Catégorie : Aimer et accepter

C’est quoi l’estime de soi ? Ce qui vous empêche d’en avoir

C’est quoi l’estime de soi ? Ce qui vous empêche d’en avoir

Manquer d’estime de soi empêche de vivre heureux.se et épanoui.e. Si tu souffres dans tes relations, tu es plongé.e dans un brouillard qui fait que tu ne perçois même pas qu’il soit possible d’avoir un jour de l’estime de soi. Ce que tu ignores dans ces moments-là, c’est que personne n’est condamné à vivre sans estime de soi, car l’estime de soi c’est quelque chose qui se construit. Mais c’est quoi l’estime de soi ? Qu’est-ce qui fait obstacle à l’estime de soi ? Comment faire pour retrouver l’estime de soi ?

C’est quoi l’estime de soi ?

L’estime de soi est un sujet qui me passionne depuis que j’ai eu le déclic qui a changé ma vie. Le psychiatre de renommée Christophe André, nous livre une définition très parlante de l’estime de soi que j’avais trouvée dans un de ses livres : « l’estime de soi, c’est comment on se voit et si ce que l’on voit, on l’aime ou pas ».

Il manque simplement à l’équation la confiance en soi. Car l’estime de soi est composée de :

  • l’amour de soi : c’est ce que l’on ressent pour soi. C’est le pilier fondamental de l’estime de soi. L’amour de soi protège du désespoir en cas de doutes et permet de dépasser les échecs et les difficultés.
  • l’image de soi : c’est la façon dont on se voit. C’est le regard que chaque être humain porte sur ses qualités et ses défauts, ses ressources et ses limites. L’image de soi se construit pendant l’enfance : elle vient des projets que nos parents ont imaginés pour nous, mais aussi s’ils prenaient en compte nos désirs et nos capacités à les réaliser. L’image de soi est plus ou moins positive en fonction de l’équilibre de ces critères.
  • la confiance en soi : nous nous sentons armés pour relever les défis de la vie. C’est la conséquence par les actes de l’amour de soi et de l’image de soi.

Etymologiquement, le verbe « estimer » vient du latin « oestimare » qui signifie « évaluer ». Autrement dit, estimer c’est « déterminer la valeur ». L’estime de soi c’est la valeur que chacun.e attribue à sa propre personne.

c’est quoi l’estime de soi ? Je pense que l’estime de soi, c’est de l’or en barre. On ne peut rien posséder de plus précieux. Avec une bonne estime de soi, on atteint ce à quoi on aspire et on peut obtenir tout ce que l’on souhaite, car on s’aime et quand on s’aime il n’est plus question de laisser entrer le mal à l’intérieur de soi. On cherche à ne plus  faire entrer que le bien-être, on fait tout pour se sentir bien, surtout les jours de tempête.

Aussi, le dictionnaire des Sciences humaines nous dit que “l’estime de soi ne doit pas être une auto-admiration (dans ses excès), ni une auto-dévalorisation (dans ses carences), mais simplement une amitié exigeante pour soi-même”.

L’estime de soi c’est aussi quelque chose de compartimenté. Tu peux avoir une haute estime de toi-même dans ton couple par exemple, et une estime très basse dans tes relations professionnelles par exemple.

Qu’est-ce qui fait obstacle à l’estime de soi ?

Quand on manque d’estime de soi, on manque d’amour de soi. Manquer d’Amour pour soi fait qu’on se dévalorise, on pense qu’on est nul.le, bon.ne à rien, incapable, faible, etc… Il est dans ces conditions difficile de poser les actes adéquats pour mener sa vie. On a peur de se tromper, peur d’être mal vu, peur de ne pas y arriver, d’être ridicule, rejeté.e, trahi.e, etc…

Il est dans ce cas capital de travailler sur ses blessures. Tant qu’on se sent meurtri, on ne peut pas retrouver l’estime de soi. Je te recommande la lecture d’un ouvrage : « les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même » de Lise Bourbeau.

Le manque d’estime de soi fait aussi qu’on a du mal à assumer ses erreurs. Sans s’en rendre compte, on se protège en faisant supporter les conséquences de nos actes aux circonstances de la vie ou aux autres.

A lire : Pourquoi il est nécessaire de sortir du rôle de victime, et comment faire

c’est quoi l’estime de soiLa personne qui manque d’estime d’elle-même aura souvent un comportement défensif. Il lui est difficile d’entendre les critiques et les remises en question.

Le manque d’estime de soi entraîne aussi des difficultés pour communiquer de façon honnête car on cherche à toujours avoir raison. A ce sujet, je te propose de lire mon article les deux erreurs qu’on commet tous dans nos relations.

On a aussi du mal à parler de soi parce qu’on a peur du jugement des autres.

Le manque d’estime de soi peut rendre malade, faire stresser, angoisser. C’est du bon sens : comment peut-on être en bonne santé si à l’intérieur de soi on est blessé ? C’est impossible.

Comment retrouver l’estime de soi ?

J’aimerais que tu aies en tête que l’estime de soi, c’est un sentiment qui se construit. Ce n’est pas quelque chose qui est réservé à certaines personnes qui auraient été bien servies à la naissance et tant pis pour les autres.

La clef pour faire grandir le sentiment d’estime de soi, c’est de travailler sur l’Amour de soi, sur l’accueil de tout ce qui est vivant en soi, de prendre conscience de sa propre valeur.

Ce qu’il faut retenir

Souffrir de ses blessures intérieures ne permet pas le développement de l’estime de soi. On manque d’Amour de soi et ce manque fait qu’on vit dans la peur du regard et du jugement des autres, on se dévalorise, on communique de façon inappropriée, on n’agit pas de manière adéquate.

Mais l’estime de soi se construit.

Si tu veux t’épanouir dans tes relations, la porte d’entrée, c’est l’estime de soi.

 

Quand on s’aime, ça pousse à ne plus faire entrer que du bien-être à l’intérieur de soi et dans sa vie.

Si cet article t’a plu et que tu souhaites prendre la voie de la confiance pour t’épanouir dans tes relations, je peux t’accompagner personnellement. Je t’invite à découvrir mon accompagnement en cliquant ici.

Emily

Crédit photos : Unplash.

C’est quoi l’hypersensibilité ? Ce que vous devez savoir

C’est quoi l’hypersensibilité ? Ce que vous devez savoir

L’hypersensibilité peut être perçue comme un handicap, une faiblesse ou une maladie. Les critiques « tu es trop sensible, trop à fleur de peau, trop susceptible… » donnent le sentiment à la personne hypersensible de ne pas être comprise, d’être différente des autres ou pas normale. Or, quand elle est acceptée, l’hypersensibilité devient un don fabuleux offert par la vie. Mais c’est quoi l’hypersensibilité ? Comment peux-tu transformer ce qui pour toi est encore un handicap en quelque chose qui va t’aider à te diriger dans la vie avec bienveillance ? Regardons tout ceci ensemble plus en détail.

C’est quoi l’hypersensibilité ?

Être sensible

Allons d’abord voir ce que signifie « être sensible ». Le Larousse nous dit : « être sensible, c’est être apte à éprouver des perceptions, des sensations. C’est ce qui peut être perçu par les sens ». Être sensible, c’est donc la capacité à voir, entendre, goûter, sentir, ressentir par le toucher.

C’est aussi l’aptitude à s’émouvoir, à éprouver des sentiments d’humanité, de compassion, de tendresse pour autrui. La sensibilité, c’est ce qui fait que nous ne sommes pas des machines, mais bien des humains.

L’hypersensibilité

Tous les êtres humains sont donc doués de sensibilité. Qu’est-ce qui va différencier quelqu’un qui est hypersensible ? Etymologiquement, le préfixe « hyper » vient du grec « huper » qui signifie « sur » et indique une « intensité ou une propriété supérieures à la normale ».

L’hypersensibilité, c’est une sensibilité plus haute que la moyenne.

Où se situe la moyenne ? Il n’existe pas de machine qui mesurerait la sensibilité de chacun 🙂

En tout cas, on estime qu’environ 15 à 20 % de la population serait hypersensible. Il n’existe pas de portrait-robot de la personne hypersensible : elle peut être introvertie ou extravertie, timide ou exubérante, et ce n’est pas parce qu’une personne est timide qu’elle est hypersensible…

Pour que vous puissiez y voir plus clair, je vous propose ce test, qui a été notamment élaboré avec le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, le père du concept de résilience :

Test : êtes-vous hypersensible ?

D’où vient l’hypersensibilité

D’où nous vient ce trait qui nous caractérise ? 

Une chercheuse américaine, Elaine Aron, a été la première dans le milieu des années 1990 à s’intéresser aux hypersensibles. Elle pense que les origines de l’hypersensibilité sont nées d’un maillage entre un trait génétique et l’histoire de la personne : elle nous dit qu’après une enfance difficile, l’hypersensible « s’est construit un ensemble de protections psychologiques lui permettant de se blinder ou d’éviter un monde perçu comme excessivement violent. Ces mécanismes d’adaptation, à leur tour, peuvent générer une mauvaise adaptation sociale, des difficultés relationnelles, de la souffrance et de la frustration ».

Vous pouvez à ce sujet télécharger mon EBook « J’arrête de souffrir à cause des autres » à l’aide de l’un des formulaires du blog.

Finalement, définir l’hypersensibilité n’est pas chose aisée… Je souhaite te partager ma définition de l’hypersensibilité, comment est-ce que je la vis.

Hypersensibilité : ma définition

Avant

Pour ma part, pendant des années j’ai terriblement souffert de mon hypersensibilité. Combien de fois ai-je entendu que j’étais trop sensible, trop à fleur de peau, trop stressée, trop angoissée, que je pleurais facilement et me mettais en colère pour un rien… Je ne me sentais pas normale. J’avais honte de moi-même et je me sentais coupable de ne pas réussir à prendre sur moi… En plus, quand nous sommes hypersensibles, nous sommes très sensibles au regard de l’autre. Quand on me rabaissait, je croyais que les gens avaient raison. J’avais une estime de moi-même à ras des pâquerettes.

Mes souffrances ne me laissaient guère de repos, j’étais envahie par la douleur. D’autant plus que je comprenais et ressentais aussi ce que pouvaient vivre les autres qui souffraient (nous sommes naturellement doués d’empathie lorsque nous sommes hypersensibles).  Je ne supportais pas l’injustice, la misère, le mal qu’on fait aux animaux, aux arbres, aux enfants, aux personnes âgées, aux plus démunis.

Alors j’ai toujours été attirée vers les personnes qui se sentent démunies. Et malheureusement, j’ai rencontré beaucoup de types qui profitaient de moi, parce qu’ils s’engouffraient dans mes failles. Et je les laissais faire, parce que de mon côté, j’étais très clairvoyante et je voyais tout de suite ce qui n’allait pas chez eux. c'est quoi l'hypersensibilitéJ’ai un cœur gros comme ça, alors j’enfilais ma blouse d’infirmière et je partais tête baissée à l’assaut de leur condition malheureuse, persuadée que j’allais les sauver et les rendre heureux. Aucune limite. Je ne savais poser aucune limite. Je me faisais grignoter un peu à la fois par ces personnes.

Il faut dire aussi que je ne supportais pas les ruptures, les cassures, car cela provoquait beaucoup d’émotions en moi qui étaient difficiles à vivre. Aussi, le sentiment de rejet m’était insupportable. Parce que c’est quelque chose que je connais bien, le sentiment de se faire rejeter par les autres. Alors je préférais encore me faire bouffer par les autres, encaisser des critiques, des humiliations, des moqueries, niant complètement mes besoins, plutôt que de mettre fin à ces relations qui me détruisaient.

J’ai besoin de calme, de stabilité, de changements qui se fassent en douceur.

Alors, il ne faut pas s’étonner avec tout ça que je sois particulièrement sensible au stress, aux angoisses, à l’anxiété, au stress post-traumatique

Désormais

Aujourd’hui, après avoir énormément travaillé sur moi pendant des années, la perception de mon hypersensibilité est complètement différente. Je protège ma maison intérieure parce que je connais mes besoins et mes limites. Je reste à distance des personnes que je perçois comme toxiques pour moi, je ne cherche plus à sauver personne. J’aime les relations profondes, sincères et authentiques, dans lesquelles je m’investis pleinement, avec tout mon coeur. Les grands rassemblements, les grands groupes, ce n’est pas pour moi. Je m’y perds et je m’y sens mal, alors j’évite au maximum. Je préfère les petits comités chaleureux et bienveillants. 

J’utilise mon empathie comme une boussole pour repérer les personnes qui me veulent du bien de celles qui seront moins bien intentionnées.  Je protège cette empathie en me laissant plus embarquer dans les émotions des autres. Je reste à ma place, je protège ma maison intérieure. 

J’adore la solitude et le calme… C’est une chance extraordinaire !! Combien courent après la foule et le bruit pour fuir le son ou le silence de leur vie intérieure qui les effraie tant ? 

J’ai appris à écouter mes intuitions qui m’aident à me diriger avec bienveillance dans la vie. 

Je remarque que je suis souvent la seule dans une pièce à saisir les subtilités dans les conversations. Cela aide beaucoup à comprendre ce qui se joue dans les relations afin de soit ouvrir son coeur à cet instant, ou alors à se prémunir. C’est comme si j’avais des antennes plus sensibles que celles des autres qui capteraient le moindre mouvement, le moindre son, la moindre odeur, le moindre effleurement sur la peau, qui envoient tout ça au cerveau qui analyse super vite ce qui se passe.

c'est quoi l'hypersensibilitéÊtre hypersensible pour moi, c’est prendre soin de soi et s’emmitoufler dans un monde de coton. J’aime la douceur, la tendresse, tout ce qui est mignon. Je me sens proche de la nature et des animaux.

Être hypersensible, c’est un cadeau, un don. 

Mais nous sommes tou.te.s comme Harry Potter : tant qu’on ne sait pas utiliser son hypersensibilité comme lui de ses talents de magicien, on souffre parce que notre don se retourne contre soi. Pour bien vivre avec, il est nécessaire d’apprendre à se connaître.

Ce qu’il faut retenir

Loin d’être une faiblesse, un handicap ou une maladie, l’hypersensibilité est une force lorsqu’elle est acceptée : la vie est vécue avec profondeur et authenticité. 

Le tout est d’apprendre à mieux se connaître : quels sont nos besoins, nos limites, nos envies, afin de diriger notre vie vers ce qui nous correspond et laisser de côté ce qui nous fait du mal.

Emily

Merci à Unsplash pour les photos 🙂

Ma 1ère vidéo : avant / après

Ma 1ère vidéo : avant / après

Voici ma 1ère vidéo avec des photos de moi avant / après que je m’épanouisse pleinement dans mon métier ! Je suis toute excitée à l’idée de la publier 😀 Je l’ai faite courte, histoire que vous découvriez (ça se dit comme ça ?!) ma voix, mon visage et tout et tout… Je vous montre des photos de moi avant mon épanouissement professionnel…. Vous allez voir, c’est pas joli-joli…. Mais l’essentiel c’est qu’à un moment donné, j’ai pris mon destin en main, et quand on me voit aujourd’hui, je me dis qu’on peut vraiment se métamorphoser !

Bon visionnage !

Vous pouvez vous abonner à ma chaîne You Tube et liker ma page Facebook, cela me fera très très plaisir !! 🙂

Emily 🙂

5 habitudes à prendre pour ne plus se faire bouffer par les autres

5 habitudes à prendre pour ne plus se faire bouffer par les autres

Pendant des années, je me suis faite bouffer par les autres. Je me demandais : mais pourquoi est-ce qu’ils sont si méchants avec moi alors que je suis si gentille avec eux ? Je rendais service. Je ne disais jamais non. Les autres en profitaient, m’écrasaient, me rabaissaient. J’avais besoin des autres, mais je me suis renfermée sur moi-même, très craintive du monde extérieur. Et pourquoi Dieu, ou l’Univers, appelez-le comme vous voulez, laissait-il faire ça ? La vie est injuste alors ? 5 habitudes à prendre pour ne plus se faire bouffer par les autresHeureusement, les choses ont changé pour moi. Je vous partage aujourd’hui quels apprentissages il est indispensable de faire pour protéger sa maison intérieure, les 5 habitudes qu’il est nécessaire d’adopter pour ne plus se faire bouffer par les autres.

1- Les autres sont les autres

Le jour où j’ai compris que les autres pensent, font et disent ce qu’ils veulent, que cela ne me regarde pas, mon état intérieur a commencé à changer. Avant, sans m’en rendre compte, je cherchais à contrôler les autres. Je voulais les modeler comme je voulais qu’ils soient. Je me suis cassée les dents un nombre incalculable de fois ! Et ceci engendrait des souffrances qui pour moi étaient terribles.

5 habitudes à prendre pour ne plus se faire bouffer par les autresLes gens sont comme ils sont. Ils ne changeront pas s’ils ne le décident pas d’eux-mêmes. Si le comportement de l’autre me fait souffrir, si ça me fait du mal, c’est à moi de changer mon attitude, mon positionnement avec moi-même.

Pour vous aider, je vous invite à télécharger votre Ebook gratuit « J’arrête de souffrir à cause des autres ». Vous pouvez le télécharger à l’aide des formulaires que vous trouverez sur le blog, notamment en bas de cet article.

2- Identifier ses croyances

La seconde habitude qu’il est nécessaire de transformer, ce sont nos croyances. Une croyance, c’est tout ce que vous tenez pour vrai. 

Par exemple :

  • je me fais toujours avoir par les autres
  • les hommes sont infidèles
  • les femmes sont manipulatrices
  • les gens sont méchants
  • etc…

Nos croyances mènent nos vies : ce sont elles qui vont faire que nous allons nous limiter ou nous libérer, que nous allons vivre telle ou telle situation. Elles peuvent être positives ou négatives. 5 habitudes à prendre pour ne plus se faire bouffer par les autresAvant ma découverte du développement personnel, j’étais convaincue que je me devais d’être fidèle à mes relations, même toxiques, que je devais faire en sorte que l’autre s’améliore. Sinon j’étais une mauvaise personne. Que si je fuyais, cela signifiait que j’étais lâche. J’étais convaincue que j’étais là pour mettre les gens face à leurs faiblesses, leurs doutes, leurs peurs, etc… Que j’étais là pour les aider à s’analyser, qu’ils le veuillent ou pas… Que si j’y mettais tout mon coeur et toute mon énergie, alors la personne allait changer, et notre relation allait s’améliorer.

Avoir ces croyances me faisait avoir des attitudes inadaptées avec les autres et avec moi-même. Mes croyances me conduisaient à avoir des relations qui, on le comprend bien, me faisaient terriblement souffrir de frustration et de colère. Ces souffrances étaient renforcées par l’opposition entre mon intention bienveillante (puisqu’au fond je cherchais à améliorer mes relations et la vie des gens), et le rejet ou la malveillance que je récoltais de la part des autres. Mes croyances me mettaient dans un état de confusion mentale qui me faisait souffrir.

3- S’éloigner

Marshall B. Rosenberg, le père du processus de la Communication Non Violente (CNV), nous invite à nous poser cette question : Que voulez-vous dans vos relations ? Est-ce que vous voulez avoir raison ou bien être heureux(se) ?

A lire : Les 2 erreurs que nous commettons tous dans nos relations.

Aujourd’hui, quand l’autre a des paroles qui je sens vont engendrer un conflit, quand on cherche la petite bête et des poux dans mes cheveux, je ne réponds plus. Je m’en vais ! Tout simplement 🙂 Je dis « tout simplement » , mais la démarche a été longue et difficile pour moi. Il faut du temps pour modifier sa façon de fonctionner.

Je ne me prends plus la tête avec des :

  • Comment ça se fait qu’il me parle de cette façon ?
  • J’aurais dû lui dire ça et ça, ça lui aurait coupé le sifflet…
  • Oh et puis je la rappelle maintenant, je veux avoir le fin mot de l’histoire : je veux savoir pourquoi elle s’en prend toujours à moi et pas aux autres.

5 habitudes à prendre pour ne plus se faire bouffer par les autresJ’ai compris que pour être heureuse, il vaut mieux pour moi que je m’en aille. Que je m’éloigne de ce qui est toxique pour moi. Ne plus polémiquer, ne plus chercher à comprendre pourquoi ceci et pourquoi cela, pourquoi la personne me parle mal, comment ça se fait qu’elle dit ceci ou cela, etc… Pfffiou… Franchement, ça soulage 😊

4- Se libérer de la culpabilité

Le truc, c’est que quand on commence à fuir les autres, on peut se sentir lâche et coupable. Surtout quand c’est quelqu’un de proche comme notre conjoint(e), nos parents, nos enfants, nos frères et soeurs, ou un ami. Bah oui, parce que derrière sa méchanceté, sa toxicité, se cache de la souffrance. La culpabilité de fuir quelqu’un quand on sait qu’il va mal nous retient. On se dit « mais qui suis-je si je quitte mon mari, si je ne vais plus voir ma mère ou mon père, si je ne veux plus voir mon enfant ? Je ne pourrai jamais être heureux(se), c’est pas possible » Non seulement, c’est possible, mais en plus c’est préférable.

A lire : la culpabilité, c’est quoi ?  et Comment se débarrasser de la culpabilité ?

De quoi a besoin le monde selon vous ? De personnes qui coulent ensemble ? Ou bien de personnes qui respirent le bonheur et répandent la joie de vivre autour d’elles ? Le monde a besoin de tout le monde, je suis d’accord avec vous. Prenons l’image de la personne qui est en train de couler. Vous lui tendez la main : si elle la prend, c’est super ! Mais si elle ne la prend pas, que faites-vous ? Vous sautez avec elle dans l’eau parce que vous trouvez injuste que vous viviez et pas elle ? Même si c’est elle qui n’a pas voulu prendre la main que vous lui avez tendue ?

Avant la remise en question de mes croyances, j’étais pétrie par la culpabilité si je cherchais à quitter ou à m’éloigner de quelqu’un avec qui j’avais une mauvaise relation. Parce que je savais qu’au fond, cette personne, elle souffrait. Et moi je souffrais aussi de savoir qu’elle souffrait. Puis, je me suis rendue compte d’une chose : cette attitude démontre que je ne faisais pas confiance en la personne, que je la croyais incapable de prendre son bonheur en main. Je rabaissais les gens, sans en avoir conscience…

5 habitudes à prendre pour ne plus se faire bouffer par les autresOr, pour moi, il est important de faire confiance. Les autres aussi sont capables de changer, d’affronter leurs peurs et leurs doutes, de vouloir être heureux. Ils sont capables de se dire « j’en ai marre de couler, je vais attraper les perches qu’on me tend ». Lorsque j’ai compris cela, j’ai pris de la distance plus facilement avec les personnes qui me faisaient du mal. Elles font elles aussi leurs propres choix de vie. C’est aussi une marque de respect de les laisser faire leurs propres choix.

5- Vouloir rencontrer des gens merveilleux

Protéger sa maison intérieure, c’est aussi vouloir rencontrer des personnes avec lesquelles je me sens bien. Des personnes en lesquelles j’ai confiance, des personnes qui ne cherchent pas la petite bête, des personnes qui m’acceptent comme je suis, avec mes forces et mes faiblesses. Des personnes qui cherchent mon bien-être, qui sont positives, qui croquent la vie à pleine dent ! 5 habitudes à prendre pour ne plus se faire bouffer par les autresEt ça existe ! Depuis que je ne m’intéresse plus aux personnes toxiques, mes amis sont maintenant des personnes merveilleuses. Je les trouve gentilles, fortes, généreuses, adorables. Ce sont des personnes avec lesquelles je me sens bien, avec lesquelles je m’épanouis, avec lesquelles je ris. Ce sont des personnes avec lesquelles j’ai des relations que j’appelle “normales”.

La rencontre de ces personnes m’aide à ne plus m’intéresser ni à m’attacher aux personnes qui sont toxiques pour moi.

Ce qu’il faut retenir

Quand on se fait bouffer par les autres et que l’on veut retrouver notre paix intérieure, il sera nécessaire de nous tourner vers nous-même :

  • faire le chemin pour laisser les autres être ce qu’ils sont : ils ont le droit d’être comme ils veulent être, de penser, de dire et de faire ce qu’ils veulent
  • identifier nos croyances qui nous retiennent dans des relations qui nous font souffrir
  • fuir les personnes toxiques, avec lesquelles on ne se sent pas bien dans la relation
  • se libérer de la culpabilité de ressentir le besoin de m’éloigner de ces personnes
  • vouloir rencontrer des personnes avec lesquelles je me sentirai en harmonie

Si cet article t’a été utile et que tu souhaites prendre la voie de la confiance en soi pour t’épanouir dans tes relations, je peux t’accompagner personnellement. Je t’invite à découvrir mon accompagnement en cliquant ici.

Emily

Acceptation de soi : par quoi commencer ?

Acceptation de soi : par quoi commencer ?

Nous sommes nombreux à être habitué à fuir face à ce que nous sommes. Nous ne voulons pas voir notre hypersensibilité, ou bien les sentiments qui nous traversent, les émotions, les situations désagréables. Or, pour être heureux et épanoui, l’une des premières démarches à faire est l‘acceptation de soi et de ce qui est. Comment faire pour s‘accepter ? L’acceptation de soi, par quoi commencer ? C’est ce que nous allons voir aujourd’hui.

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