Développer sa puissance intérieure

3 habitudes qui ont transformé ma vie

Cet article participe à un carnaval d’articles inter-blogueurs ayant pour thème : “Les 3 habitudes qui ont transformé ma vie ” organisé par Guillaume Blondel du blog S’épanouir au quotidien. En cliquant sur le lien suivant, vous pourrez découvrir d’autres articles répondant au thème les 3 habitudes qui ont transformé ma vie.

Le carnaval est un évènement proposé par un blogueur auquel toute personne possédant un blog peut participer : le blogueur hôte soumet un thème sur lequel chacun(e) écrit un article, puis le blogueur hôte compile l’ensemble des articles dans une revue numérique. L’intérêt pour le lecteur est de découvrir des univers qu’il n’aurait pas connu autrement, et pour le blogueur, le carnaval lui permet d’approcher un nouveau lectorat et de nouer des liens avec d’autres blogueurs.

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Il fallait que je change mes habitudes. Sinon je serais morte.

Je souffrais tellement de ne pas m’aimer ni de savoir me faire aimer

Je n’arrivais pas à comprendre pourquoi d’une part on ne m’aimait pas, d’autre part pourquoi on se moquait, on abusait de moi, on me jetait comme un mouchoir tout dégueulasse.

Quand j’étais petite, je ne rêvais pas de ça.

Je ne rêvais pas d’une jeune femme qui se sentait seule, s’accrochait à chaque personne qui s’intéressait un peu à elle. Je ne rêvais pas d’une femme qui avait honte d’elle-même et de sa vie.

Aucun enfant ne rêve de cela.

Nos rêves, nous les fabriquons pendant l’enfance et ils sont lumineux, porteurs de joie et d’enthousiasme.

Après, nos éducateurs, l’école, les médias, la société déposent sur nous des peurs, de la tristesse, des non-dits, de la haine, de la culpabilité, etc…. des choses désagréables qui s’empilent les unes sur les autres.

Ces superpositions s’entassent sur nous et pèsent de plus en plus lourd.

Il vaut mieux devenir fort et accepter de les porter.

Il vaut mieux cesser d’être joyeux et de rêver car les adultes nous font comprendre que si on continue de rêver, nous allons souffrir.

On nous fait comprendre qu’il faut se méfier et se protéger du monde qui n’est pas rose comme on le croit pendant l’enfance.

Et puis, on sent bien que si on continue de rêver, on dérange les adultes et ce n’est pas du tout ce qu’on veut.

Ce qu’on veut nous, c’est être bien.

On croit alors que pour être bien, il faut faire plaisir aux adultes. Si on leur fait plaisir, ils nous aimeront et nous accepteront.

Pour leur faire plaisir, nous allons changer nos habitudes, nos façons de penser et de nous comporter.

Il va se passer du temps pour qu’on fasse la bascule entre le monde lumineux dans lequel nous vivions enfant, et le monde sombre dans lequel les adultes veulent nous faire entrer.

Lise BOURBEAU, dans son précieux petit livre “les cinq blessures qui empêchent d’être heureux”, nous dit que nous endossons des masques pour nous protéger de la peur de ne pas être aimé(e).

Une fois adulte, il peut arriver un temps où nous ne supportons plus le poids de ces masques.

Il est alors temps de les retirer, en apprenant de nouvelles habitudes.

Je vais vous parler ici de 3 d’entre elles qui ont transformé ma vie.

Elles m’ont permises de trouver l’amour de moi-même.

3 habitudes qui ont transformé ma vie
Une fois adulte, arrive un temps où nous avons à apprendre de nouvelles habitudes pour retrouver notre joie de vivre

Les habitudes, c’est quoi ?

Vous savez que j’aime les définitions. Cela permet de se mettre d’accord sur le sujet sur lequel nous échangeons.

“L’habitude, c’est l’aptitude à accomplir avec facilité et sans effort particulier d’attention tel ou tel genre d’actions, acquise par une pratique fréquente, l’exercice, l’expérience.”

Ce que je retiens de cette définition, c’est que l’habitude, c’est :

  • une action que nous avons apprise, ce n’est pas inné
  • elle se pratique avec aisance

L’habitude, à force d’être pratiquée, peut avoir pour effet de masquer la magie de la vie, son côté inattendu et pétillant.

Nous répétons chaque jour les mêmes gestes, aux mêmes horaires, du coup nos sens sont en veille. Parce que nous faisons les choses en mode automatique, sans même en avoir conscience.

Par exemple, est-ce qu’il vous est déjà arrivé de faire le trajet pour vous rendre au travail, mais vos pensées étaient ailleurs, et vous vous retrouvez à tel feu en vous disant « tiens, je suis déjà là, je ne m’en suis même pas rendu(e) compte ». À force de faire ce trajet, vous n’avez plus conscience des paysages et du temps qui passe.

Cela peut avoir un côté rassurant que notre vie soit orchestrée par nos habitudes.

La vie s’écoule, comme un long fleuve tranquille, sans inattendu ni aventure. Nous ne prenons pas de risque, nous sommes protégés du malheur.

Remarquez comme vous vous sentez vivant lorsque vous partez en vacances ou en voyage. Ce n’est pas simplement dû au chant des cigales et au pastis à l’apéritif.

C’est parce que vous êtes sorti de votre cadre habituel qui fait que vous vous sentez vivant.

Vous avez quitté ce qu’on appelle votre zone de confort.

En développement personnel, on conseille de sortir de sa zone de confort car c’est souvent là qu’on trouve des pépites pour enrichir notre vie.

C’est logique : nos radars sont sortis, nos sens sont en éveil, nous remarquerons plus facilement les opportunités qui s’offrent à nous.

L’habitude a aussi un effet puissant : c’est grâce à elle que nous pouvons transformer nos vies de manière définitive.

L’habitude fonctionne comme un vélo : il faut pédaler pour lancer le vélo puis après on pédale moins fort car il va rouler avec la force de l’inertie.

Pour changer une habitude, au début il faut y mettre beaucoup d’énergie pour lancer la machine, puis lorsque l’inertie s’installe, c’est plus facile, on peut relâcher ses efforts.

Au début, il faut penser à mettre en place les nouveaux gestes, que nous exécutons lentement. Jusqu’au jour où on n’y pense même plus parce qu’on a mis en place un nouvel automatisme.

Le cerveau n’aurait besoin que de 21 jours pour s’adapter.

Pendant cette période, il comprend qu’il y a du changement : il sent une menace, ne se laisse pas faire, il envoie des messages dans le corps pour nous signaler qu’il y a un problème. Puis il va comprendre que ce n’est pas pour quelques jours, que nous cherchons à changer une habitude, il finit par abdiquer.

L’ancienne habitude est morte, toute la place est laissée pour la nouvelle.

C’est là qu’on saisit la puissance de la force de l’habitude : grâce à elle, nous avons le pouvoir de transformer une habitude qui nous fait du mal en une habitude qui sera nous sera bénéfique.

Ecouter l’intérieur

La première habitude qui a ouvert la porte à l’amour de moi-même, c’est le fait d’écouter ce qui se passe à l’intérieur de moi.

Pour faire plaisir à ma famille, je m’étais interdit d’écouter mes émotions.

Je contenais tout quelque part au dedans.

Mais les émotions, c’est comme essayer de remplir plus que ce que peut contenir un sac. Si on le bourre, arrive un moment où les coutures du sac vont commencer à se défaire. Avec les émotions, c’est la même chose : si on ne les écoute pas, elles s’empilent les unes sur les autres jusqu’à saturation.

C’est pour cette raison que j’ai « explosé » à l’âge de 23 ans. Je n’avais plus de place, le sac a éclaté.

Les émotions font partie de la constitution d’un être humain.

Si elles existent, c’est parce qu’elles ont une fonction bien précise : elles sont là pour nous délivrer des messages.

Les émotions désagréables sont des messagers qui viennent nous dire qu’une blessure a besoin de notre attention, qu’elle a besoin d’être soignée. J’en ai déjà parlé dans cet article.

Ces messagers doivent remplir leur mission. Tant qu’ils n’auront pas réussi à délivrer leur message, ils viendront frapper à la porte, de plus en plus fort, jusqu’à ce qu’on finisse par leur ouvrir.

Les écouter nous permet d’identifier nos blessures, de les soigner et d’avancer vers notre joie de vivre.

A 23 ans, j’ai donc commencé à laisser venir mes émotions.

C’est surtout avec le développement personnel que j’ai appris à les écouter.

J’ai changé une habitude qui me nuisait sans m’en rendre compte : j’étais toujours pressée avec des tonnes de trucs à faire, comme la plupart d’entre nous. Me poser pour écouter mes émotions ne faisait pas partie de mes priorités.

Mais j’ai appris que les écouter permettait de soigner ses blessures. J’y ai vu un intérêt, j’ai commencé à changer mon habitude.

C’est simple : dès que je ressentais une émotion désagréable, je stoppais tout ce que j’étais en train de faire, je m’asseyais, je fermais les yeux, et je laissais venir les choses. Je me plaçais en tant que simple observatrice de ce qui se passait en moi. Avec l’intention de ne pas juger, ni interpréter ce qui se déroulait.

Observer, simplement.

Comme je n’en avais pas l’habitude, au début ce n’était pas évident : j’avais peur de ce qui allait se passer et de ne pas comprendre les messages.

Mais je le faisais quand même, avec l’intention de soigner mes blessures et retrouver ma joie intérieure.

Ca me prenait du temps.

Puis au fur et à mesure c’était de plus en plus facile, j’allais de plus en plus vite, maintenant c’est devenu un automatisme. Je ne me rends même plus compte, ou presque pas, que j’écoute mes émotions.

Je fermais les yeux et je m’imaginais devant une petite maison en bois, sur un chemin à la campagne. Je voyais arriver un petit bonhomme. Ce bonhomme venait me parler, c’était le messager.

Il était invariablement en colère, triste, perdu, en rage, etc…

Je l’écoutais, sans aucun jugement, je lui laissais le droit d’être tel qu’il était. Je le rassurais, je lui posais des questions pour l’encourager à se confier, pour l’encourager à se décharger.

Il me parlait, me disait ce qui n’allait pas, pourquoi il ressentait son émotion.

Je ne m’impatientais pas en me disant « il faut absolument que je comprenne, et il faut que ça aille vite, j’ai autre chose à faire, etc… »

Je laissais faire les choses.

Puis, à un moment donné, il s’en allait, comme il était venu.

Il avait délivré son message.

Je me suis rendue compte par la suite que ce petit bonhomme c’était mon enfant intérieur, l’enfant que j’avais été.

L’adulte que je suis devenue lui apportait ce dont j’avais eu besoin étant enfant et adolescente : de l’amour inconditionnel.

Je ressentais un soulagement immédiat.

Cela m’a permis de soigner mes blessures, de faire un nettoyage intérieur important.

A travers l’écoute, la disponibilité, la bienveillance que j’ai développé à mon égard, l’amour de moi-même grandissait un peu plus chaque fois que je prenais le temps d’écouter mes émotions désagréables.

Et une fois que les émotions désagréables ont été entendues, la place est libre pour la joie et la sérénité.

écouter notre enfant intérieur
Ecouter notre enfant intérieur, lui apporter bienveillance, disponibilité, ouvre la porte en grand à l’amour de soi

Collaborer avec l’ennemi

Lorsqu’une personne nous fait souffrir, elle devient notre ennemi, on a envie de la quitter, de la fuir, de lui rendre la monnaie de sa pièce.

Et si cet ennemi devenait un allié ?

C’est une habitude pour laquelle il m’a fallu du temps afin de la comprendre.

J’avais l’habitude de rejeter de mon cœur les personnes qui me faisaient souffrir.

Mon ego n’était pas d’accord que je veuille changer cette habitude.

Pour lui, la cause de mes souffrances, c’etait les autres. Point barre.

Alors que l’autre est le reflet de soi-même : il nous montre notre état intérieur. 

Au debut, je devais m’y reprendre afin de ne pas rejeter l’autre, et de me demander « qu’est ce que cette personne me montre  ? Quelle blessure est ce que cela vient toucher ? »

Quand je veux quelque chose, dans les heures, les jours qui suivent, la vie va mettre sur mon chemin des circonstances et des personnes qui vont me montrer ce que j’ai à comprendre sur moi afin de me libérer et me diriger vers ce que je veux.

Admettons que je veux rencontrer l’amour et avoir une relation saine et harmonieuse.

Curieusement, je ne rencontre que des personnes qui ne veulent pas s’engager, alors que moi je leur donne beaucoup.

Je vais me sentir frustrée et rejetée.

Au lieu de se dire « pourquoi je rencontre que des salauds qui ne veulent pas de moi ? Pourquoi moi ? Je ne mérite pas ce que je veux alors ? », se dire « tiens, j’ai demandé à vivre l’amour, à avoir une relation saine et harmonieuse, et je ne rencontre que des personnes qui me rejettent. Qu’est ce que j’ai à comprendre sur moi ? Qu’est ce que cela me rappelle ? »

C’est une habitude qui m’a demandé du temps, qui n’est pas encore automatique, mais qui vaut le coup à mettre en place :

  • la vie est plus légère, les inquiétudes se dissipent
  • au lieu de fuir les obstacles, on les franchit
  • les difficultés deviennent des défis, souvent amusants à relever
  • on se rend compte que le monde est parfaitement orchestré, chacun a sa place
  • les souffrances s’amenuisent
  • l’autre qu’on rejetait devient un allié. C’est plus léger pour le cœur.

Cette habitude n’ouvre pas la porte à l’amour de soi, elle le préserve et le protège.

De cette façon, je ne blesse pas l’amour de moi même car je garde le cœur léger et ouvert.

En revanche, elle ouvre à l’amour de mon prochain.

Me féliciter

C’est une habitude que j’ai prise il y a quelques mois à peine.

Prendre le temps de me féliciter.

J’avais l’habitude de ne regarder que ce qui n’allait pas chez moi, et de rechercher des solutions pour m’améliorer.

Ce qui est très bien.

Se féliciter c’est encore mieux.

Se féliciter demande à ce que l’on regarde en arrière le chemin qui a été parcouru pour constater les progrès qui ont été faits.

Ca n’est pas encore un automatisme chez moi, je dois encore me rappeler de me poser quelques minutes pour regarder mes progrès.

Je me demande :

  • ce que je sais faire aujourd’hui que je ne savais pas faire hier, il y a une semaine, un mois
  • quels changements cela a apporté dans ma vie
  • qu’est-ce que je peux encore améliorer

Se féliciter ouvre la porte à la fierté et à la confiance en soi car on se rend compte que nous sommes capables d’y arriver.

C’est aussi un excellent moyen pour persévérer.

Parce que même si aujourd’hui je n’ai pas encore atteint l’objectif que je me suis fixé, je vois que j’ai fait des progrès, que je suis sur la bonne voie. Cela m’encourage à poursuivre et me donne de l’énergie et de la force pour surmonter les obstacles qui se présenteront par la suite.

La fierté, la confiance en soi et la persévérance ouvrent la porte en grand à l‘amour de soi.

3 habitudes qui ont transformé ma vie
Se féliciter permet de voir les progrès qui ont été faits, d’être fier de soi, de gagner en confiance et de persévérer pour la suite

Pour résumer, l’habitude est une force puissante qui nous permet de retrouver notre joie de vivre, de nous réconcilier avec l’espoir de réaliser nos rêves.

Au début, nous devons déployer beaucoup d’energie car nous devons apprendre la nouvelle habitude, donc s’entraîner. Puis le cerveau n’est pas d’accord qu’on perturbe son quotidien, et nous le fait savoir.

Cela fait partie du jeu, on sait que ce n’est que temporaire.

Rapidement le cerveau va capituler.

Les choses s’amélioreront au fur et à mesure.

Pour développer l’amour de soi :

– Prendre l’habitude d’écouter ce qui se passe à l’intérieur de soi : on active nos capacités d’écoute, de disponibilité et de bienveillance.

-prendre l´habitude de faire de son ennemi un allié : il nous permet d’identifier nos blessures, il devient une magnifique opportunité pour nous libérer de nos souffrances. La vie est plus légère et plus amusante.

-prendre l’habitude de se féliciter : on développe la fierté, la confiance en soi et la persévérance.

🌺 Emily  🌺

 

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