.

C’est aussi l’aptitude à s’émouvoir, à éprouver des sentiments d’humanité, de compassion, de tendresse pour autrui. La sensibilité, c’est ce qui fait que nous ne sommes pas des machines, mais bien des humains.

L’hypersensibilité

Tous les êtres humains sont donc doués de sensibilité. Qu’est-ce qui va différencier quelqu’un qui est hypersensible ? Etymologiquement, le préfixe « hyper » vient du grec « huper » qui signifie « sur » et indique une « intensité ou une propriété supérieures à la normale ».

L’hypersensibilité, c’est une sensibilité plus haute que la moyenne.

Où se situe la moyenne ? Il n’existe pas de machine qui mesurerait la sensibilité de chacun 🙂

En tout cas, on estime qu’environ 15 à 20 % de la population serait hypersensible. Il n’existe pas de portrait-robot de la personne hypersensible : elle peut être introvertie ou extravertie, timide ou exubérante, et ce n’est pas parce qu’une personne est timide qu’elle est hypersensible…

Pour que vous puissiez y voir plus clair, je vous propose ce test, qui a été notamment élaboré avec le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, le père du concept de résilience :

Test : êtes-vous hypersensible ?

D’où vient l’hypersensibilité

D’où nous vient ce trait qui nous caractérise ? 

Une chercheuse américaine, Elaine Aron, a été la première dans le milieu des années 1990 à s’intéresser aux hypersensibles. Elle pense que les origines de l’hypersensibilité sont nées d’un maillage entre un trait génétique et l’histoire de la personne : elle nous dit qu’après une enfance difficile, l’hypersensible « s’est construit un ensemble de protections psychologiques lui permettant de se blinder ou d’éviter un monde perçu comme excessivement violent. Ces mécanismes d’adaptation, à leur tour, peuvent générer une mauvaise adaptation sociale, des difficultés relationnelles, de la souffrance et de la frustration ».

Vous pouvez à ce sujet télécharger mon EBook « J’arrête de souffrir à cause des autres » à l’aide de l’un des formulaires du blog.

Finalement, définir l’hypersensibilité n’est pas chose aisée… Je souhaite te partager ma définition de l’hypersensibilité, comment est-ce que je la vis.

Hypersensibilité : ma définition

Avant

Pour ma part, pendant des années j’ai terriblement souffert de mon hypersensibilité. Combien de fois ai-je entendu que j’étais trop sensible, trop à fleur de peau, trop stressée, trop angoissée, que je pleurais facilement et me mettais en colère pour un rien… Je ne me sentais pas normale. J’avais honte de moi-même et je me sentais coupable de ne pas réussir à prendre sur moi… En plus, quand nous sommes hypersensibles, nous sommes très sensibles au regard de l’autre. Quand on me rabaissait, je croyais que les gens avaient raison. J’avais une estime de moi-même à ras des pâquerettes.

Mes souffrances ne me laissaient guère de repos, j’étais envahie par la douleur. D’autant plus que je comprenais et ressentais aussi ce que pouvaient vivre les autres qui souffraient (nous sommes naturellement doués d’empathie lorsque nous sommes hypersensibles).  Je ne supportais pas l’injustice, la misère, le mal qu’on fait aux animaux, aux arbres, aux enfants, aux personnes âgées, aux plus démunis.

Alors j’ai toujours été attirée vers les personnes qui se sentent démunies. Et malheureusement, j’ai rencontré beaucoup de types qui profitaient de moi, parce qu’ils s’engouffraient dans mes failles. Et je les laissais faire, parce que de mon côté, j’étais très clairvoyante et je voyais tout de suite ce qui n’allait pas chez eux. c'est quoi l'hypersensibilitéJ’ai un cœur gros comme ça, alors j’enfilais ma blouse d’infirmière et je partais tête baissée à l’assaut de leur condition malheureuse, persuadée que j’allais les sauver et les rendre heureux. Aucune limite. Je ne savais poser aucune limite. Je me faisais grignoter un peu à la fois par ces personnes.

Il faut dire aussi que je ne supportais pas les ruptures, les cassures, car cela provoquait beaucoup d’émotions en moi qui étaient difficiles à vivre. Aussi, le sentiment de rejet m’était insupportable. Parce que c’est quelque chose que je connais bien, le sentiment de se faire rejeter par les autres. Alors je préférais encore me faire bouffer par les autres, encaisser des critiques, des humiliations, des moqueries, niant complètement mes besoins, plutôt que de mettre fin à ces relations qui me détruisaient.

J’ai besoin de calme, de stabilité, de changements qui se fassent en douceur.

Alors, il ne faut pas s’étonner avec tout ça que je sois particulièrement sensible au stress, aux angoisses, à l’anxiété, au stress post-traumatique

Désormais

Aujourd’hui, après avoir énormément travaillé sur moi pendant des années, la perception de mon hypersensibilité est complètement différente. Je protège ma maison intérieure parce que je connais mes besoins et mes limites. Je reste à distance des personnes que je perçois comme toxiques pour moi, je ne cherche plus à sauver personne. J’aime les relations profondes, sincères et authentiques, dans lesquelles je m’investis pleinement, avec tout mon coeur. Les grands rassemblements, les grands groupes, ce n’est pas pour moi. Je m’y perds et je m’y sens mal, alors j’évite au maximum. Je préfère les petits comités chaleureux et bienveillants. 

J’utilise mon empathie comme une boussole pour repérer les personnes qui me veulent du bien de celles qui seront moins bien intentionnées.  Je protège cette empathie en me laissant plus embarquer dans les émotions des autres. Je reste à ma place, je protège ma maison intérieure. 

J’adore la solitude et le calme… C’est une chance extraordinaire !! Combien courent après la foule et le bruit pour fuir le son ou le silence de leur vie intérieure qui les effraie tant ? 

J’ai appris à écouter mes intuitions qui m’aident à me diriger avec bienveillance dans la vie. 

Je remarque que je suis souvent la seule dans une pièce à saisir les subtilités dans les conversations. Cela aide beaucoup à comprendre ce qui se joue dans les relations afin de soit ouvrir son coeur à cet instant, ou alors à se prémunir. C’est comme si j’avais des antennes plus sensibles que celles des autres qui capteraient le moindre mouvement, le moindre son, la moindre odeur, le moindre effleurement sur la peau, qui envoient tout ça au cerveau qui analyse super vite ce qui se passe.

c'est quoi l'hypersensibilitéÊtre hypersensible pour moi, c’est prendre soin de soi et s’emmitoufler dans un monde de coton. J’aime la douceur, la tendresse, tout ce qui est mignon. Je me sens proche de la nature et des animaux.

Être hypersensible, c’est un cadeau, un don. 

Mais nous sommes tou.te.s comme Harry Potter : tant qu’on ne sait pas utiliser son hypersensibilité comme lui de ses talents de magicien, on souffre parce que notre don se retourne contre soi. Pour bien vivre avec, il est nécessaire d’apprendre à se connaître.

Ce qu’il faut retenir

Loin d’être une faiblesse, un handicap ou une maladie, l’hypersensibilité est une force lorsqu’elle est acceptée : la vie est vécue avec profondeur et authenticité. 

Le tout est d’apprendre à mieux se connaître : quels sont nos besoins, nos limites, nos envies, afin de diriger notre vie vers ce qui nous correspond et laisser de côté ce qui nous fait du mal.

Si cet article t’a été utile et que tu souhaites prendre la voie de la confiance en soi afin de t’épanouir dans tes relations, je peux t’accompagner personnellement. Je t’invite à découvrir mon accompagnement en cliquant ici.

Emily

Merci à Unsplash pour les photos 🙂