Développer tout son potentiel, Non classé

Acceptation de soi : par quoi commencer ?

Être authentique c’est accepter de voir qu’on est ce que l’on est et pas
ce que l’on imagine être en regardant son personnage dans un miroir.
Karlfried Graf Durkheim

L’acceptation de soi : un vaste programme

Comme beaucoup d’autres personnes, je suis habituée à fuir et à paniquer quand je suis face à un obstacle. Pourquoi ?

acceptation de soi : cesser de fuir
L’acceptation de soi : cesser de fuir

Parce que personne ne m’a enseignée l’art de faire face à mes problèmes. Quand on ne sait pas comment faire, on essaie, on se plante, on réessaie, on se replante, etc…. et on peut finir par abandonner. C’est humain.

Quand j’ai découvert le développement personnel, j’étais perdue. Je ne savais pas par quoi commencer. Il existe tellement de ressources intéressantes sur le Net, qu’on a envie de tout faire : devenir immensément riche, rencontrer l’âme soeur, améliorer ses relations, prendre confiance en soi, avoir une bonne santé, etc….. Je me suis alors focalisée sur ce qui me faisait le plus souffrir : ma relation avec ma maman et l’argent que je n’arrivais pas à économiser.

Je n’ai pas écouté, je n’ai pas voulu entendre ce que tous les coachs vous disent sur You Tube, lire ce que tous les auteurs écrivent, et qu’un de mes lecteurs a écrit en commentaire sur Facebook : il faut commencer par s’accepter soi.

OK OK, j’ai compris. Alors maintenant je m’y mets. Je vais m’accepter. Mais comment fait-on ?

 

Eclaircir et faire l’état des lieux

D’abord, pour y voir clair, rien de mieux qu’une définition. Que signifie s’accepter ? Dans mon Petit Robert de 2014, accepter vient du latin accipere qui veut dire « recevoir, accueillir », de capere qui vient de « prendre » . Accepter signifie recevoir, prendre volontiers ce qui est offert, proposé. Exemple : accepter un don, un cadeau, une invitation.

Donc, dans mon cas, ça signifie que si je souhaite m’accepter, je dois recevoir, accueillir celle que je suis. D’accord, mais moi je déteste mon image dans le miroir. Je la déteste alors je l’évite. Je pense à celle que j’étais quand j’étais mince et je me dis que je vais redevenir comme ça. Mais ça ne marche pas, je n’y arrive pas. Alors je me morfonds, je regrette ce temps passé, je me dis qu’en vieillissant ça ne s’arrange pas, que ce sera de plus en plus dur. Je fulmine quand je ne rentre plus dans mes fringues, je culpabilise quand dans les boutiques ils n’ont pas ma taille (alors là, je me trouve encore plus grosse et moche !). J’ai l’impression que tout le monde m’observe dans les repas (ben oui moi j’ai faim et j’adoooooore manger tous ces trucs sucrés et gras qu’on nous dit qu’il ne faut pas manger). Je suis mal à l’aise à cause de ces bourrelets qui me gênent (s’ils pouvaient se faire la malle ceux-là !).

Ce que je comprends dans ce que je viens d’écrire, c’est que comme je déteste cette image de moi, alors je fuis, je pleure, je me mets en colère, bref, je lutte sans cesse contre ce que je ne veux pas être : je ne veux pas être grosse, je ne veux pas être moche.

Quand on explore le développement personnel, on découvre vite, et c’est répété partout, que ce contre quoi on lutte persiste.

Tu ne peux renoncer à rien, car ce à quoi tu résistes persiste. Le vrai renonciateur ne renonce pas, mais fait un choix différent, tout simplement. C’est l’acte d’aller vers quelque chose et non de s’éloigner de quelque chose.

Neale Donald Walsh (auteur d’un bouquin très célèbre dans le développement personnel, que je n’ai pas encore lu : « Conversations avec Dieu »)

Bon, moi je veux aller vers quelque chose : je veux accepter l’image de moi-même.

acceptation de soi : par quoi commencer
comment faire pour se réconcilier avec l’image de soi

Un outil puissant en développement personnel

Le problème qui est la source de nos conflits intérieurs, c’est qu’on écoute une petite voix qui nous dit : je suis nulle, je suis grosse, je me déteste, c’est à cause des mannequins maigrichonnes que je me trouve grosse, c’est à cause des supermarchés si je peux pas résister à la tentation, etc…. La liste est longue, et je suis sûre que vous voyez de quoi je parle quand j’évoque cette petite voix ;). On se pose aussi de mauvaises questions : pourquoi ça ne marche pas ? Pourquoi moi je n’arrive pas à maigrir ? Mais pourquoi moi ? Qu’est ce que j’ai fait au bon Dieu pour mériter ça ? etc….

Avec le développement personnel, j’ai appris quelque chose de fondamental, un réflexe qu’il faut mettre en pratique si l’on veut évoluer, si l’on veut commencer à se transformer. C’est une astuce qui est très puissante : il faut se poser les bonnes questions. C’est tout con, mais ça marche.

acceptation de soi : se poser les bonnes questions
l’acceptation de soi : se poser les bonnes questions

C’est quoi une bonne question ? Une bonne question, c’est une question constructive, c’est une question qui souvent commence par « comment ». Par exemple, dans mon cas, deux questions qui commencent par “comment” me viennent à l’esprit : comment est ce que je peux faire pour accueillir celle que je suis ? Comment est ce que je peux faire pour l’accepter ?

Déjà, rien qu’en me posant ces questions, je me sens soulagée. La pression descend.

Ensuite, je patiente que la réponse m’arrive.

 

Image de soi : voir la réalité en face

La réponse me vient : ça ressemble à la petite voix méchante mais celle-ci est gentille. Elle me dit qu’il faut que je me parle dans un miroir. Que je me parle, avec sincérité, simplicité, avec tout mon coeur, que je me dise ce que je vois. J’ai pas très envie, encore une fois j’ai plutôt envie de fuir. Vieille habitude qui a la peau dure. Alors je vais sur Facebook, je regarde mes mails, je vais sur You Tube. Mais elle continue de me parler “fais-le ! fais-le ! tu t’es engagée, alors fais-le !” Bon. Je finis par me décider. Je me lève, je me place devant mon grand miroir, dans lequel je me vois des pieds à la tête. Je me parle tout haut, je parle à mon reflet dans la glace :

– ben oui, c’est vrai que tu es grosse, ben oui. Oui oui oui, c’est bien vrai. C’est vrai que tu aimes manger des trucs pas bons pour toi mais tellement bons au goût, c’est vrai tout ça. Oui c’est vrai que parfois tu te laisses aller, c’est vrai aussi. Tout ça c’est vrai…..

Je reconnais tous les trucs que je déteste chez moi et que je ne veux pas voir. Je le fais sincèrement, simplement, avec le coeur. 

Puis d’autres réflexions me viennent :

– et qu’est ce que ça peut faire que tu sois grosse ?… finalement, est ce que tu es aussi grosse que ça ?…. En tout cas, c’est bien toi dans le miroir, et aujourd’hui tu es comme ça et tu as le droit d’être comme ça…. Et regarde, tu as de jolis yeux aussi…. et de belles jambes…..

Je reste 5 bonnes minutes à me parler. A reconnaître ce qui est vrai, à reconnaître la réalité. Vous voulez que je vous dise ? Ca me fait un bien énorme ! Auquel je ne m’attendais pas 🙂

Ca me rappelle un extrait du film de Luc Besson « Angel-A » que j’avais vu tourner sur Facebook. C’est magnifique :

 

Bon, moi je suis toute seule, et j’y arrive très bien aussi 😉

Ce qui est très curieux, c’est qu’après, dans la journée, j’ai des sensations agréables qui s’élèvent à l’intérieur de moi : l’envie de me faire jolie, de prendre soin de moi, l’envie de manger quelque chose de sain pour mon corps.

Mais une chose à la fois ! Je vous raconterai tout cela dans mon prochain article….

 

En attendant, si celui-ci vous inspire, n’hésitez pas à laisser un commentaire juste en dessous 🙂

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